L'Hebdo !

L'Hebdo du 21 janvier !

By Eric Olanowski

En revue, la performance hors du commun de Mohammadian au Matteo Pellicone, le sixième titre de Lorincz en événement de série de classement, la remontée de huit points et victoire de Zhou sur Mensah-Stock, le championnat russe de lutte gréco-romaine et, de Suède, les résultats de l'Open Klippan Lady.

1. Mohammadian en survol au Matteo Pellicone ; victoire de Dake pour ses débuts en 74kg 
L'Iranien Mohammadhossein MOHAMMADIAN (IRI) a offert, dans la catégorie des 97kg au Matteo Pellicone et jusqu'au titre, une performance hors du commun : cinq victoires dont une par tombé sur un champion olympique, les autres sur un champion du monde des U23, un médaillé mondial de bronze, un cinquième mondial et le vice-champion d'Europe.

Mohammadian a commencé sa journée en écrasant par 11 à rien Alisher YERGALI (KAZ), cinquième place aux mondiaux de Noursoultan, un résultat qui avait permis au Kazakhstan de se qualifier pour les JO de 2020. L'Iranien a enchaîné avec une seconde victoire par supériorité technique, cette fois sur le champion du monde en titre des U23 Bo NICKAL (USA), remportée 10-0.

En quart de finale, Mohammadian a décroché ce qui constitue probablement la plus grande victoire de sa carrière en vainquant sans appel le champion olympique Kyle Snyder par 8-0. Suit un autre coup d'éclat, une victoire par 11-0 sur le médaillé mondial de bronze 2018 Abraham de Jesus CONYEDO RUANO (ITA), qui le place en finale pour affronter Aliaksandr HUSHTYN (BLR) pour le titre des 97kg. Cerise sur le gâteau et cinquième jeu blanc, il y écrase Hushtyn 9-0 et remporte le premier titre d'événement de série de classement (ESC) de sa carrière, quittant le Pellicone sur un résultat de 41-0.

Kyle DAKE (USA), pour ses débuts en 74kg, s'est permis de démembrer en 35 secondes un champion du monde et champion olympique en finale de cette catégorie olympique. Dake, l'un des trois champions du monde américains de lutte libre au Pellicone, vainc Soner DEMIRTAS (TUR) et rejoint Thomas GILMAN (USA) et Zahid VALENCIA (USA) au sommet du podium.

À 16 secondes, Dake menait 7-0.  Après une fuite de prise de son adversaire et une position ordonnée par terre, l'Américain s'est retrouvé dessus. Enchaînant sur deux ceintures en pont, Dake obtient une victoire par supériorité technique en 11-0 - et son second titre en ESC.

Matteo Pellicone FS
Mohammadian broie Snyder sur la route du titre au Matteo Pellicone (en anglais)
Dake démembre Demirtas pour ses débuts en 74kg ; les USA trois fois médaillés d'or (en anglais)

Interviews:
Interviews des champions de lutte libre

RÉSULTATS 
57kg - Thomas Patrick GILMAN (USA) df. Joseph Daniel COLON (USA), 4-3
61kg - (Nordic Style) - Kumar RAVI (IND) df. Nurislam SANAYEV (KAZ), 6-0
65kg - Bajrang BAJRANG (IND) df. Jordan Michael OLIVER (USA), 4-3
74kg - Kyle Douglas DAKE (USA) df. Soner DEMIRTAS (TUR), 11-0 
86kg - Zahid VALENCIA (USA) df. Alexander David DIERINGER (USA), 7-5 
97kg - Mohammadhossein MOHAMMADIAN (IRI) df. Aliaksandr HUSHTYN (BLR), 9-0 
125kg - Amir Hossein Abbas ZARE (IRI) df. Bilial MAKHOV (RUS), 5-3 

Viktor LORINCZ (HUN) se défait de Kumar SUNIL (IND) par 2-1 en 87kg et devient le premier lutteur à remporter six titres d'ESC. (Photo : Kadir Caliskan)

2. Lorincz devient le premier lutteur six fois titré en événement de série de classement 
À son arrivée au Matteo Pellicone, le Hongrois Viktor LORINCZ (HUN) détenait déjà autant de titres d'ESC qu'il y a de doigts sur une main. Pour le Lutteur de l'Année 2019 en gréco-romaine, une ne suffit désormais plus : il s'est emparé de la sixième médaille d'or de sa carrière en ESC mercredi soir dans la ville côtière d'Ostia.

