L'Hebdo !

L'Hebdo du 2 avril !

By Eric Olanowski

En revue, les résultats du Tournoi Bill Farell, des annonces d’équipes pour les Jeux du Commonwealth et la Coupe du Monde de Lutte Libre ce weekend. 

1. Les USA gagnent six médailles d’or, Dieringer nommé Meilleur Lutteur
Les Etats-Unis, le Kazakhstan et le Kyrghyzstan ont tous ramené l’or du tournoi international Bill Farell, tenu au New York Athletic Club de New York City.

Pour sa seconde participation dans autant de tournois, l’Américain Alex DIERINGER a remporté la médaille d’or des 79kg. Venu des 74kg, Dieringer est, à un peu plus d’un mois, à un cheveu d’obtenir 5-0 et de dépasser son résultat de 42-5 au tournoi Mémorial de Kiev en Ukraine. Dans les finales du Mémorial, Dieringer avait vaincu 7-3 le médaillé de bronze olympique Yabrail HASANOV (AZE).

Ce weekend, Dieringer a été nommé Meilleur Lutteur au tournoi Bill Farell après trois victoires, dont une par tombé sur le cinquième mondial 2015 Zelimkhan KHADJIEV (FRA) en 79kg. 

Résultats finaux
57kg - Samat NADYRBEK (KGZ) df. Tim LAMBERT (USA), 11-0
61kg - Jon MORRISON (USA) df. Tyler GRAFF (USA), 6-5
65kg - Evan HENDERSON (USA) df. Ilman MUKHTAROV (FRA), par tombé (0:26) 
70kg - Sayatpek OKASOV (KAZ) df. Kyle RUSCHELL (USA), 6-3
74 kg - Thomas GANTT (USA) df. Dan VALLIMONT (USA),11-0
79kg -  Alex DIERINGER (USA) df. Zelimkhan KHADJIEV (FRA)
86kg - Joe Rau (Minnesota Storm), vainqueur en tournoi nordique
97kg - Ty WALZ (USA) df. Deron WINN (USA), 4-2
125kg - Inkar YERMUKAMBET (KAZ) df. Oleg BOLTIN (KAZ), 4-2

2. Le Canada et le Nigéria annoncent leurs équipes pour les Jeux du Commonwealth
Le Canada et le Nigéria ont chacun révélé le nom de leurs 12 représentants alignés aux Jeux du Commonwealth 2018, prévus à Gold Coast en Australie du 11 au 13 avril 2018.
 
L’équipe des tenants du titre, le Canada, avait décroché sept médailles d’or aux Jeux du Commonwealth de Glasgow en Ecosse en 2014, et sera menée par la médaillée d’or olympique Erica WIEBE (CAN) et l’olympien Korey JARVIS (CAN).

Le finaliste des championnats du monde Odunayo ADEKOROYE (NGR) et le champion d’Afrique 2018 Melvin BIBO (NGR) sont à la tête des 12 participants de l’équipe nigérienne. Aux jeux de 2014, le Nigéria avait obtenu 11 médailles pour 12 catégories de poids engagées, dont deux médailles d’or pour Adekuoroye et Oluwafunmilayo ADENIYI AMINAT (NGR).

3. L’Inde et la Mongolie mettent sur pied des équipes de Coupe du Monde
L’Ambassade des Etats-Unis ne délivrant pas de visas en procédure accélérée à la Russie pour des évènements sportifs, la Fédération Russe de Lutte a dû se retirer de la Coupe du Monde de Lutte Libre de cette semaine.

Pour combler le vide laissé, USA Wrestling et les organisateurs du tournoi ont invité l’Inde et la Mongolie. Toutes deux ont accepté et ont engagé le processus d’obtention des visas.
 

4. Six médaillés olympiques en Coupe du Monde de Lutte Libre
Six médaillés olympiques venus d’Azerbaïjan et des Etats-Unis monteront sur le tapis de la Coupe du Monde ce weekend. 

Trois médaillés représentent l’Azerbaïjan : Haji ALIYEV (AZE), Jabrayil HASANOV (AZE) and Sharif SHARIFOV (AZE). Sharifov, double médaillé olympique, avait ramené l’or de Londres, et le bronze de Rio. Aliev et Hasanov s’étaient chacun saisis d’une médaille de bronze à Rio. 

Les trois médaillés olympiques alignés par les Etats-Unis sont Jordan BURROUGHS (USA), J’den COX (USA) et Kyle SNYDER (USA). Jordan BURROUGHS (USA) avait pris l’or à Londres, Kyle SNYDER (USA) celui de Rio, et Cox le bronze. 
 

