Développement

La Fédération espagnole de lutte conclut son programme communautaire UWW - Sport pour Tous

By United World Wrestling Press

MADRID, Espagne (le 13 novembre) -- La FELUCHA a achevé son programme communautaire UWW avec le club de lutte olympique Power à Torredelcampo, en Andalousie.

Le club a accueilli plus de 150 enfants âgés de 3 à 14 ans sur une base hebdomadaire. Grâce au financement pourvu par le programme communautaire de l'UWW, le club a pu promouvoir la lutte à travers toute la région en attirant de jeunes espoirs et des nouveaux membres.


Diverses activités promotionnelles, dont la lutte, ont été organisées en 2018 et 2019 pour les enfants et les jeunes afin de les familiariser. Le programme était ouvert à tous, y compris à ceux dans une situation économique précaire. Des sessions d'entraînement ont été organisées pour plusieurs disciplines, dont la natation, la marche ou la lutte.

Le Président de la FELUCHA, M. Javier Iglesias Serna, a déclaré : "L'objectif de cette initiative commune était de créer une variété d'activités transversales pour attirer les jeunes et les enfants de la région. Nous voulons que les générations futures se sentent considérées comme appartenant à la famille de la lutte."

Des sessions éducatives ont également été délivrées aux professeurs d'éducation physique avec pour sujet la technique, la nutrition et la psychologie, et l'accent mis sur la lutte en tant qu'outil éducatif adéquat.


"Nous sommes très heureux et enthousiasmés par les résultats de telles initiatives locales," a commenté Mme Deqa Niamkey, Directrice du Développement chez UWW. "La Fédération espagnole de lutte collabore avec UWW depuis quelques années et prépare la voie pour les générations furures d'Espagne. Maintenant plus que jamais, nous réalisons l'importance du sport pour tous les êtres humains, pas seulement pour l'entraînement physique mais surtout pour le bien-être mental que cela apporte. Nous souhaitons de telles initiatives de la part de toutes nos NF autour du monde, car il s'agit des premières étapes vers le développement jusqu'au sport d'élite."

M. Serna a encore dit : "Nous remercions l'UWW pour le soutien apporté par son programme communautaire - Sport pour Tous, qui aide au développement de la lutte olympique en Espagne. L'espagne travaille à de futurs projets sur cette base, avec la création de diplômes pour encourager la jeunesse, l'apport de matériel aux clubs. Ainsi nous pouvons garantir de meilleures possibilités d'entraînement et de plus grandes opportunités pour la jeunesse. Nous espérons pouvoir continuer à compter sur le soutien d'United World Wrestling pour nos futurs projets."

Wrestling 101: Origine et anecdotes sur la lutte gréco-romaine

By William May

RIO DE JANEIRO (2 aout) - La lutte faisait partie des neuf premiers sports originels de Jeux Olympiques organisés en 1896. Il n'y avait pas de catégories de poids et seulement un style, la lutte gréco-romaine.

Malgré ce nom, lutte gréco-romaine, la discipline est devenue populaire à travers l'Europe en 18e et 19 et siècle mais se connaissait plus sous le nom de "lutte francaise" ou "lutte à main plates".

Un soldat de l'armée de Napoléon, Jean Exbrayat, qui avait voyagé à travers la campagne européenne pour lutteur dans les foires et festivals, est généralement désigné comme celui qui a mis en place les règles basiques de son style de lutte.

Exbrayat appelait son style "mains plates" pour le différencier des autres combats populaires des foires ou étaient autorisés les coups avec poings fermés. Les règles d'Exbrayat limitaient également les prises qui ne servaient qu'à faire mal à l'adversaire et rendaient le sport dangereux.

Une règle également attribuée à Exbrayat ne permettait pas les prises sous la taille, ce qui est devenu la caractéristique principale de la lutte gréco-romaine moderne.

A cette époque à peu près. les leaders du monde sportif encourageaient les pratiquants à retourner aux valeurs classiques et anciennes de la Grèce et de Rome, et c'est sur ce fond historique que la lutte devint la lutte "gréco-romaine" ou le "style classique", comme l'appellent encore aujourd'hui certains pays d'Europe.

Un fait intéressant que l'on rate souvent dans l'histoire des Jeux Olympiques en lutte est que le vainqueur en lutte lors des Jeux de 1896, Carl SCHUHMANN (GER), un gymnaste de Berlin, avait également remporté trois autres évènements en gymnastique à Athènes.

Les vainqueurs à Athènes ne recevaient pas de médailles d'or, mais recevaient des médailles d'argent avec une branche d'olivier. La pratique de décerner de l'or, de l'argent et du bronze a été instaurée aux Jeux de 1904 à St-Louis.

Avec ses quatre victoires, Schuhmann avait remporté plus de triomphes ("médailles d'or") que n'importe quel autre athlètes dans les 43 disciplines d'Athènes, faisant de lui le Michael Phelps des Jeux d'Athènes il y a 120 ans.

Michael Phelps (USA) a établi le record en remportant 8 médailles d'or en natation à Pékin en 2008, et a encore remporté 18 médailles d'or entre 2004 et 2012.

La lutte ne faisait pas partie du programme des Jeux de Paris en 1900, Jeux qui ont été organisés en marge de la Foire Mondiale de cette année la, et en 1904 à Saint-Louis il n'y avait que la discipline de la lutte libre au programme, ou seuls les Etats-Unis étaient inscrits.

La lutte gréco-romaine a fait son retour dans les Jeux en 1908 à Londres, et a figuré au programme aux côtés de la lutte libre dès Antwerps en 1920 jusqu'à aujourd'hui.

Il est bien connu que la lutte gréco-romaine n'autorise pas les attaques sous la taille de l'adversaire, d'attraper ou de bloquer les jambes de l'adversaire pour se défendre ou déjouer une attaque.

Ainsi, les compétiteurs attaquent le corps de leur adversaire depuis la position debout, avec des headlocks et des arm throws, ainsi que des bodylocks.

Il est difficile de bloquer un adversaire depuis la position debout ; ainsi, les lutteurs mettent sans cesse la pression à leur adversaire, et espèrent l'attaquer alors qu'il est en déséquilibre ou espèrent remporter des points pour passivité.

Lors du second avertissement pour passivité, le lutteur actif a le choix de rester debout et de mettre son adversaire dans la position par terre. La plupart des lutteurs choisissent cette seconde option lorsqu'ils ont le choix.

Dans la position par terre en lutte gréco-romaine, les lutteurs essaient d'exposer les épaules de leur adversaire au tapis avec des locks autour de la taille ou de la poitrine.

Le reverse waistlock et lift ainsi que le head-and-arm control sont des prises populaires en position de par terre, puisque le fait de soulever son adversaire depuis le sol peut également permettre à l'attaquant de remporter des points.

Il est difficile de marquer des points en lutte gréco-romaine, et ainsi une victoire par supériorité technique est accordée lorsque un des lutteurs a huit points d'avance sur son adversaire. En lutte libre en et lutte féminine, il faut dix points d'avance pour gagner par supériorité technique.