Le Hongrois avait accumulé 19 victoires lors de ses apparitions aux cinq précédents ESC. Il en est aujourd'hui à 23 victoires pour 0 défaite, vainqueur en finale du Pellicone du médaillé d'argent d'Asie Kumar SUNIL (IND) par 2-1 en catégorie de poids des 87kg.

“Je suis très heureux d'avoir gagné ce tournoi et je compte bien continuer sur ma lancée. Je veux remporter les deux prochains qualificatifs (le championnat d'Europe et l'Open de Pologne) pour avoir la meilleure tête de série possible aux JO”, a déclaré Lorincz.

Lors de la première période de la finale du Pellicone, le vice-champion du monde 2018 a récolté un point pour inactivité et un autre pour une sortie de tapis, un avantage réduit ensuite à un seul point pour cause d'inactivité de sa part. Mais le marteau hongrois a pu compter sur ses fameuses capacités défensives pour ne plus rien céder jusqu'à sa victoire par 2-1, et accrocher à son tableau une sixième médaille d'or d'ESC.

“Je suis venu pour gagner. J'ai eu quelques combats difficiles, et je ne suis pas là où j'ai envie d'être. Je veux [développer] ma force et ma puissance pour les autres tournois.”

Matteo Pellicone GR
Lorincz décroche son sixième titre d'ESC

Interviews:
Interviews des champions de lutte gréco-romaine

RÉSULTATS
55kg - (Tournoi nordique) - Dogus AYAZCI (TUR) df. Max Emiliano NOWRY (USA), 9-0 
60kg - Sailike WALIHAN (CHN) df. Islomjon BAKHRAMOV (UZB), 4-3 
63kg - (Tournoi nordique) -  Andres MONTANO ARROYO (VEN) df. Stig-Andre BERGE (NOR), 11-0 
67kg -  Makhmud BAKHSHILLOEV (UZB) df. Abouhalima ABOUHALIMA (EGY), 3-1
72kg -  Mohamed Ibrahim Elsayed Ibrahi ELSAYED (EGY) df. Selcuk CAN (TUR), par tombé 
77kg - Zotlan LEVAI (HUN) df. Yunus Emre BASAR (TUR), par tombé 
82kg - Singh GURPREET (IND) df. Burhan AKBUDAK (TUR), 8-5 
87kg - Viktor LORINCZ (HUN) df. Kumar SUNIL (IND), 2-1 
97kg - Nikoloz KAKHELASHVILI (ITA) df. Felix BALDAUF (NOR), 5-4 
130kg - Abdellatif MOHAMED (EGY) df. Moises PEREZ HELLBURG (VEN), par tombé 

3. Zhou Shocks Mensah remonte de huit points
Ce n'est pas un secret que ZHOU Feng (CHN) était un peu la laissée-pour-compte de la finale l'opposant à la championne du monde en titre Tamyra MENSAH (USA) au Matteo Pellicone, catégorie des 68kg. Menée huit points à rien, elle a pourtant su faire preuve d'assez de sang-froid pour finalement décrocher l'or de la compétition. Cette éclatante victoire aura également empêché Mensah, nommée Lutteuse de l'Année 2019, de remporter un quatrième titre consécutif en ESC.

“En première période, je ne me sentais ni prête, ni préparèe, mais je n'ai pas abandonné,” a commenté Zhou sur ce difficile passage où elle a concédé trois amenés au sol et une clé de bras pour se retrouver menée 8-0. “Je me disais que le combat n'était pas fini et je n'ai pas abandonné.” 

