Coupe Meiji

Retour émouvant - et victorieux - de Watari à la Coupe Meiji

By Ken Marantz

TOKYO, Japon (le 16 juin) - L'émotion était palpable lorsque Rio Watari est remontée sur les tapis, deux ans après le début d'un éprouvant combat remporté sur le cancer. 

Des larmes de soulagement et de joie ont coulé à flots lorsqu’elle a décroché la victoire.

Watari parachève sa remarquable rémission du lymphome d’Hodgkin par une nomination au titre de lutte féminine en 68kg au tournoi du Japon sur invitation de Tokyo, et par une place dans l’équipe du Japon pour le championnat du monde de Budapest.

Watari a même donné dans le dramatique, marquant un point décisif par sortie de tapis à 6 secondes de la fin de sa finale contre Chiaki SEKI, pour une victoire 3-2 et son premier titre dans ce tournoi depuis 2014, connu sous le nom de coupe Meiji.

Le point gagnant de Watari est venu sur sa quatrième tentative de ceinture. Les trois premières avaient été interrompues et les seuls points marqués par les lutteuses l’avaient été pour passivité, Watari prenant la tête 2-1 à 32 secondes de la fin.

Mais Seki - qui luttait jusqu’à maintenant sous son nom de jeune fille IIJIMA - a forcé Watari à l’égalité 2-2 à 24 secondes de la fin par son unique tentative de ceinture du combat.

Watari, arrivée jusque là, n’allait pas se laisser faire, et sa réponse a comblé le bruyant contingent des supporters de son sponsor Aisin AW dans les tribunes de la salle Komazawa.

 “J’ai tout donné, persuadée que la victoire serait finalement mienne, et que je rejoindrai les autres championnes de Shigakkan aux championnats du monde,” a déclaré Watari en se référant à son université de la centrale de Shigakkan, d’où provient la majeure partie de l’équipe féminine pour Budapest, qu’il s’agisse de nouvelles ou d’anciennes étudiantes.

Watari n’a eu besoin que de deux combats pour remporter l’or. Dans son combat d’ouverture – son premier depuis les Jeux de Rio en 2016 -, c’est un solide 7-0 sur Mai HAYAKAWA, de Shigakkan, qui lui a permis de rejoindre les finales.

“Dans le premier combat, même en surmontant ma nervosité, mon corps tremblait tellement que je n’étais plus moi-même,” a révélé Watari, âgée aujourd’hui de 26 ans. “Je n’arrivais pas à me calmer et me sentais angoissée. Je sentais que si je continuais comme cela, je ne serais pas capable de remporter le titre.”

 “Pendant la finale, je croyais en ce que j’avais fait jusque là, et j’étais déterminée à gagner. J’ai pu relever le défi de manière relaxée.”

Rio WATARI, championne des 68kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Avant sa maladie, Watari avait déjà fait les titres de la presse nationale lors de sa qualification pour les Jeux de Rio. Ce qui rendait son cas si particulier à l’époque est que, dans son ardente volonté de remporter une médaille olympique, Watari était monté de deux catégories de poids, de 63kg à 75kg. L’histoire veut qu’elle ait pris 12 kg en mangeant cinq repas par jour.

Son lymphome fut diagnostiqué quelques jours avant les Jeux, auxquels elle prit part tout de même. Et ne fit de sa maladie aucun motif d’excuse pour sa décevante défaite d’un point face à Aline da Silva FERRIRA (BRA). A son retour au Japon, son état fut rendu public et, alors qu’il empirait, elle commença plusieurs traitements, dont une chimiothérapie.

“Pour les Jeux Olympiques, alors que je me battais pour savoir s’il fallait participer ou pas, j’ai continué à m’entraîner, ce qui a rendu ma participation possible,” a indiqué Watari. “Ensuite, ma vie contre la maladie a débuté. J’étais alitée la plupart du temps, avec des vertiges lorsque j’étais debout. Chaque jour qui passait, je me demandais si je serais capable de reprendre la lutte.”