5. Remake de la finale des championnats du monde pour la première session des 57kg
Les Etats-Unis et le Japon se rencontrent pour la première session de la Coupe du Monde dans un remake de la finale des championnats du monde 2017 en 57kg, entre Yuki TAKAHASHI (JPN) et Thomas GILMAN (USA).

En finale des mondiaux, Yuki Takahashi, révélation de l'année 2017a décroché son premier titre mondial par trois actions à deux points pour remporter le combat 6-0, d’abord par un entrelacs de doigts pour un avertissement et deux points à son bénéfice, puis par deux mises à terre défensives.

L'Hebdo dans les réseaux 

1. Soyez productif !?? Entraînement des lutteurs japonais ? Всем плодотворной недели! Тренировка японских спортсменок? ?@saori___yoshida

2. #FlagFriday avec le champion olympique S. SHARIFOV (AZE). Sharifov est enregistré en 92kg pour la Coupe du Monde ce weekend.

3. Alexander KARELIN est prêt pour les Championnats d'Europe ... et vous ?! #dagestan2018

4. “Les jours qui vous brisent sont les jours qui vous construisent ???.” @mohsenhajipour
روزهایی که تو را می شکنند روزهایی هستند که تو را می سازند ???

5. “Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse...” @koumba_larroque

L'année 2021 en revue : UWW reprend un calendrier presque normal ; les mondiaux et les Jeux Olympiques la même année

By Vinay Siwach

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 28 décembre) -- United World Wrestling, en 2020, a dû affronter un report après l'autre en conséquence de la pandémie de covid-19. Tous les tournois continentaux et mondiaux de qualification olympique furent annulés et aucun des championnats du monde d'aucune catégorie d'âge n'a pu avoir lieu.

En début d'année cependant, UWW a progressé dans l'accueil d'événements selon les directives sanitaires établies par le Comité international olympique et l'Organisation mondiale de la santé.

Tandis qu'en 2021 les projecteurs étaient braqués sur les Jeux Olympiques de Tokyo, UWW a réussi à organiser un calendrier presque complet dont le championnat du monde senior, un événement rare car les Jeux et les mondiaux ont été tenus la même année pour la première fois.

Juste après les Jeux de Tokyo du mois d'août dernier, le Président de l'UWW, M. Lalovic, s'est entretenu avec des officiels de la Fédération norvégienne de lutte pour prendre une décision finale quant à accueillir ou non le championnat du monde à Oslo au mois d'octobre.

La décision sans précédent, prise communément par les deux parties, d'accepter d'acceuillir le tournoi, a offert aux lutteurs et lutteuses l'opportunité de décrocher des médailles dans deux des plus prestigieux événements de lutte.

La lutte fut un énorme succès aux Jeux Olympiques, où Mijian LOPEZ (CUB) est devenu le premier lutteur homme quadruple médaillé d'or olympique grâce à un nouveau titre en lutte gréco-romaine dans la catégorie de poids des 130kg. Le Japon a perpétué sa domination en lutte féminine avec quatre médailles d'or tandis que les USA récoltaient cinq médailles en lutte libre.

26 pays se sont emparés d'au moins une médaille aux Jeux Olympiques ; le Nigéria et Saint-Marin y ont obtenu les premières médailles olympiques de leur histoire, l'Allemagne, la Turquie et le Kirghizstan leurs premières médailles de lutte féminine.

Abdulrashid SADULAEV (ROC) et Kyle SNYDER (USA) se sont finalement rencontrés à nouveau après trois ans - le premier s'est emparé de l'or en 97kg. Toujours en lutte libre, David TAYLOR (USA) a écrasé Hassan YAZDANI (IRI) pour l'or des 86kg et le jeune Gable STEVESON (USA) a soumis Geno PETRIASHVILI et Taha AKGUL (TUR) pour le titre des 125kg.

En lutte gréco-romaine, Cuba a décroché deux médailles d'or - en 60 et 130kg - tandis que Mohammadreza GERAEI (IRI) s'empare du titre des 67kg. Zhan BELENUIK (UKR), médaillé d'argent à Rio en 2016, obtient l'or à Tokyo et Musa EVLOEV (ROC) vainc Artur ALEKSANYAN (ARM) en finale des 97kg.