Zhou, deux fois médaillée mondiale, a lancé sa contre-offensive par un contrôle de fourche et crochet intérieur, jusqu'à obtenir un amené au sol pour deux points. Trois ceintures en pont lui donnèrent ensuite 6 points supplémentaires, lui permettant de tenir l'égalité à la cloche et d'être déclarée vainqueure sur critères. 

Zhou a déclaré, après cette remarquable victoire à l'arrachée : “Je suis heureuse et excitée ! La plupart des lutteuses présentes à cette compétition prendront part aux Jeux Olympiques, alors décrocher l'or me réjouit.”

Sarah HILDEBRANDT (USA) est passée de 53 à 50kg et remporte le Matteo Pellicone grâce à une victoire à l'arrachée sur la médaillée d'argent de mondiaux de Noursoultan Emilia VUC (ROU). (Photo : Kadir Caliskan)

Si le passage en 50kg de Sarah HILDEBRANDT (USA) soulevait des questions avant de venir à Rome, les réponses ont été délivrées vendredi soir, où deux médaillées mondiales d'argent s'affrontaient en finale des 50kg : Hildebrandt inscrit un amené au sol à deux secondes de la cloche et chipe la médaille d'or à Emilia VUC (ROU). Souriant d'une oreille à l'autre, Hildebrandt a commenté : “J'aime comment ça sonne, championne des 50kg !” 

L'Américaine, toujours menée 2-1 à 10 secondes de la fin, a révélé ce qu'elle se répétait pour se motiver : “Tu ne gagneras pas parce que je ne vais pas perdre.” C'est exactement ce qui est arrivé. 

Usant d'une prise de bras pour soulever son adversaire roumaine, la médaillée mondiale d'argent 2018 a ensuite dégagé son bras gauche pour inscrire de justesse un amené au sol et remporter son deuxième titre d'ESC par 4-2.

Matteo Pellicone WW
Zhou remonte huit points et vainc la championne du monde en titre Mensah 8en anglais)
 

Interviews:
Interviews des championnes de lutte féminine

RÉSULTATS
50kg - Sarah HILDEBRANDT (USA) df. Emilia Alina VUC (ROU), 4-2 
53kg - Vinesh VINESH (IND) df. Luisa Elizabeth VALVERDE MELENDRES (ECU), 4-0 
55kg - (Nordic Style) - Vanesa KALADZINSKAYA (BLR) df. Solomiia VYNNYK (UKR), 10-0 
57kg - Odunayo Folasade ADEKUOROYE (NGR) df. Anshu ANSHU (IND), 10-0 
59kg - (Nordic Style) -  Anhelina LYSAK (UKR) df. Yuliya PISARENKA (BLR), par tombé
62kg - Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ) df. Liubov OVCHAROVA (RUS), par forfait sur blessure
65kg - (Nordic Style) - Inna TRAZHUKOVA (RUS) df. Oksana KUKHTA HERHEL (UKR), 5-0 
68kg - Feng ZHOU (CHN) df. Tamyra Mariama MENSAH (USA), 8-8 
72kg - (Nordic Style) - Maria SELMAIER (GER) df. Anastasiya ZIMIANKOVA (BLR), 8-6 
76kg - Erica Elizabeth WIEBE (CAN) df. Qian ZHOU (CHN), 10-0 

Davit CHAKVETADZE a vaincu Alexander KOMAROV 4-2 en finale du championnat de Russie de lutte gréco-romaine, catégorie 87kg. (Photo : Tony Rotundo)

4. Le championnat de Russie de lutte gréco-romaine tire sa révérence à Novosibirsk
La ville de Novosibirsk, située dans le sud-ouest de la Sibérie et qui a donné à l'histoire olympique deux des lutteurs les plus craints de la lutte gréco-romaine, Aleksandr KARELIN (RUS) et Roman VLASOV (RUS), accueillait ce weekend le championnat de Russie de ce style.

