Jeux du Commonwealth

Le Comité de Lutte du Commonwealth élit un nouveau Conseil

By Tim Foley

GOLD COAST, Australie (17 avril) -- L'Assemblée Générale du Comité de Lutte du Commonwealth s'est réunie la semaine dernière, pendant les derniers jours des Jeux du Commonwealth à Gold Coast, pour élire un nouveau conseil de directeurs et définir l'agenda de développement pour les quatre prochaines années.

Vingt-deux nations ont assisté à l'assemblée et collaboré pour créer et approuver une nouvelle constitution. Le groupe a également élu le nouveau conseil des directeurs, dirigé par Don RYAN (CAN), président de la Fédération Canadienne de Lutte. Le lutteur et champion olympique Daniel Igali est élu l'un des quatre vice-présidents.

"J'ai hâte de travailler avec notre conseil pour faire avancer notre discipline et renforcer la lutte dans le Commonwealth à tous les niveaux," a déclaré M. Ryan. "Nous voulons accroître nos efforts au nom des athlètes, entraîneurs et officiels, surtout que depuis peu, la lutte a rejoint la liste des sports principaux des Jeux du Commonwealth."

Le conseil a également annoncé qu'il développera la sensibilisation et augmentera ses efforts de promotion et de développement de la lutte dans le Commonwealth.

"Comme nous continuons d'investir dans notre sport, j'ai parlé avec des représentants de United World Wrestling et le directeur des Jeux du Commonwealth, David Grevemberg, des opportunités de renforcer notre discipline dans le Commonwealth et le monde entier," a ajouté M. Ryan. "C'est une période passionnante pour nos athlètes."

Conseil des Directeurs, Secrétaire Général et membres du Comité de Lutte du Commonwealth :

Don RYAN (CAN) – Président
Sakkie BOSSE (RSA) – Vice-président
John SAUL (AUS) – Vice-président
Daniel IGALI (NGR) – Vice-président
Ian WIGGETT (GBR - Pays de Galles) – Secrétaire Général
Marlène POURI-LANE – Membre
Ilai MANU (TKL) – Membre

#WomensDay2022

Aline Focken, championne olympique : les femmes inspirent les femmes

By Aline Focken

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 8 mars) -- Joyeuse journée internationale de la femme à toutes les lutteuses du monde ! Et à toutes celles et à tous ceux qui rendent possible que ces femmes vivent leurs rêves  -- les mères, grand-mères, soeurs, coaches et amis qui soutiennent nos athlètes dans leur développement personnel et professionnel - nous ne pourrions pas pratiquer ce sport magnifique sans vous. 

Pour vous, énergiques filles et femmes du monde entier, je sais la résistance que vous rencontrez, et la quantité d'obstacles qu'il vous faut surmonter. Je sais que tout le monde ne soutient pas ce que vous faites, et qu'il est plus difficile pour une femme de convaincre les autres de son grand potentiel. Mais ne vous inquiétez pas pour eux. J'ai vécu cela pendant des années. Sachez que ce ne sont pas vos limites, mais les leurs.

L'Allemagne est un pays moderne et progressiste mais les femmes lutteuses sont encore une minorité.

J'ai commencé la lutte losque j'avais quatre ans et j'étais la seule fille qui luttait avec 40 ou 50 garçons pendant plus de 15 ans. Bien sûr, c'était difficile. Plein de garçons tentaient de me battre...et y arrivaient. Mais j'ai travaillé dur et écouté mes entraîneurs, pour finalement devenir la meilleure lutteuse de mon pays, de mon länder et de mon club.

De plus, je me suis mariée, j'avais beaucoup d'amis - dans le sport et en dehors - et j'ai obtenu une maîtrise sans être "une femme normale".

Tout d'un coup, tout le monde m'a respectée.

Souriez aux gens critiques, choisissez les bonnes personnes qui souhaitent vous aider et travailler professionnellement avec vous, et montrez-leur ce dont vous êtes capable.

Oui, nous sommes loin d'avoir les mêmes droits et les mêmes chances que les hommes n'importe où sur la planète mais je crois que nous sommes sur la bonne route. Les choses vont de mieux en mieux.

Il y a tout juste 18 ans, les Jeux Olympiques accueillaient la lutte féminine avec quatre catégories de poids. Neuf ans plus tard, nous sommes passés à six classes et notre style se développe plus vite que jamais. De plus en plus de pays promeuvent et développent la lutte féminine, et je suis impatiente de voir où nous en serons dans dix ans.

Mais nous avons besoin de femmes énergiques et braves sur cette route pour montrer aux critiques que oui, il vaut la peine de nous soutenir.

En dépit des obstacles et des années de travail difficile, jamais je ne regretterai d'avoir choisi cette voie. Rien d'autre ne m'a autant appris dans la vie que la lutte. Il n'y a pas mieux que battre les garçons et montrer au monde entier ce dont nous sommes capables ! 

Continuez, dites à toutes les petites filles comment la lutte est belle et savourez chaque instant de votre parcours ! Vous êtes déjà des modèles pour tellement de gens et vous devriez être fières d'être allées si loin !

[Aline FOCKEN (GER) a remporté la médaille d'or des 76kg aux Jeux Olympiques de Tokyo et est devenue la première championne olympique de lutte de l'histoire de l'Allemagne]