Ch/at d'Asie Juniors

L'équipe iranienne remporte le titre de lutte libre au Championnat d'Asie Juniors

By United World Wrestling Press

CHON BURI, Thaïlande (le 14 juillet) - Après avoir remporté le titre de lutte gréco-romaine, l'Iran décroche celui de lutte libre au dernier jour du championnat d'Asie des juniors de Chon Buri en Thaïlande.

Comme la veille en lutte gréco-romaine, l'Iran remporte trois médaille d'or en lutte libre et termine avec 201 points et 55 d'avance sur le Japon. L'Inde est troisième avec 129 points.

Médaillés d'or pour l'Iran dimanche, Mahdi SHIRAZI (61kg), Ali Reza ABDOLLAHI (92kg) et Amir ZARE (125kg). 

Mahdi SHIRAZI (IRI) décroche l'or des 61kg. (Photo : Sachiko Hotaka)

Shirazi a obtenu la majorité de ses six points en première période de sa finale contre Nodir RAKHIMOV (UZB) - remportée, sans appel, 6-0. Après un premier point inscrit pour activité, Shirazi a renversé son adversaire lors d'un amené au sol et obtient quatre points supplémentaires, auxquels il a pu ajouter un point additionnel sur avertissement en seconde période.

Magnifique projection d'Ali Reza ABDOLLAHI (IRI) lors de la finale (Photo : Sachiko Hotaka)

Le champion du monde cadet Abdollahi a largement dominé sa finale des 92kg face à Ajiniyaz SAPARNIYAZOV (UZB), remportée par supériorité technique 10-0 dès la première période. Commençant par une sortie de tapis, Abdollahi inscrit ensuite une projection à quatre points en milieu de première période. Il enchaîne sur un amené au sol à quatre points, mis au challenge par l'équipe adverse mais maintenu : Abdollahi se retrouve médaillé d'or catégorie junior cette année, après avoir obtenu celle des cadets l'année dernière.

Zare, également champion du monde des cadets, a lui aussi survolé son opposant Buheeerdun BUHEEERDUN (CHN) en finale des 125kg, pour une victoire 11-1. Zare obtient tout d'abord une sortie de tapis, imité par son adversaire quelques instants plus tard - qui prend l'avantage sur critères. Mais l'Iranien a largement dominé la suite, inscrivant deux amenés au sol et une ceinture en pont, retournant deux fois son adversaire. Enfin Zare lance un ramassement de jambe simple en fin de première période et obtient la victoire par supériorité technique.

Parveen MALIK (IND) décroche l'or des 74kg. (Photo : Sachiko Hotaka)

Parveen MALIK (IND) a su défaire Tu AHEIYOU (CHN) 4-2 en finale des 74kg, ajoutant la médaille d'or d'Asie junior a celle d'Asie cadet qu'il avait obtenu en 2017. Malik a inscrit ses quatre points dans les premières trente secondes du combat, renversant intégralement son adversaire par un amené au sol. Aheiyou a bien tenté de revenir mais n'a su y parvenir.

Tatsuya SHIRAI (JPN) vainc Baisal KUBATOV (KGZ) en finale des 86kg. (Photo : Sachiko Hotaka)

Tatsuya SHIRAI (JPN) remporte son combat contre Baisal KUBATOV (KGZ) en finale des 86kg par 2-1. Shirai obtient un premier point d'activité, puis une sortie de tapis, menant 2-0 à la pause. Si Kubatov a bien inscrit un point dans les dernières 15 secondes, Shirai a su tenir bon jusqu'à la fin du combat. 