Davit CHAKVETADZE, champion olympique à Rio en 2016, a repris sa position de favori russe pour la catégorie de poids des 87kg aux prochains continentaux et Sergey SEMENOV a fait la preuve de son retour en phase gagnante après une décevante saison 2019.

Chakvetadze, en quête de son second titre national en trois ans et vainqueur d'Alexander KOMAROV 4-2 en finale des 87kg, a réalisé un parcours triomphal et semble avoir cimenté sa position de représentant russe au prochain championnat d'Europe. S'il était déjà, en 2019, le tenant du titre, il avait terminé derrière Komarov lors du Grand Prix d'Allemagne, ce qui l'avait tenu à distance de l'équipe russe des mondiaux de Noursoultan. Après la 11ème place de Komarov au Kazakhstan et quel que soit l'élu russe, Chakvetadze ou Komarov, il aura la diffficile charge de qualifier son pays en 87kg pour les JO 2020 de Tokyo.

En 130kg, le champion du monde 2018 Sergey Semenov est reparti sur une lancée gagnante et a scellé une victoire 3-0 sur Zurabi GEDEHAURI - après avoir échoué à qualifier une place à Noursoultan où il n'avait récolté qu'une décevante 17ème place.

Selon le correspondant de www.wrestrus.ru Tigran AVANIAN, la sélection russe pour le championnat d'Europe 2020 sera rendue publique le 6 février prochain.

À noter, les lutteurs suivants sont dispensés du championnat de Russie pour l'année 2020 :  
60kg – Sergey EMELIN (champion du monde 2018, argent en 2019)
60kg – Stepan MARYANYAN (champion du monde 2018, argent en 2019)
67kg – Artem SURKOV (champion du monde 2018, argent en 2019)
77kg – Roman VLASOV (double champion olympique)
97kg – Musa EVLOEV (champion du monde 2018 & 2019)

RÉSULTATS
55kg - Vitaly KABALOEV df. Emin SEFERSAEV, 3-2 
60kg – Zambolat LOKIYAEV df. Artur PETROSYAN, 7-0 
63kg – Ibrahim LABAZANOV df. Marat MARIPOV, 5-5
67kg - Alain MIRZOYAN df. Nazir ABDULAEV - 5: 6
72kg - Adam KURAK df. Magomed YARILBOV, 3-0 
77kg - Alexander CHEKHIRKIN df. Islam OPIEV, 7-0 
82kg - Shamil OZHAEV df. Ruslan VARDANYAN, 6-2 
87kg - Davit CHAKVETADZE df. Alexander KOMAROV, 4-2 
97kg - Alexander GOLOVIN df. Nikita MELNIKOV, 3-1 
130kg - Sergey SEMENOV df. Zurabi GEDEHAURI, 3-0

5. Le Japon décroche cinq médailles d'or à l'Open Klippan Lady ; Bullen en Italie et en Suède à quelques jours d'intervalle
Le Japon s'est attribué cinq des neufs médailles d'or de l'Open Klippan Lady, tenu en Suède, où Grace BULLEN (NOR) s'est emparée de l'or quelques jours après avoir participé au Matteo Pellicone.

Umi ITO (JPN), Rino KATAOKA (JPN), Tsugumi SAKURAI (JPN) et Yuka KAGAMI (JPN) sont sorties en tête de leurs catégories et Ami ISHII (JPN) remporte celle des 65kg en tournoi nordique. 

Ita et Kataoka, médaillées d'or en 50 et 53kg respectivement, ont toutes deux terminé leurs combats prématurément et en faisant jeu blanc 10-0, Ito sur Felicia GALLO (FRA) et Kataoka sur Ellen RIESTERER (GER). 

Sakurai inscrit la plus belle victoire pour le Japon en se défaisant de la sept fois médaillée mondiale et olympique Sofia MATTSSON (SWE) par 4-2 en finale des 55kg. 

La dernière médaillée d'or japonaise est Yuka Kagami, vainqueure de Dymond GUILFORD (USA) 2-1 en finale des 76kg. 