Yui SUSAKI (JPN), Mayu MUKAIDA (JPN), Risako KAWAI (JPN) et Yukako KAWAI (JPN) s'empare toutes de l'or pour le Japon. Taymara MENSAH STOCK (USA) décroche le titre des 68kg et Aline Focken est championne olympique des 76kg. Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ) devient la première finaliste de l'histoire de son pays.

Une fois les athlètes rentrés du pays du soleil levant, la plupart sont repartis deux mois plus tard pour celui du soleil de minuit, où les attendait le championnat du monde d'Oslo, la capitale de la Norvège. Une fois de plus, des combats épiques prirent place ; la rivalité de Sadulaev et Snyder passa une étape supplémentaire, tout comme celle opposant Yazdani et Taylor, le premier obtenant la victoire en revanche de sa défaite en finale olympique.

Bien qu'ayant envoyé une équipe constituée de remplaçantes, le Japon s'est tout de même emparé du titre de lutte féminine avec la jeune Akari FUJINAMI (JPN) menant la charge et décrochant l'or des 53kg sans concéder un seul point en quatre combats. L'équipe US termine deuxième, et Gray décroche son sixième titre mondial, un record.

En lutte gréco-romaine, l'Iran et la Russie se sont emparés de la plupart des médailles, la Russie terminant première avec six points d'avance sur l'Iran.

Sadulaev et Geraei sont également devenus les premiers lutteurs de l'histoire à remporter des titres olympiques et mondiaux la même année en, respectivement, 97 et 67kg.

Le retour de la lutte

Le calendrier UWW par le Matteo Pellicone, un événement de séries de classement (ESC) tenu à Rome au mois de mars et suivi par le très attendu tournoi européen de qualification olympique de Budapest quelques semaines plus tard.

Le tournoi de Budapest fut le premier qualificatif pour les Jeux, retardés, suivi du qualificatif Afrique & Océanie, puis celui d'Asie au Kazakhstan. Deux championnats continentaux  - Asie et Europe - furent également organisés à Almaty et Varsovie.

Juste un mois avant les Jeux, l'action s'est déplacée à Sofia en Bulgarie, où l'UWW organisa avec succès le tournoi mondial de qualification olympique, la dernière chance des athlètes pour décrocher un billet pour Tokyo. L'Open de Pologne, en juin, permit enfin aux lutteurs d'engranger quelques points de classement - utiles à l'établissement des têtes de séries de Tokyo.

Les championnats d'Europe des U23 et des U15 ont pris place entre le qualificatif mondial et l'Open de Pologne, comme le championnat panaméricain senior organisé à Guatemala City. Après l'Open de Pologne furent organisés, en juin, les championnats panaméricains et d'Europe des U17 et des U20.

Les athlètes sont retournés à Budapest pour le championnat du monde des U17, premier championnat du monde organisés depuis celui des U23 d'octobre 2019 dans la même ville. L'équipe féminine US s'y est emparée d'une victoire historique tandis que la Russie dominait encore une fois la lutte libre et la lutte gréco-romaine.

Une semaine après les Jeux, Ufa, en Russie, acceuillait le championnat du monde des U20 ; 15 jours plus tard, c'était au tour d'Oslo pour le championnat du monde des seniors. Encore une fois l'équipe US de lutte féminine remportait le titre, en confirmation de leurs rapides progrès.

Le 31 octobre l'UWW tint son Congrès à Belgrade en Serbie, le premier depuis 2018. Le jour suivant la capitale serbe ouvrait ses portes au championnat du monde des U23. 22 compétitions, dont les Jeux Olympiques, furent organisées  en 2021.

L'équipe ukrainienne de lutte féminine s'est emparée du titre pour la première fois tandis que l'Iran et la Russie étaient engagés dans une époustouflante course au titre en lutte libre et en lutte gréco-romaine.

2021 aura également vu quelques stars se retirer du jeu, dont les frères Lorincz Viktor et Tamas en Hongrie, tous deux médaillés à Tokyo. Les plus grandes stars allemandes, Aline Focken et, en lutte gréco-romaine, Frank STABLER, ont également conclu leurs carrières sur des médailles de Tokyo.

Si des pays comme la Chine ou le Japon auront limité leur participation à certains tournois, d'autres ont réussi à envoyer des équipes complètes aux championnats mondiaux et continentaux, y compris dans les catégories d'âge U17, U20 et U23.

Cette année, UWW continuera ses efforts de retour à la normale dans l'accueil de ses événements tandis que les athlètes préparent un nouveau cycle olympique.