En septembre dernier, elle recommence à marcher, faire du vélo et, petit à petit, acquérir “le corps d’une personne normale.” Après s’être limitée à des exercices élémentaires, elle a rejoint les salles de lutte en janvier.

“Si je considère ma condition d’avant les Jeux Olympiques comme à 100%, j’en suis toujours loin en termes de force physique”, dit Watari. “Je ne peux toujours pas tenir jusqu’à la fin de l’entraînement. Je dirais que j’en suis à 50%.”

Watari s’est retrouvée directement dans l’équipe pour Budapest car la médaillée mondiale et olympique Sara DOSHO, vainqueur en 68kg du championnat du Japon (appelé la coupe de l’Empereur), a souffert d’une blessure de l’épaule à la coupe du monde de lutte féminine en mars, qui l’a tenue éloignée de la coupe Meiji.

Si une lutteuse remporte dans sa catégorie de poids à la fois la coupe de l’Empereur et la coupe Meiji, elle sera automatiquement sélectionnée pour Budapest. Si les vainqueurs d’une même catégorie de poids sont différents, elles se retrouveront pour des éliminatoires le 7 juillet, et Dosho en sera également absente.

Pour Watari, son remarquable comeback n’efface en rien la piqûre de sa défaite à Rio. Après le combat, interrogée lors de sa conférence de presse sur le soutien reçu de ses parents pendant son combat contre le cancer, elle s’est effondrée.

“Je n’ai pas été capable de gagner aux Jeux Olympiques et leur rapporter une médaille,” a-t-elle déclaré, en larmes, sous-entendant que le meilleur moyen de leur montrer sa reconnaissance serait une médaille d’or aux Jeux de Tokyo en 2020.

 “Ceci n’est pas encore les Jeux Olympiques, et n’efface donc en rien ce qui est arrivé à Rio. Je dois penser jusqu’où il m’est possible d’aller en 68kg, et avec l’approche des qualifications pour les Jeux, quelle est pour moi la meilleure catégorie de poids. Cette victoire et cette qualification pour les mondiaux sont un précieux pas vers les Jeux.”

Quand même, avoir traversé une maladie mortelle lui fait beaucoup plus apprécier le temps passé sur les tapis, et lui permet de supporter les rigueurs nécessaires pour atteindre le succès.

“En ce moment, je m’éclate quand je lutte,” a conclu Watari.

Shota TANOKURA a acquis son billet pour les championnats du monde en remportant la compétition des 55kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Le champion d'Asie Tanokura lorgne sur l'or

Le champion d’Asie Shota TANOKURA a mené une attaque en règle sur l’or des 55kg en lutte gréco-romaine, déployant une démonstration de projections spectaculaires et assurant ainsi sa place pour le championnat du monde.

Tanokura poursuit sur la lancée de son triomphe à la coupe de l’Empereur, affichant deux victoires par supériorité technique avant de se défaire de Shota OGAWA 7-0 en finale, grâce à, notamment, un amené au sol en prise de demi-souplesse.

C’est la troisième médaille d’or de Tanokura à la Meiji, et sa première depuis 2015. Il s’était retiré après son échec aux sélections des Jeux Olympiques de Rio, en partie parce qu’il se sentait handicapé par le fait que la catégorie minumum de poids ait été montée à 59kg. Il avait été rapidement dominé par le médaillé d’argent olympique Shinobu OTA et le champion du monde Kenichiro FUMITA.

Mais le retour de la catégorie des 55kg a entraîné le retour de Tanukora à la discipline l’année passée, bien qu’il garde son emploi de professeur d’éducation physique au lycée de Tokyo.

Ses obligations professionnelles l’ont empêché de s’entraîner comme il l’aurait souhaité pour la coupe Meiji, au grand dam de son entraîneur.
“Honnêtement, pour ce tournoi, après le championnat d’Asie [de Bichkek en février] et le dernier camp national, je n’ai pas pu m’entraîner,” a déclaré Tanokura.