La Norvégienne Grace Bullen remporte, elle, l'or du Klippan Lady dans la catégorie des 59kg, quelques jours seulement après sa participation au Matteo Pellicone. Elle y avait échoué, en 57kg cette fois, face à Anshu ANSHU (IND) et Linda MORAIS (CAN), finalement et respectivement médaillées d'argent et de bronze de la compétition. En Suède cependant, la championne du monde des U23 2018 a su prendre le dessus 10-0 sur Abigail NETTE (USA) en finale des 59kg. 

RÉSULTATS
50kg - Umi ITO (JPN) df. Felicia GALLO (FRA), 10-0 
53kg - Rino KATAOKA (JPN) df. Ellen RIESTERER (GER), 10-0 
55kg - Tsugumi SAKURAI (JPN) df. Sofia MATTSSON (SWE), 4-2 
57kg - (Nordic Style) - Lauren LOUIVE (USA) df.  Cameron GUERIN (USA), 8-0 
59kg - Grace BULLEN (NOR) df. Abigail NETTE (USA), 10-0 
62kg - Jennifer PAGE (USA) df. Emma JOHANSSON (SWE), par tombé
65 kg - (Nordic Style) - Ami ISHII (JPN) df. Rin TERAMOTO (JPN), 8-3 
72 kg - (Nordic Style) - Danuté DOMIKAITYE (LTU) df. Mizuki NAGASHIMA (JPN), 13-3
76kg - Yuka KAGAMI (JPN) df. Dymond GUILFORD (USA), 2-1

L'Hebdo dans les réseaux !

1. Big Move Monday -- Temirtassova A. (KAZ) -- Ch/at du Monde Senior 2019 #WrestleNursultan
2. Nous remercions chacun des 400'000 fans pour votre soutien ininterrompu ! ? ? #unitedworldwrestling
3. Dans les coulisses de #wrestlerome
4. @frankchamizo92 explique pourquoi il fait l'impasse sur le Matteo Pellicone et donc Dake, Burroughs et Sidakov ??? // Interview complète sur notre bio Instagram
5. Big Move, Jour 3 à l'ESC #WrestleRome Matteo Pellicone!

#WrestleTokyo

#WrestleTokyo: Lopez prépare sa 4e médaille d'or historique; Fumita, Gray fait les finales

By Ken Marantz

CHIBA, Japan (1er Août) --- Après ne pas avoir bougé en bas de la position par terre, Mijain LOPEZ (CUB) s'est levé et a fait quelques sauts comme un boxeur montrant qu'il n'était pas affecté par le meilleur que son adversaire pouvait lui donner.

Lopez a résisté à tout ce que son rival de longue date Riza KAYAALP (TUR) pouvait jeter sur  son chemin pour rester sur la voie d'une place unique dans l'histoire olympique avec une victoire 2-0 en demi-finale de la division gréco-romaine 130 kg dimanche soir au Makuhari Messe Hall.

Les deux points de Lopez sont venus sur des appels pour passivité alors que la star cubaine a maintenu ses espoirs de rejoindre Kaori ICHO (JPN) en tant que seuls lutteurs de l'histoire olympique à remporter quatre médailles d'or.

Lors de la finale de lundi soir, Lopez affrontera le médaillé de bronze mondial 2019 Iakobi KAJAIA (GEO), qui a décroché une médaille lors de sa deuxième apparition olympique en battant Yasmani ACOSTA (CHI) 1-1 sur le critère du dernier point.

Dans les autres actions, les champions du monde en titre et têtes de série Kenichiro FUMITA (JPN) et Adeline GREY (USA) se sont tous deux qualifiés pour leurs finales respectives.Fumita, double championne du monde faisant sa première apparition olympique, aura une chance de remporter l'or à Greco 60 kg, tandis que Gray cherchera à ajouter la couronne olympique féminine de 76 kg à ses cinq titres mondiaux.

