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Burroughs et Chamizo, Snyder et Sadulaev vedettes des plus grands duels de l'année

By Eric Olanowski

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 19 décembre) -- United World Wrestling a désigné les quatre Grands Duels de l'année, deux en lutte libre, un en lutte gréco-romaine et un en lutte féminine.

La saison de lutte libre a vu plus d'un duel de top niveau, c'est pourquoi deux ont été sélectionnés cette année. La première confrontation est celle ayant opposé, chez les 74kg, Jordan BURROUGHS (USA) à Frank CHAMIZO (ITA), et pour la deuxième Abdulrashid SADULAEV (RUS) à Kyle SNYDER (USA).

Le duel des 74kg avait été lancé sur les réseaux sociaux par Burroughs, quintuple champion du monde et champion olympique,  lorsqu'il a posté une photo sur Instagram accompagnée de la légende “Si tu veux être le roi, il faut vaincre le roi.” Le message était bien sûr destiné au double champion du monde Chamizo, qui montait en 74kg après avoir remporté le titre mondial des 70kg.

Après un échange de coups par réseaux interposés, le Beat the Streets de New York au mois de mai a accueilli la première rencontre des deux superstars. Chamizo a tout d'abord mené 4-0 avant d'encaisser six point contre un pendant les quatre dernières minutes du combat et de concéder la défaite par 6-5. Chamizo a pris sa revanche sur le champion olympique de Londres lors du combat suivant, dans le stade plein à craquer de la Salle des Sports Olympique Bağcılar d'Istanbul en Turquie à l'occasion du tournoi Yasar Dogu. Score : 1 partout. 

Le match décisif a eu lieu lors du combat pour la médaille de bronze du championnat du monde de Budapest - et pas, comme tout le monde l'attendait, lors de la finale. Burroughs a finalement pris le meilleur sur Chamizo 4-4 sur critères et la tête de la série 2-1.

Le second plus grand duel de l'année a opposé le quadruple champion du monde et champion olympique russe Abdulrashid Sadulaev à l'américain Kyle Snyder, triple champion du monde et champion olympique. Snyder avait décroché une victoire à l'arrachée 6-5 lors de la finale de la catégorie des 97kg du championnat du monde de Paris en 2017. La victoire de Snyder avait donné aux USA leur premier titre par équipe depuis 22 ans. 

Sadualev a pris sa revanche par tombé cette année, lors du championnat du monde 2018, avec pour cerise sur le gâteau le titre par équipe en lutte libre pour la Fédération de Russie. 

Aucune autre catégorie de poids n'a été si disputée si année que celle des 76kg en lutte féminine, menée par la championne du monde en titre Yasemin ADAR (TUR), la quadruple championne du monde Adeline GRAY (USA) et la championne olympique de Rio Erica WIEBE (CAN). L'américaine Adeline Gray s'est finalement démarquée, remportant son quatrième titre mondial. 

En lutte gréco-romaine, le kyrgyz Akzhol MAKHMUDOV (KGZ) cherchait la rédemption pour sa venue au championnat du monde junior 2018. L'américain Kamal Ameer BEY (USA) l'avait emporté en finale du championnat du monde junior 2017. Makhmudov a dominé le combat pour la médaille de bronze du championnat du monde junior cette année, remporté 8-1. 

Plus d'une année a séparé certains duels, mais ce ne sera pas le cas en 2019. Snyder n'a pas manqué de faire savoir au monde de la lutte le moment du prochain #SnyderLaev3, à savoir Krasnoyarsk, Russie, en janvier, pour le Yvan Yarygin. 

Journée Mondiale des Réfugiés

Journée des Réfugiés : Amir Al-Awad

By United World Wrestling Press

United World Wrestling a repris contact avec le réfugié syrien et espoir olympique Amir Al-Awad. Il s'entraînait au Club Olympique d'Alexandrie mais tous les clubs d'Egypte sont fermés depuis la mi-mars en conséquence de la suspension de toutes les activités sportives décidée par le gouvernement égyptien pour cause de pandémie. Il espère pouvoir reprendre certaines activités début juillet. Depuis le début du confinement, il s'est entraîné à domicile avec un entraîneur privé, gardant la forme sans perdre son élan.

Amir dit que son objectif principal est de se préparer pour les Jeux Olympiques 2021 et leurs tournois de qualification. Il continue donc de s'entraîner en privé, jusqu'à des jours meilleurs.

 

(Extrait d'un article d'Olympic.org paru le 1er juin)

Amir Al-Awad, 18 fois champion de Syrie, avait dû tirer un trait sur la lutte lorsque lui et sa fanille furent forcés de quitter leur pays en 2011. Mais la possibilité de démontrer à ses compatriotes réfugiés que tout est possible fut plus forte que tout ; Amir est aujourd'hui reconnaissant envers la lutte. Même aux pires moments, lorsque les prises sur le tapis étaient loin de son esprit, la lutte était ancrée au plus profond de son âme.

La lutte vous met face à des défis et en tant que lutteur, j'avais appris à résister et faire face à la vie, quoi qu'il en coûte, explique Amir, dont la vie fut brisée par le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011. “Si je suis mis à terre ou touche le fonds, je dois me relever et recommencer.”

Obsédé par la lutte depuis qu'il a neuf ans, l'ancien champion d'Asie et d'Arabie incarne désormais son éthique. Après la destruction de leur maison, Amir et sa famille sont devenus des réfugiés internes tandis que la guerre faisait rage autour d'eux. Le sportif professionnel fut arrêté, par routine. Mais les camps belligérants étaient suspicieux de sa détermination à ne pas faire allégeance ni à l'un ni à l'autre. Emprisonné encore une fois et incapable d'être auprès de sa femme alors enceinte, Amir décida de partir.

Sa femme réussit à atteindre l'Egypte, comme Amir un peu plus tard. Abandonnant son projet d'atteindre l'Europe, le couple entamma le difficile chemin de la construction d'une nouvelle vie comme réfugiés légaux. Malgré trois années passées à chercher un travail et s'occuper de sa jeune famille, c'est la lutte qui revint au premier plan.

“C'est devenu une situation gagnant-gagnant,” dit le 18 fois champion national.

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Pour en savoir plus sur le retour d'Amir Al-Awad sur les tapis, vous pouvez cliquer ici : Olympic.org