L'Hebdo !

L'Hebdo du 4 juin !

By Eric Olanowski

En revue, le championnat d'Europe U23, les prochains événements de séries de classement, l'équipe U23 des USA et l'équipe russe des cadets pour les mondiaux. 

1. Le championnat d'Europe U23 2018 commence ce lundi 4 juin
Les meilleurs lutteurs d'Europe âgés de 19 à 23 ans se testeront pour le championnat du monde U23 2018 en combattant au championnat d'Europe U23 2018, qui débute ce lundi 4 juin à Istanbul en Turquie. 

La lutte gréco-romaine ouvre les débats de lundi à mercredi, suivie par la lutte féminine de mercredi à vendredi, et la lutte libre clôt le tournoi de vendredi à dimanche.

PROGRAMME

2. L'Open de Mongolie, un événement de série de classement de lutte féminine, débute ce weekend
Le deuxième événement de série de classement de lutte féminine de l'année, l'Open de Mongolie, commence les 9 et 10 juin à Oulan-Bator en Mongolie

La lutte libre s'affichera aussi samedi et dimanche, mais des points de classement ne seront attribués que pour la part féminine du tournoi.

​​​​​​PROGRAMME 
Samedi (Heure locale le 9 juin) 
10h30 Tour de qualification et repêchage de lutte libre - 57kg, 65kg, 74kg, 86kg, 97kg et LF - 50kg, 55kg, 59kg, 65kg, 72kg 

16h30 - Cérémonie d'ouverture 
17h00 - Finales 

Dimanche (Heure locale le 10 juin) 
10h30 - Tour de qualification et repêchage de lutte libre - 61kg, 70kg, 79kg, 92kg,125kg et  LF - 53kg, 57kg, 62kg, 68kg, 76kg
15h30 - Finales 

Ningning RONG (CHN) se présente à l'Open de Chine classée seconde mondiale (Photo par Max Rose-Fyne)

3. Prochains événements de séries de classement du mois de juin
Deux événements de séries de classement, l'Open de Chine et le Grand Prix de Hongrie, parent le mois de juin.

L'Open de Chine, le troisième événement de série de classement de la saison de lutte féminine, commence le 22 juin à Taiyuan en Chine.

Le troisième événement de série de classement, le Grand Prix de Hongrie, débute le 23 juin à Györ en Hongrie. 

Les points pour tous les événements de séries de classement seront attribués selon le résultat final et le nombre de compétiteurs en lice dans chaque catégorie. Seuls trois athlètes sont autorisés dans chaque catégorie de poids par pays.

POINTS
OR - 8 Points 
ARGENT - 6 Points 
BRONZE - 4 Points 
5me place - 2 Points 

Le médaillé de bronze junior 2017 Kollin MOORE (USA). (Photo par Marion Stein)

4. Les Etats-Unis sélectionnent leurs lutteurs pour l'équipe des championnats du monde U23  
Les sélections pour l'équipe des Etats-Unis des championnats du monde U23 se sont terminées ce weekend, et trois anciens médaillés ont obtenu leur passeport pour le championnat du monde U23 2018 de Bucharest en Roumanie de novembre prochain.

Les trois Américains qui lutteront pour une seconde médaille mondiale sont Vitali Arujau (médaillé d'argent cadet 2016), Mitch McKee (médaillé d'argent mondial junior 2017 Junior) et Kollin Moore (médaillé de bronze junior 2017). 

Equipe des USA, championnat du monde U23
57kg - Jack MUELLER (USA)
61kg - Vitali ARUJAU (USA)
65kg - Mitch MCKEE (USA)  
70kg - Hayden HIDLAY (USA) 
74kg - Alex SMYTHE (USA) 
79kg - David MCFADDEN (USA)
86kg - Myles MARTIN (USA)
92kg - Michael MACCHIAVELLO (USA) 
97kg -  Kollin MOORE (USA) 
125kg - Youssif HEMIDA (USA)  

5. Equipe Cadets de Russie, championnat du monde 
En vue du championnat du monde cadet 2018 de Zagreb en Croatie, la Russie a tenu son championnat national les 2 et 3 juin à Moscou.