Mijain LOPEZ Riza KAYAALPMijain LOPEZ (CUB) après avoir battu Riza KAYAALP (TUR) en demi-finale 130kg. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

Lopez et Kayaalp se sont maintenant rencontrés lors de trois Jeux olympiques consécutifs, et le Cubain est arrivé en tête dans les trois, après avoir expédié Kayaalp en demi-finale à Londres 2012 et en finale à Rio 2016.La dernière fois que Lopez a perdu contre quelqu'un, c'était en 2015 aux mains de Kayaalp, qui l'a battu pour l'un de ses trois titres mondiaux.

"Ce fut certainement mon combat le plus difficile et ma victoire contre Riza", a déclaré Lopez."Le match de la finale des Jeux olympiques de Rio était à sens unique. Mes matchs sont principalement une question de dévouement et de préparation. Demain, je dois utiliser la même technique et je suis prêt pour cela."

Lopez, 38 ans, qui a remporté la dernière de ses cinq médailles d'or mondiales en 2014, n'a disputé que deux tournois internationaux depuis Rio, le plus récent étant une course triomphale aux Jeux panaméricains de 2019 à Lima.

Mais il a semblé affûté sur le tapis au Makuhari Messe, où il a remporté deux victoires techniques en tombé pour installer son duel avec Kayaalp. En première période, il a placé le Turc en position par terre, mais les points ont été annulé lorsqu'il a été avéré qu'il utilisait ses jambes comme levier.

"Les juges ont pris une mauvaise décision pour le challenge", a déclaré Lopez. "Mais comme je m'étais établi dans le combat, cela n'avait pas d'importance."

Il n'a ensuite pas réussi à faire tourner Kayaalp dans un deuxième tir en par terre en deuxième période. Avec un peu plus d'une minute à jouer, Lopez a lui-même été mis à terre, donnant à Kayaalp une chance de renverser la vapeur en le retournant. Mais le Cubain a gardé une base solide et, quand il s'est relevé, a fait preuve de confiance.

Lire aussi: Mijain Lopez, too big to fail 

L'autre demi-finale a présenté un événement rare, car il y a eu trois appels de passivité, avec les deux points requis attribués, mais pas une bataille en position par terre. Les deux fois où Acosta aurait pu mettre Kajaia en par terre, il a choisi de poursuivre le match en position debout, y compris lorsque le Géorgien a été marqué pour passivité à 1:20 de la fin.

Le lutteur de 27 ans Kajaia, quant à lui, a obtenu son point de passivité en deuxième période. Mais lorsqu'il n'a pas suivi l'instruction de l'arbitre de mettre ses deux genoux sur le tapis, il a perdu le par terre et les deux se sont remis debout.

Cela n'a pas fait grand-chose pour diminuer l'exaltation que Kajaia ressentait pour son accomplissement. "C'était mon objectif depuis 27 ans", a-t-il déclaré. "Demain sera un match très spectaculaire. Je ne peux rien dire d'autre.Aujourd'hui tout s'est bien passé. Alors demain, je vais seulement avancer, pas reculer."

Acosta, qui n'est que le deuxième lutteur chilien de l'histoire à participer aux Jeux olympiques, aura désormais une chance de remporter une médaille de bronze, ce qui serait la première de son pays aux Jeux olympiques de Tokyo.

Cuba aura un deuxième lutteur lors de la finale de lundi alors que Luis ORTA SANCHEZ (CUB) a installé un duel pour la médaille d'or en Greco 60kg avec Fumita en écrasant le fuyant Victor CIOBANU (MDA) par une chute technique de 11-0 en demi-finale.

FumitaKenchiro FUMITA (JPN) luttera pour l'or en 60kg. (Photo: UWW / Tony Rotundo)

Il s'agit des deuxièmes Jeux olympiques consécutifs où la finale de la catégorie de poids greco la plus légère sera un affrontement Japon-Cuba. A Rio, Ismael BORRERO MOLINA (CUB) a battu Shinobu OTA (JPN) en finale des 59kg.