RÉSULTATS

Lutte Libre (équipes) 
OR - Iran (201 points)
ARGENT - Japon (146 points)
BRONZE - India (129 points)
4me - Kazakhstan (111 points)
5me - Corée (111 points)

61kg
OR - Mahdi SHIRAZI (IRI) df. Nodir RAKHIMOV (UZB), 6-0
BRONZE - Ikromzhon KHADZHIMURODOV (KGZ) df. Kodai OGAWA (JPN), 8-4
BRONZE - Adil OSPANOV (KAZ) df. Putawan SENAWAT (THA), 10-0

74kg
OR - Parveen MALIK (IND) df. Tu AHEIYOU (CHN), 4-2
BRONZE - Yu FUJITA (JPN) df. Jinwoo MOON (KOR), 11-0
BRONZE - Amirhossein KAVOUSI (IRI) df. Bayarsaikhan TSEDENBALJIR (MGL), 11-0

86kg
GOLD - Tatsuya SHIRAI (JPN) df. Baisal KUBATOV (KGZ), 2-1
BRONZE - Govind KUMAR (IND) df. Seyedabolfazl HASHEMIJOUYBARI (IRI), 8-4
BRONZE - Jeongwoo PARK (KOR) df. Teng ZHAO (CHN), 3-0

92kg
OR - Ali Reza ABDOLLAHI (IRI) df. Ajiniyaz SAPARNIYAZOV (UZB), 10-0
BRONZE - Haksu BAN (KOR) df. Enkh Orgil BEEJIN (MGL), 4-2
BRONZE - Symbat SULAIMANOV (KGZ) df. Bekzat URKIMBAY (KAZ), FALL

125kg
OR - Amir ZARE (IRI) df. Buheeerdun BUHEEERDUN (CHN), 11-1
BRONZE - Vishal VISHAL (IND) df. Gan Erdene SODBILEG (MGL), 7-0
BRONZE - Bakdaulet OSSERBAY (KAZ) df. Shogo MUTO (JPN), 10-0
 

Journée Mondiale des Réfugiés

Journée des Réfugiés : Amir Al-Awad

By United World Wrestling Press

United World Wrestling a repris contact avec le réfugié syrien et espoir olympique Amir Al-Awad. Il s'entraînait au Club Olympique d'Alexandrie mais tous les clubs d'Egypte sont fermés depuis la mi-mars en conséquence de la suspension de toutes les activités sportives décidée par le gouvernement égyptien pour cause de pandémie. Il espère pouvoir reprendre certaines activités début juillet. Depuis le début du confinement, il s'est entraîné à domicile avec un entraîneur privé, gardant la forme sans perdre son élan.

Amir dit que son objectif principal est de se préparer pour les Jeux Olympiques 2021 et leurs tournois de qualification. Il continue donc de s'entraîner en privé, jusqu'à des jours meilleurs.

 

(Extrait d'un article d'Olympic.org paru le 1er juin)

Amir Al-Awad, 18 fois champion de Syrie, avait dû tirer un trait sur la lutte lorsque lui et sa fanille furent forcés de quitter leur pays en 2011. Mais la possibilité de démontrer à ses compatriotes réfugiés que tout est possible fut plus forte que tout ; Amir est aujourd'hui reconnaissant envers la lutte. Même aux pires moments, lorsque les prises sur le tapis étaient loin de son esprit, la lutte était ancrée au plus profond de son âme.

La lutte vous met face à des défis et en tant que lutteur, j'avais appris à résister et faire face à la vie, quoi qu'il en coûte, explique Amir, dont la vie fut brisée par le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011. “Si je suis mis à terre ou touche le fonds, je dois me relever et recommencer.”

Obsédé par la lutte depuis qu'il a neuf ans, l'ancien champion d'Asie et d'Arabie incarne désormais son éthique. Après la destruction de leur maison, Amir et sa famille sont devenus des réfugiés internes tandis que la guerre faisait rage autour d'eux. Le sportif professionnel fut arrêté, par routine. Mais les camps belligérants étaient suspicieux de sa détermination à ne pas faire allégeance ni à l'un ni à l'autre. Emprisonné encore une fois et incapable d'être auprès de sa femme alors enceinte, Amir décida de partir.

Sa femme réussit à atteindre l'Egypte, comme Amir un peu plus tard. Abandonnant son projet d'atteindre l'Europe, le couple entamma le difficile chemin de la construction d'une nouvelle vie comme réfugiés légaux. Malgré trois années passées à chercher un travail et s'occuper de sa jeune famille, c'est la lutte qui revint au premier plan.

“C'est devenu une situation gagnant-gagnant,” dit le 18 fois champion national.

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Pour en savoir plus sur le retour d'Amir Al-Awad sur les tapis, vous pouvez cliquer ici : Olympic.org