“L’entraîneur Shingo Matsumoto m’a dit une semaine avant le tournoi : ‘Mon pote, c’est pas comme ça que tu vas gagner.’ On m’a dit qu’il fallait que j’y aille avec l’état d’esprit d’un combattant, et ça a fait clic, même s’il était un peu tard.”

 Tanokura, triple médaillé des Jeux d’Asie, aura pour la première fois de sa carrière la possibilité d’une médaille de championnat du monde. Il a pu renforcer sa confiance par une deuxième place au tournoi Dan Kolov-Nikola Petrov de Sofia, en mars.

“J’ai participé à une compétition en Europe, et mon impression est que les lutteurs asiatiques sont plus puissants que les Européens dans les catégories les plus légères,” a-t-il indiqué. “Il ne reste plus qu’à me focaliser sur l’or des mondiaux.

Yukako KAWAI, médaillée d'or en 62kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Pendant ce temps chez les sœurs KAWAI, Yukako s’est emparée du titre de lutte féminine en 62kg et se rapproche un peu plus de Budapest.  
Yukako pleurait après sa victoire, mais ce n’était pas de joie, déçue par sa performance en finale 4-1 sur Yurika ITO, pendant laquelle elle n’a pas réussi à marquer en attaque.

"Je voulais le titre et suis satisfaite de l’avoir obtenu, mais je n’ai rien pu faire comme je m’étais entraînée pour, donc c’est très décevant,” a déclaré Yukako. “J’ai travaillé sur les amenés à terre, à répliquer et garder une position basse. Je n’ai même pas appliqué les fondamentaux.”

Yukako et sa soeur aînée Risako Kawai, championne olympique et championne du monde, avaient toutes deux changé de catégories de poids depuis leurs victoires à la coupe de l’Empereur. Risako était passée de 62kg à 59kg.

 Ceci a lancé les bases d’un scénario intéressant. Si, par surprise, Risako ne remporte pas la finale des 59kg dimanche, elle affrontera sa soeur en éliminatoire pour la place des 62kg. Mais Yukako pense qu’il n’en sera rien.

“Si elle gagne en 59kg, il n’y aura pas d’éliminatoire entre nous, donc Risako dit que nous devons absolument tout faire – gagner - pour aller ensemble au championnat du monde.”

Pour Yukako, Budapest sera l’occasion de se racheter pour le championnat du monde de Paris l’année passée, où elle n’a pas décroché l’or en 63kg ; pour y arriver, elle n’a pas le droit de reproduire ses errements de samedi.

“La façon dont j’ai lutté ne valait rien,” a-t-elle dit. “À ce niveau, je serai tout de suite battue, comme l’année passée. Je dois tout recommencer depuis le début.”

Yuhi FUJINAMI a dû se retirer du tournoi suite à une fracture de l’os de la pommette. (Photo par Sachiko Hotaka)

Fujinami se retire et compte sur les éliminatoires

Étonnamment, Yuhi FUJINAMI, médaillé de bronze à Paris 2017 en lutte libre et 70kg, s’est retiré de la compétition catégorie 74kg, préférant jouer son retour au championnat du monde aux éliminatoires.


Fujinami s’est fracturé le malaire droit après avoir reçu un coup de coude à l’entraînement début mai. Il est apparu dans deux rencontres en duel pour l’Université Yamanashi Gakuin, se protégeant tant bien que mal en évitant d’amener ses adversaires à terre. Il compte sur une rémission totale d’ici aux éliminatoires. 

Fujinami a déclaré à la presse qu’il avait pris sa décision dimanche, après consultation avec sa famille au championnat national juniors des lycées, où tous étaient réunis pour soutenir sa jeune soeur Akari – qui a décroché la médaille d’or.

