#Grappling

Quatre double titres remportés aux Championnats d'Europe de Grappling

By Vinay Siwach

BAKU, Azerbaijan (29 mai) -- La domination des Athlètes Neutres Individuels (AIN) a été remise en question par le terrain dans la compétition de Grappling Gi aux Championnats d'Europe de Grappling à Baku. Après avoir remporté les 10 médailles d'or en Grappling masculin, les AIN ont été stoppés à 5 médailles en Grappling Gi.

Magomedbek TEMEEV (AIN), Artur AGASHIRINOV (AIN) et Eldar RAFIGAEV (MDA) ont amélioré leurs médailles d'argent pour l'or en Grappling tandis que Shamil MAZHIDKHANOV (AIN) réitère en tant que champion d'Europe.

Jerzy IZDEBSKI (POL), Samy MEZACHE (FRA) et Mateusz MAZUR (POL) étaient médaillés de bronze en Grappling mais ils ont réussi à remporter la médaille d'or en grappling Gi  avec quelques performances époustouflantes.

En Grappling Gi féminin, Alicja IRENA (POL) à amélioré sa médaille d'argent en or en 53kg, vengeant sa défaite contre Carlota PRENDES (ESP) en finale. Olesia ZHURAVLEVA (AIN) réitère en devenant la championne en 58kg comme l'avait fait Alsu IANSHINA (AIN) en 71kg et Justyna SITKO (POL) en 90kg.

Laila OHLHOFF (GER) s'est assurée de terminer son parcours en 64kg avec une médaille d'or, battant Veronika KARAKHONOVA (AIN), 6-5, lors d'une finale palpitante.

RESULTATS

Grappling Gi masculin

58k
OR : Jerzy IZDEBSKI (POL) a battu Ilia ABRAMENKO (AIN), par soumission

BRONZE : Vahid ALAKBAROV (AZE) a battu Bohdan CHORNEI (UKR), par soumission

62kg
OR : Magomedbek TEMEEV (AIN) a battu Dmytro BARANOV (UKR), 7-4

BRONZE : Wojciech GRYZ (POL) a battu Philippe ALILAT (FRA), par forfait
BRONZE : Vladimir KOZLOV (AIN) a battu Mykola NYKYFORUK (UKR), par soumission

66kg
OR : Artur AGASHIRINOV (AIN) a battu Giorgi RAZMADZE (GEO), 2-2

BRONZE : Gazimagomed TAGAEV (AIN) a battu Bartosz TYRKIEL (POL), par soumission
BRONZE : Giovanni SUAREZ (ESP) a battu Vadym SKRYNYTSIA (UKR), 4-2

71kg
OR : Kurban KADIEV (AIN) a battu Sandor LAKATOS (HUN), 3-0

BRONZE : Nico PULVERMUELLER (GER) a battu Vladyslav POHORILOV (UKR), 11-0
BRONZE : Dzhimsher RAZMADZE (GEO) a battu Piotr DUDZINSKI (POL), 8-0

77kg
OR : Magomed DAURBEKOV (AIN) a battu Iker CAMARA (ESP), 3-1

BRONZE : Adilkhan VALIEV (AIN) par forfait
BRONZE : Dumitru CEBAN (MDA) a battu Arthur LEROY (FRA), 2-2 sur prolongation

84kg
OR : Samy MEZACHE (FRA) a battu Eneko DIEZ PUEBLA (ESP), 3-2

BRONZE : Igor DZIAG (POL) a battu Pawel JAWORSKI (POL), par soumission (0-4)
BRONZE : Pierre MANZO (FRA) a battu Rasul ABDULVADUDOV (AIN), 5-4

92kg
OR : Mateusz MAZUR (POL) a battu Mantas DAUBLYS (LTU), sur avertissements (6-2)

BRONZE : Pablo ESTEPA NIETO (ESP) a battu Murat KHASANOV (AIN), par disqualification
BRONZE : Imran KHAMIDOV (AIN) a battu Levente LAKY (HUN), par soumission

100kg
OR : Shamil MAZHIDKHANOV (AIN) a battu Francisco MARTINEZ VILA (ESP), 18-0

BRONZE : Ivan MALIN (UKR) a battu Andrzej IWAT (POL), sur décision
BRONZE : Vasif SAFARBAYOV (AZE) a battu Arnold OCULI (FRA), 8-2

130kg
OR : Eldar RAFIGAEV (MDA) a battu Eldar MAMMADOV (AZE), par soumission (0-2)

BRONZE : Wojciech WILK (POL) a battu Viktor KLIUEV (AIN), 2-0

Women’s Grappling Gi

53kg
OR : Alicja IRENA (POL) a battu Carlota PRENDES (ESP), 7-5

BRONZE : Kristina RAU (GER) a battu Daria LUKIANCHIKOVA (AIN), par soumission

58kg
OR : Olesia ZHURAVLEVA (AIN) a battu Irina KUPRINA (AIN), par soumission

BRONZE : Jazmin ARJONA (ESP) a battu Paulina STASKIEWICZ (POL), 5-3

64kg
OR : Laila OHLHOFF (GER) df. Veronika KARAKHONOVA (AIN), 6-5

BRONZE : Anna CASTELLS (ESP) a battu Joanna ZABULEWICZ (POL), 2-1
BRONZE : Daria CHIBISOVA (UKR) a battu Viktoriia PANCHENKO (UKR), par soumission

71kg
OR : Alsu IANSHINA (AIN)
SILVER : Alycia QUENEE (FRA)
BRONZE : Emily GUENZLER (GER)

90kg
OR : Justyna SITKO (POL)
SILVER : Alena VLASOVA (AIN)
BRONZE : Paula MARTINEZ (ESP)

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »