#development

Le Mexique accueille le cours pour entraîneurs de niveau 1

By United World Wrestling Press

MEXICO CITY, Mexique  (23 mars) – Le programme d'éducation d'UWW et le Centre Sportif Olympique Mexicain (CDOM) ont accueilli 40 participants de tout le Mexique pour un cours pour entraîneurs de niveau 1 du 5 au 9 mars. Le cours a été rendu possible grâce au soutien du Comité Olympique Mexicain, de la Solidarité Olympique et de la fédération nationale mexicaine de lutte.

L'objectif de ce cours de quatre jours était de donner aux entraîneurs les outils pour renforcer leur travail professionnel. Le cours comprenait plusieurs sessions théoriques et pratiques qui étaient structurées pour être transférées de la salle de classe au tapis.

La cérémonie d'ouverture s'est tenue dans l'auditorium de la présidence du Comité Olympique Mexicain en présence de personnalités éminentes telles que Maria José ALCALÁ IZGUERRA, Présidente du CNO, Guillermo DÍAZ GUTIÉRREZ, Président de la fédération de lutte mexicaine et de Daniel ACEVES VILLAGRÁN, Vice-Président du CNO. Le gymnase de lutte olympique a été inauguré dans le cadre de l'évènement, un espace destiné à accueillir les équipes nationales et l'école d'initiation à la lutte olympique.

En avril, les lutteurs de tout le continent s'entraîneront dans ces nouvelles installations pour le camp d'entraînement pré championnat Panaméricain.

MEX
Le gymnase de lutte olympique à Mexico City, Mexique. (Photo: United World Wrestling)

Ce cours était dispensé par deux entaîneurs cubains de renom Filiberto DELGADO (lutte libre & lutte féminine) et Raul TRUJILLO DIAZ (Gréco-romaine), en collaboration avec l'éducateur UWW Arturo CAMACHO IBARRA (MEX).

"Le cours était très important ; j'ai été flatté par la jeunesse, le désir et l'unité qui existent aujourd'hui dans la lutte ; j'ai vu une grande préparation chez la plupart des jeunes, très à cheval sur ce qu'ils veulent réaliser, qui ne doivent pas se conformer et avoir de plus grands objectifs," a déclaré Filiberto DELGADO.

En outre, durant le cours, un atelier antidopage a été donné par le Dr. Viridiana SILVA, Directrice médicale du Comité Olympique Mexicain.

Tous les participants ont convenu qu'ils aimeraient avoir la deuxième partie de ce cours. "Merci beaucoup de dispenser ce type de cours, car ils sont nécessaires et précieux. Il est important de continuer à les mener en permanence pour améliorer la connaissance et le niveau de la lutte, " a déclaré Gloria Wendoline MORENO SOTELO.

MEX
Plus de 40 participants de tout le Mexique ont participé au cours pour entraîneurs de niveau 1 du 5 au 9 mars. (Photo: United World Wrestling)

Yuri MAIER, Officier du Sport et du Développement d'United World Wrestling, a été très satisfait du résultat du cours. "De façon générale, tout s'est bien déroulé. La fédération nationale mexicaine est sans nul doute une des des fédérations nationales la plus dynamique du continent. Nous espérons continuer à travailler avec eux dans ce sens et les accompagner dans leur croissance et leur renforcement institutionnel."

“Dangal”, un film qui lutte contre les stéréotypes

By Tim Foley

NEW YORK (12 janvier) –  Inspiré de faits réels, le film "Dangal" nous raconte l'histoire de Mahavir Singh Phogat et de ses filles Geeta et Babita, qui se battent contre une société stricte et la corruption institutionnelle pour réaliser leur rêve : devenir des lutteuses professionnelles.

Le film commence sur un épisode de la vie de Mahavir (Aamir Khan), qui a du arrêter la lutte lorsqu'il était jeune et trouver un travail qui lui permette de soutenir sa famille. Mahavir, qui n'avait atteint que le niveau national, est très marqué par cette mésaventure, qui lui laisse un goût amer : il n'a pas réussi à atteindre son but, remporter une médaille internationale pour l'Inde.

L'espoir regagne Mahavir lorsqu'il apprend que sa femme est enceinte. Il espère avoir un fils, mais sa femme Daya (Sakshi Tanwar) accouche d'une petite fille, Geeta. Elle aura ensuite Babita puis deux autres filles.

Mahavir sait que les filles ne pratiquent pas la lutte en Inde, et il met de côté son rêve d'entrainer un lutteur capable de remporter une médaille internationale. L'ancien lutteur est déprimé et morose jusqu'à ce qu'un incident funeste ne prouve que les filles - Geeta et Babita particulièrement - sont elles aussi capable de lutter. Le trio s'embarque sans attendre dans une nouvelle aventure pour atteindre le succès international : entrainements dès cinq heures du matin, régimes stricts, et se heure à l'accueil glacial que la société indienne réserve aux lutteuses.

Mahavir est obsédé par le succès de ses enfants. L'histoire est racontée au public par le frère de Mahavir, Omkara (Aparshakti Khurrana), et il se dégage de la narration un certain égoïsme qui nous distrait des combats que doivent livrer Geeta et Babita. Bien qu'il semble bizarre de mettre en avant les sacrifices d'un homme dans un film qui traite plutôt de la condition de la femme et des obstacles que ces dernières doivent surmonter, le rôle de l'homme défenseur se révèle être essentiel à la bonne compréhension des structures de pouvoir établies.

 

Dans la première scène cruciale du film, Mahavir violente un directeur de tournoi qui refuse que ses filles participent au "dangal" - un tournoi de lutte indienne traditionnelle. Lorsqu'enfin Geeta (Fatima Sana Shaikh) est autorisée à participer au tournoi, elle parvient à impressionner  les spectateurs. Ce moment décisif propulse le trio sur la scène internationale, après un chemin semé d'embûches que le spectateur trouvera divertissant bien que prévisible.

Le film touche nombre de sujets intéressants, dont la tension existante entre la société moderne et la société traditionnelle. Mais à vouloir parler de tout, le film est trop long d'une bonne vingtaine de minutes, et la fin est malheureusement maladroite et dramatisée à l'excès.

Malgré la longueur de ce film, les fans de lutte amateur auront le plaisir d'assister à l'une des représentation de la lutte les plus fidèle de l'histoire du cinéma.  Throws, sprawls, head slaps, spin-behinds, cradles, fireman’s carries - les actrices réalisent toutes les prises avec finesse et démontrent une parfaite maitrise de leur corps, ce que l'on a rarement vu dans les films d'actions.  Au début du film, dans une compétition internationale, Geeta utilise une technique de lutte traditionnelle rare que seule une personne qui a procédé à de longues recherches saurait comment utiliser.

L'atmosphère est également très travaillée. Les décors semblent parfaitement vraisemblables, de la marque des tournois jusqu'aux chapeaux portés par les coaches féminins.

"Dangal" est divertissant et édifiant, et a déja rapporté plus de 100 million de dollars en trois semaines - il est déja devenu l'un des films les plus rentables de l'histoire de Bollywood.

Ecrit et réalisé par Nitesh Tiwari, "Dangal" est actuellement à l'affiche sur plus de 4200 écrans du monde entier.