En l’absence de Fujinami, c’est Ken HOSAKA qui a décroché le titre avec une victoire 11-3 sur Yuto MIWA, encore adolescent. En demi-finale, Hosaka a dû mettre un pied dans la zone de protection à 3 secondes de la fin pour obtenir les deux points qui lui ont donné la victoire 4-4 sur Ryuki YOSHIDA.

Fujinami et Hosaka se rencontreront en éliminatoire dans un remake de la finale de la coupe de l’Empereur, que Fujinami avait remportée par supériorité technique.

Dans les autres titres de lutte libre à saisir samedi passé, celui des 97kg est revenue à Naoya AKAGUMA, qui a déroulé une victoire 9-0 sur Taira SONODA.

En demi-finale, Akaguma avait marqué un amené à terre tardif pour une victoire 3-3 sur le vainqueur de la coupe de l’Empereur Takeshi YAMAGUCHI, les amenant tous deux à un combat éliminatoire pour Budapest.

Le médaillé d’argent d’Asie Tsuchika SHIMOYAMADA (67kg) et Shohei YABIKU (77kg) en lutte gréco-romaine, et Katsuki SAKAGAMI (57kg) en lutte féminine, ont tous décroché le double titre national et leur place pour Budapest.

Résultats du troisième jour

Lutte libre

74kg (12 inscrits)
Or – Ken HOSAKA df. Yuto MIWA, 11-3

Bronze – Hayato OGATA et Ryuki YOSHIDA

Demi-finale – Yuto MIWA df. Hayato OGATA, 5-0
Demi-finale – Ken HOSAKA df. Ryuki YOSHIDA, 4x-4

97kg (12 inscrits)
Or – Naoya AKAGUMA df. Taira SONODA, 9-0

Bronze – Takeshi YAMAGUCHI et Hiroto NINOMIYA

Demi-finale – Naoya AKAGUMA df. Takeshi YAMAGUCHI, 3x-3
Demi-finale – Taira SONODA df. Hiroto NINOMIYA par forfait.

Lutte gréco-romaine

55kg (10 inscrits)
Or – Shota TANOKURA df. Shota OGAWA, 7-0

Bronze – Tomoya MARUYAMA et Hiromu KATAGIRI

Demi-finale – Shota TANOKURA df. Tomoya MARUYAMA par tombé, 8-0, 1:50
Demi-finale – Shota OGAWA df. Hiromu KATAGIRI par tombé, 10-2, 2:20

67kg (10 inscrits)
Or – Tsuchika SHIMOYAMADA df. Shogo TAKAHASHI par tombé, 9-1, 4:17

Bronze – Daiki KOBAYASHI et Katsuyoshi KAWASE

Demi-finale – Tsuchika SHIMOYAMADA df. Daiki KOBAYASHI par tombé, 10-1, 2:07 
Demi-finale – Shogo TAKAHASHI df. Katsuyoshi KAWASE, 5-3

77kg (12 inscrits)
Or – Shohei YABIKU df. So SAKABE, 2x-2

Bronze – Kenryu KUZUYA et Takeshi IZUMI

Demi-finale – Shohei YABIKU df. Kenryu KUZUYA par tombé, 8-0, 1:27 
Demi-finale – So SAKABE df. Takeshi IZUMI par tombé, 3:30 (5-3)

Lutte féminine

57kg (6 inscrites)
Or – Katsuki SAKAGAMI df. Akie HANAI, 4-1

Bronze – Sae NANJO et Chiho HAMADA 

Demi-finale – Katsuki SAKAGAMI df. Sae NANJO, 8x-8
Demi-finale – Akie HANAI df. Chiho HAMADA, 2-0

62kg (7 inscrites)
Or – Yukako KAWAI df. Yurika ITO, 4-1

Bronze – Atena KODAMA et Honoka IMAGAWA

Demi-finale – Yurika ITO df. Atena KODAMA par ST, 11-0, 4:09
Demi-finale – Yukako KAWAI df. Honoka IMAGAWA, 4-0 

68kg (5 inscrites)
Or – Rio WATARI df. Chiaki SEKI, 3-2

Bronze – Miwa MORIKAWA et Mai HAYAKAWA

Demi-finale – Chiaki SEKI df. Miwa MORIKAWA, 7-2
Demi-finale – Rio WATARI df. Mai HAYAKAWA, 7-0

L'Hebdo !

