Avis de décès

Fin de combat pour Soslan Andiyev, double champion Olympique

By United World Wrestling Press

Soslan ANDIYEV, célèbre lutteur soviétique et double champion Olympique, est décédé dans un hôpital de Moscou jeudi 22 novembre. Il était âgé de 66 ans.

Andiyev est né le 21 avril 1952 à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord. Il était diplômé en économie de l'Université Gorsky. 

Sa victoire sur l'Américain et médaillé Olympique Chris Taylor lors de la finale de la Coupe du Monde en 1973 avait permis à l'Union Soviétique de remporter le titre cette année-là. La même année, Andiyev s'était qualifié dans l'équipe soviétique de lutte libre. Il a sept fois remporté les Championnats de l'Union Soviétique (1973-78, 1980), quatre fois les Championnats du Monde (1973, 1975, 1977-78) - avec une médaille d'argent en 1974 -, et trois fois les Championnats d'Europe (1974-75, 1982).

C'est dans la catégorie de poids des super-lourds qu'Andiyev était devenu double champion Olympique, tout d'abord aux Jeux de Montréal en 1976, puis aux Jeux de Moscou en 1980. Suite aux boycott soviétique des Jeux de Los Angeles en 1984, Andiyev n'avait pas pu y participer. 

Il fut entraîneur national de 1985 à 1989, avant de devenir Ministre des Sports de l'Ossétie du Nord puis Vice-Président et Membre du Comité Exécutif du Comité Olympique de Russie.

Le service funèbre s'est déroulé à Vladikavkaz le 24 novembre. 
 

Journée Mondiale des Réfugiés

Journée des Réfugiés : Amir Al-Awad

By United World Wrestling Press

United World Wrestling a repris contact avec le réfugié syrien et espoir olympique Amir Al-Awad. Il s'entraînait au Club Olympique d'Alexandrie mais tous les clubs d'Egypte sont fermés depuis la mi-mars en conséquence de la suspension de toutes les activités sportives décidée par le gouvernement égyptien pour cause de pandémie. Il espère pouvoir reprendre certaines activités début juillet. Depuis le début du confinement, il s'est entraîné à domicile avec un entraîneur privé, gardant la forme sans perdre son élan.

Amir dit que son objectif principal est de se préparer pour les Jeux Olympiques 2021 et leurs tournois de qualification. Il continue donc de s'entraîner en privé, jusqu'à des jours meilleurs.

 

(Extrait d'un article d'Olympic.org paru le 1er juin)

Amir Al-Awad, 18 fois champion de Syrie, avait dû tirer un trait sur la lutte lorsque lui et sa fanille furent forcés de quitter leur pays en 2011. Mais la possibilité de démontrer à ses compatriotes réfugiés que tout est possible fut plus forte que tout ; Amir est aujourd'hui reconnaissant envers la lutte. Même aux pires moments, lorsque les prises sur le tapis étaient loin de son esprit, la lutte était ancrée au plus profond de son âme.

La lutte vous met face à des défis et en tant que lutteur, j'avais appris à résister et faire face à la vie, quoi qu'il en coûte, explique Amir, dont la vie fut brisée par le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011. “Si je suis mis à terre ou touche le fonds, je dois me relever et recommencer.”

Obsédé par la lutte depuis qu'il a neuf ans, l'ancien champion d'Asie et d'Arabie incarne désormais son éthique. Après la destruction de leur maison, Amir et sa famille sont devenus des réfugiés internes tandis que la guerre faisait rage autour d'eux. Le sportif professionnel fut arrêté, par routine. Mais les camps belligérants étaient suspicieux de sa détermination à ne pas faire allégeance ni à l'un ni à l'autre. Emprisonné encore une fois et incapable d'être auprès de sa femme alors enceinte, Amir décida de partir.

Sa femme réussit à atteindre l'Egypte, comme Amir un peu plus tard. Abandonnant son projet d'atteindre l'Europe, le couple entamma le difficile chemin de la construction d'une nouvelle vie comme réfugiés légaux. Malgré trois années passées à chercher un travail et s'occuper de sa jeune famille, c'est la lutte qui revint au premier plan.

“C'est devenu une situation gagnant-gagnant,” dit le 18 fois champion national.

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Pour en savoir plus sur le retour d'Amir Al-Awad sur les tapis, vous pouvez cliquer ici : Olympic.org