TOUTES LES FINALES

CHAMPIONS DE RUSSIE CADETS
45kg - SAGDY  
48kg - ANDROSOV 
51kg - BAITAZOV 
55kg - KIZINOV 
60kg - MAMEDOV 
65kg - SHERIEV 
71kg - MAGAMEDOV 
80kg - ELKANOV 
92kg - JIGKAEV 
110kg - KOZYREV 

L'Hebdo dans les réseaux !

1. Big Move Monday! Le plus fameux des décalages arrières, au ralenti, par @alliseeisgold@usawrestling

2. Petit, mais puissant! ? Маленький, но сильный! ? ? @zhenis_iskabay #wrestling#baby#kid#ребенок#малыш#борьба

3. Давид Чакветадзе:
"В жизни бывают очень тяжелые моменты. Когда ты устаешь и больше не хочешь продолжать работать. Когда тело тебе говорит: "Все хватит, заканчивай, ты устал". Тебе хочется сдаться, остановится, забить на все это и отдохнуть. Но вот что я вам скажу. Никогда не сдавайтесь! Никогда не опускайте руки! Чтобы не случилось, как бы тяжело не было, как бы сильно вы не устали. Боль временна. Рано или поздно она пройдет и все встанет на свои места. И вы получите то, что заслужили!"
@david_chakvetadze 
#wrestling#motivation#ДавидЧакветадзе#мотивация

4. Quel sorte d'exercie?  Как называется упражнение? Vidéo par @davorstefanek 
#wrestling#training#workout#coolvideo#тренировка#борцы

5. C'est vendredi. Faites vos assouplissements! ?

Mariage, enfant et diplôme de médecine sur la route des JO de Jane Valencias (MEX)

By Eric Olanowski

CORSIER-SUR-VEVEY, Switzerland (April 7) – Il aura fallu dix ans, trois pays, un mariage, un enfant et un diplôme de médecine à Jane VALENCIAS pour que le Mexique obtienne sa première qualification olympique en lutte féminine. 

“Ma mère m'a appris que si je travaillais dur, j'arriverai là où je le voudrais," raconte Jane.  “En regardant maintenant mes réussites, je crois qu'elle avait raison.”

Ce qu'elle voulait fut toujours clair : mère, médecin et lutteuse olympique. Mais l'obtenir exigea patience et sacrifice. 

"J'ai commencé mes études en 2009 et les ai terminées en 2019. Il faut normalement six ans du début à la fin, mais il m'a fallu 10 ans parce que je les ai arrêtées deux fois pour lutter."

Jane Valencia a obtenu son diplôme de l'université Guadalajara Lamar au printemps 2019.

Aujourd'hui la combative “Drsse Valencia”, 57kg, cherche à obtenir sa licence pour lutter au Mexique et aux Etats-Unis. Son mari, le vice-champion olympique 2012 Jaime ESPINAL (PUR), est portoricain et obtenir pour Jane sa licence aux USA lui permettrait de lutter au Mexique, aux Etats-Unis et à Porto-Rico, un territoire américain. “Cela me prendra du temps. La procédure durera un an, un an et demi," dit-elle. "Mais après les Jeux, j'espère avoir assez d'argent pour payer la paperasserie et le test pour passer ma licence."  

Après son diplôme, Jane a déménagé du Mexique aux Etats-Unis pour rejoindre son mari et s'entraîner au club de lutte de Nittany Lion sous la tutelle des champions olympiques Cael SANDERSON (USA) et Jake VARNER (USA). Un tout petit peu plus d'un an après être remontée sur les tapis, elle est devenue la première lutteuse mexicaine de l'histoire à atteindre les Jeux Olympiques, grâce à une victoire en 57kg au tournoi panaméricain de qualification olympique d'Ottawa.

Jane VALENCIA'S (MEX) avec sa fille Joy au sommet du podium du tournoi panaméricain de qualification olympique. (Photo : Tony Rotundo)

Après avoir échoué d'un combat pour se qualifier aux Jeux de Rio en 2016, Valencia a fait une pause de trois ans avant de réaliser qu'elle avait quelque chose à se prouver. Au milieu de cette retraite, jalonnée d'expériences marquantes telles que se marier, donner naissance à un enfant et passer son diplôme de médecin, Valencia a pu observer les réussites de Natalia VOROBEVA (RUS) et Sofia Mattsson (SWE) après leurs accouchements.