L'Hebdo du 7 janvier !

By Eric Olanowski

En revue, les opérations chirurgicales d’Akgul et de Yazdani, le retour de Taylor sur le tapis après une mise à pied de 8 mois, un regard sur les inscriptions du Matteo Pellicone/#WrestleRome, les Lutteurs de l’année 2019 et la quête de Susaki pour l’or olympique.

1. Les champions olympiques Akdul et Yazdani absents cette saison
Les champions olympiques de Rio 2016 Aha AKGUL (TUR) et Hassan YAZDANI (IRI) ont annoncé qu’ils feront l'impasse sur une bonne partie de la saison 2020 après avoir chacun subi une opération chirurgicale au cours de ces dernières semaines.

Akgul a déclaré à United World Wrestling : « J'ai chuté sur mon épaule durant l'entraînement. Je serai de retour dès que possible… j’espère avant les Jeux Olympiques. » Le médaillé d'or olympique en lutte libre 125kg a subi une opération à son épaule gauche et s’attend àêtre absent au moins 3 mois. « Je vais me reposer pendant deux mois. Puis le processus de physiothérapie commencera. Je recommencerai les entraînements dans trois mois. »

Yazdani, champion olympique et deux fois champion du monde en 86kg, a subi une opération de son genou droit et sera sur le banc de touche pendant au moins deux mois. La superstar iranienne a déclaré à United World Wrestling : « L’opération a été un succès. Je vais bien maintenant. Je commencerai les entraînements sur le tapis dans deux mois. Je suis dans un bon esprit désormais. Voyons ce qui va se passer dans le futur. »

2. Les inscriptions du Matteo Pellicone publiées 
Le premier arrêt de la route des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 est programmé à Rome pour le premier des deux évènements de séries de classement (ESC), le Matteo Pellicone.

Le tournoi de trois jour se déroule du 15 au 18 janvier à Ostia, une cité portuaire de la Rome antique, située à 30 km du centre-ville.

7 champions du monde en titre et 31 médaillés mondiaux 2019 croiseront le fer sur les tapis. La lutte libre n'accueillera pas moins de 9 médaillés mondiaux, la lutte gréco-romaine 4 finalistes  de Noursoultan. La lutte féminine couronnera le tournoi avec 18 médaillées mondiales 2019.

Champions du monde inscrits :
LL 74kg - Kyle Douglas DAKE (USA) – double champion du monde des 79kg
LF 57kg - Linda MORAIS (CAN) – championne du monde des 59kg
LF 62kg - Inna TRAZHUKOVA (RUS) – championne du monde des 65kg 
LF 62kg - Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ)
LF 69kg - Tamyra Mariama MENSAH (USA)
LF 76kg - Natalia VOROBEVA (RUS) - championne du monde des 72kg
LF 76kg - Adeline Maria GRAY (USA) 

Cliquez ICI pour la liste complète des inscriptions du Matteo Pellicone.

3. David Taylor prépare son retour 
David Taylor (USA) a annoncé sur ses chaînes de réseaux sociaux qu’il revenait sur les tapis après un arrêt de huit mois : « Chers tous, je suis de retour. Je vous verrai bientôt. »

En 2018, Taylor était resté invaincu tout au long de la saison, s'emparant des titres du championnat du monde en 86kg, du championnat panaméricain, du Ivan Yariguin et du Yasar Dogu.

Mais en mai, en chemin pour défendre son titre mondial, il a subi un revers malheureux.