Ce résultat a motivé Fumita, qui a remporté son deuxième titre mondial de sa carrière en 2019. Lui et Ota étaient coéquipiers et rivaux à la Nippon Sports Science University, Fumita l'emportant finalement entre eux pour gagner le billet pour les Jeux olympiques de Tokyo.

"Il y a cinq ans à Rio, j'ai vu Ota remporter une médaille sous mes yeux", a déclaré Fumita. "Je me suis dit : 'Je veux ça'.' Mais pour le dépasser, le seul moyen est de remporter l'or."

Luis Orta Sanchez Luis ORTA SANCHEZ (CUB) l'a fait en finale des 60kg à Tokyo. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

En s'assurant d'une médaille d'argent, Fumita a prolongé une séquence d'hommes japonais médaillés à tous les Jeux olympiques depuis Helsinki 1952. "Ces dernières années, les femmes ont été incroyables et les hommes ont continué sur la lancée", a déclaré Fumita. "Je voulais vraiment que ça continue."

Fumita vise à devenir le premier champion olympique de Greco du Japon depuis qu'Atsuji MIYAHARA (JPN) a remporté la médaille d'or des 52 kg à Los Angeles 1984.

En demi-finale, Fumita a marqué quatre points en deuxième période pour vaincre Lenur TEMIROV (UKR) 5-1. Le Japonais a gardé son sang-froid alors qu'il traînait 1-1 sur critères, puis a marqué avec une projection au sol  et une clé les points gagnants.

Dans la division féminine des 76 kg, la médaillée mondiale de bronze 2019 Alice ROTTER FOCKEN (GER) a assuré à son pays sa première médaille olympique de lutte féminine dans ce qu'elle dit être son tournoi final lorsqu'elle a battu la favorite locale Hiroe MINAGAWA (JPN) 3-1 en demi-finales.

FockenAline ROTTER-FOCKEN (GER) a atteint la finale en 76kg à Tokyo. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

Avec Minagawa, la médaillée d'argent aux championnats du monde 2019, menant 1-1 sur critères, Rotter Focken a marqué avec une mise au sol double jambe avec 1:15 à jouer, puis a tenu bon pour se qualifier pour la finale lors de sa deuxième apparition olympique.

"C'était vraiment excitant et stressant, mais je suis vraiment heureuse d'avoir pu montrer mon plein potentiel, car je peux lutter contre tout le monde", a déclaré Rotter Focken. "Parfois, ça ne marche pas, et aujourd'hui ça a marché."

Rotter Focken a déclaré qu'elle attendait avec impatience un dernier affrontement avec Gray pour couronner une rivalité amicale qui remonte à l'adolescence. En fait, Gray a déclaré qu'elle avait invité l'Allemande à son mariage (elle ne pouvait pas venir en raison d'un engagement de longue date).

"Je suis vraiment heureuse de la combattre", a déclaré Rotter Focken. "Nous sommes de bonnes amies, et on nous dit toujours pour Tokyo que nous aimerions nous rencontrer en finale olympique. C'est comme un film, nous l'avons fait. J'aime son style de lutte et je suis vraiment excitée de savoir qui sera la n°1 demain."

Gray, qui a attendu cinq longues années pour se racheter après avoir échoué à remporter une médaille à Rio, a gardé ses rêves d'or en vie avec une victoire serrée 3-2 sur une jeune et courageuse Aiperi MEDET KYZY (KGZ).

"C'est tellement d'années de travail acharné qui se concrétisent, c'est incroyable", a déclaré Gray. "Je suis juste excitée d'être ici après tant de temps."

Adeline GRAYAdeline GRAY (USA) après la finale en 76kg à Tokyo. (Photo: UWW / Tony Rotundo)

Gray a pris une avance de 2-0 avec un point d'activité et une sortie en première période. Avec un peu plus d'une minute à jouer dans la seconde, Medet Kyzy a frôlé la mise à terre, mais n'a pas réussi à terminer le mouvement alors qu'elles sortaient des limites.

Mais le côté kirghize a contesté l'appel, qui a été rejeté, donnant à Gray un point qui s'avérera plus tard décisif.