"J'ai pris Vorobeva et Mattsson comme exemple. Elles ont fait leur retour après avoir eu un enfant et étaient très bonnes. Cela m'a montré que je pouvais être maman et toujours bonne en lutte."

"Je sais que c'est fou, mais quelque chose à l'intérieur de moi me disait que j'avais besoin de revenir. Je révais toutes les nuits de remonter sur le tapis. Vous savez, quand vous luttez, vous n'arrêter jamais vraiment. C'est une part de votre vie."

Valencia, qui a donné naissance à sa fille Joy le 31 mai 2017, est remontée sur le tapis pour la première fois en février 2019 à l'occasion du Cerro Pelado. Elle fut vaincue en finale par Amanda HERNANDEZ (CUB) et dut se contenter de la médaille d'argent. Sa deuxième apparition prit place une année plus tard à Ottawa, au Canada, pour le tournoi panaméricain de qualification olympique, où elle devait atteindre les finales pour composter son ticket pour les JO.

Quelques jours avant cette compétition, elle déclarait : "Tout le monde veut gagner le qualificatif. Je savais que [la championne olympique, ndlr] Helen [Maroulis, ndlr] serait là, alors je me suis entraînée en préparant mon mental pour lutter les meilleurs combat de ma carrière." 

A Ottawa, Valencia a ouvert les feux par deux victoires décisives sur Betzabeth SARCO COLMENAREZ (VEN) et Nes RODRIGUEZ TIRADO (PUR) -- pour atteindre un combat quitte ou double pour la qualification olympique face à la championne du monde en titre canadienne Linda MORIAS (CAN).

La scène était montée et l'enjeu simple : vaincre Morias et aller aux JO ou perdre et rentrer comme en 2016, sans place olympique.

Rejoignant les demi-finales, Jane se disait : "Aie foi en toi-même, ta préparation et lutte. Amuse-toi."  

Lors de ce combat, Jane barra une précoce tentative de double ramassement de jambe de la part de Morais, contre-attaquant en projection en prise de bras par la droite et amené au sol, prenant la tête 4-0. "Je l'avais vue lutter avant, alors je savais parfaitement ce qu'elle tenterait de faire."  

En fin de partie, c'est un ramassement de jambe intérieur que stoppa Jane avant de projeter Morais au sol à nouveau. Mais cette fois, ce fut pour un infliger un tombé à la championne du monde. "A ce moment, je ne pensais pas à ce qui allait advenir. J'ai seulement réagi : je me suis relaxée, et mon corps a réagit."

Grâce à cette victoire sur Morais, Jane Valencia est devenue la première Mexicaine de l'histoire qualifiée pour les Jeux Olympiques.

Elle espère ainsi montrer aux jeunes Mexicaines qu'elles ont un modèle à suivre. "Je n'avais pas de modèle, alors j'ai fabriqué mon propre exemple," dit-elle.

"Maintenant, c'est une chance énorme. Avant, les jeunes filles avaient au Mexique un rêve olympique, mais elles n'avaient pas d'exemple. Elles n'avaient personne à suivre. Maintenant qu'elles ont vu quelqu'un atteindre cet objectif, elle peuvent se dire 'Moi aussi je peux me qualifier'."

Jane continue sa préparation pour les Jeux tout en s'entraînant au Nittany Lion. Elle aspire à devenir médaillée olympique mais dit que remporter une médaille olympique ne la définirait pas en tant que lutteuse, femme ou mère. "Gagner une médaille olympique est mon objectif pour l'instant. Mais nous valons plus qu'une médaille et une médaille ne change pas votre vie. Une médaille n'est pas suffisante pour faire de vous une bonne personne."

Dans un message à destination de la communauté de la lutte, elle déclare :“Ces moments où nous sommes à la maison, ignorant de ce que le futur nous réserve, je vous demande d'être patients et d'avoir la foi. Ayez la foi que ceci arrivera, que nous remonterons sur les tapis pour faire ce qui nous passionne. Gardez votre esprit occupé avec les petites choses du quotidien et vivons un jour à la fois. Restez positifs, en bonne santé et, par-dessus tout, concentrez-vous sur l'objectif qui nous attend.”