"Je pense que ce n'est que de l'expérience", a déclaré Gray à propos d'éviter la mise à terre. "Je ne panique pas ici. Je suis douée pour marquer des points, et je m'en sort plutôt bien quand je suis à terre, donc même si elle obtient cette projection au sol … je suis vraiment convaincue que c'est assez d'un feu pour me donner le coup de pied qui me fait passer à la vitesse supérieure, ce dont j'ai parfois besoin pour que ces matches ne soient pas aussi serrés."

Medet Kyzy, 22 ans, médaillée de bronze du monde U-23 2019, est passée à l'attaque et, avec 20 secondes à jouer, a obtenu une projection au sol qui a réduit l'avance à 3-2 et qu'elle a transformé en un verrou croisé. Mais elle n'a pas réussi à retourner la vétérane américaine, qui a poussé un cri de joie à la fin du temps imparti.

"Je n'ai pas lutté contre cette femme, elle a fait le ménage avec beaucoup de gens avec qui j'ai eu de bons matchs", a déclaré Gray à propos de Medet Kyzy. "Je suis entrée prête à me battre. C'était un peu plus près que ce à quoi je m'attendais, elle est assez fuyante sur quelques positions, mais j'ai vraiment senti que mon positionnement avait eu raison d'elle."

Lire aussi: #WrestleTokyo Day 1 Morning Session reacap

Dans la zone mixte, Gray a parlé de la déception qu'elle a ressentie il y a cinq ans à Rio, lorsqu'elle est entrée en tant que favorite mais a été défavorisée par une défaite 4-1 contre Vasilisa MARZALIUK (BLR) en quart de finale.

"C'est difficile de perdre", a déclaré Gray. "C'est à cela que ça revient. J'avais des attentes pour moi-même, et je pense que tous ont tout fait sur le dernier quadrimestre (olympique) pour que je réussisse. J'étais restée invaincue pendant 2 ans et demi avant, je ne voyais pas quelqu'un qui allait vraiment être capable d'aller de pair avec moi."

Gray a déclaré qu'au cours des années qui ont suivi, elle a réalisé à quel point une blessure à l'épaule l'avait conduit à sa chute en ne s'avouant pas à quel point c'était vraiment grave.

"Je n'avais pas réalisé à quel point j'étais blessé. J'ai dû prendre un an et demi de congé, et il m'a fallu trois ans avant que mon épaule ne soit rétablie pour vraiment concourir et travailler. Je ne voulais pas mettre mes défaites qui se produisaient sur le compte de la blessure, mais arriver ici aujourd'hui me montre vraiment que j'ai eu beaucoup de douleur me menant à ce tournoi et que je me battais mentalement juste pour gérer cela au jour le jour.

"Cela vous fatigue un peu plus que ce à quoi je m'attendais. Je suis juste reconnaissant d'être en bonne santé, d'avoir une excellente équipe avec moi et tant de personnes prêtes à aider."

RESULTATS:

Greco-Romaine

60kg
OR: Kenchiro FUMITA (JPN) contre Luis ORTA SANCHEZ (CUB)

SF 1: FUMITA Kenichiro (JPN) df Lenur TEMIROV (UKR), 5-1 
SF 2: Luis ORTA SANCHEZ (CUB) df Victor CIOBANU (MDA), 11-0

130kg
OR: Mijain LOPEZ (CUB) contre Iakobi KAJAIA (GEO)

SF 1: Mijain LOPEZ (CUB) df Riza KAYAALP (TUR), 2-0
SF 2: Iakobi KAJAIA (GEO) df Yasmani ACOSTA FERNANDEZ (CHI), 1-1

Lutte Féminine

76kg
OR: Adeline GRAY (USA) contre Aline ROTTER-FOCKEN (GER)

SF 1: Adeline GRAY (USA) df Aiperi MEDET KYZY (KGZ), 3-2
SF 2: Aline ROTTER-FOCKEN (GER) df Hiroe MINAGAWA (JPN), 3-1