Au Beat the Streets de New York, en combat contre Drew FOSTER (USA), Taylor s’est couché au bout de 31 secondes, visiblement blessé au genou droit. Durant la séquence d’ouverture du combat, Foster a lancé un ramassement de jambe par dessous, passant entre les jambes de Taylor. Surgissant dans le dos de son adversaire, Foster a isolé la jambe droite de Taylor. Foster, sur sa main droite, s'est ensuite jeté sur sa hanche gauche - au moment où Taylor cessait de lutter et saisissait son genou droit. Le tenant du titre mondial a bien essayé de continuer mais son genou droit a cédé la première fois qu’il a mis tout son poids dessus, le forçant au forfait sur blessure.
 

4. Susaki s'assure une place dans l'équipe japonaise du tournoi de qualification olympique d'Asie ; Otoguro verrouille la sienne en équipe olympique
Yui SUSAKI (JPN) et Rei HIGUCHI (JPN) pensaient leurs espoirs de médaille d’or aux Jeux Olympiques de Tokyo évanouis, mais toutes les cartes ont été rebattues après leurs victoires au championnat du Japon il y a quelques semaines.

Susaki avait vu ses rêves olympiques s’effondrer devant ses yeux lors de sa défaite en éliminatoire contre Yuki IRIE (JPN) le 6 juillet dernier. Ou tout du moins elle le pensait. Mais après la décevante prestation d’Irie à Noursoultan, Susaki s’est vue octroyer une chance de reprendre sa place initiale. Et elle en a profité pleinement.

Pendant les vacances, en finale du championnat du Japon, Susaki a franchi une étape importante pour reprendre sa quête de gloire olympique en prenant sa revanche sur Irie. La double championne du monde a surpassé Irie dans une bataille tactique remportée 2-1, verrouillant sa place dans l'équipe japonaise du tournoi de qualification olympique d'Asie. Il lui reste à se rendre à Xi’an, en Chine, en mars prochain, et terminer dans l'une des deux premières places pour cimenter celle du Japon aux Jeux Olympiques en 50kg.

Le vice-champion olympique de Rio 2016 Rei Higuchi sera également à Xi’an après être passé de 65kg à 57kg et avoir renversé le champion du monde 2017 Yuki TAKAHASHI dans une extraordinaire finale des 57kg, remportée 7-6.

Il est aussi à noter que Takuto OTOGURO a verrouillé sa place dans l’équipe olympique du Japon des 65kg. Le champion du monde 2018, qui a assuré une place olympique au Japon en 65kg avec une cinquième place au championnat du monde de Noursoultan en 2019, a survolé la finale pour une victoire sans appel 10-0 sur Rinya NAKAMURA.
 

Cliquez ICI pour une analyse complète du championnat du Japon (en anglais).

Équipe olympique du Japon: 
Lutte libre
65kg - Takuto OTOGURO

Lutte féminine 
53kg - Mayu MUKAIDA
57kg - Risako KAWAI 
62kg - Yukako KAWAI 
76kg - Hiroe MINAGAWA

Lutte gréco-romaine 
60kg - Kenichiro FUMITA 

Équipe japonaise du tournoi de qualification olympique Asie #WrestleXian
Lutte libre 
57kg - Rei HIGUCHI
86 kg - Sohsuke TAKATANI 
97kg - Naoya AKAGUMA 
125kg - Tetsuya TANAKA 

Lutte gréco-romaine 
67kg - Shogo TAKAHASHI
77kg - Shohei YABIKU 
87kg - Masato SUMI
97kg - Yuta NARA 
130kg - Arata SONODA 

Lutte féminine 
50kg - Yui SUSAKI 

Éliminatoires olympiques japonais
FS 74kg - Shinkichi OKUI vs. Keisuke OTOGURO
WW 68kg - Sara DOSHO vs. Miwa MORIKAWA

5. United World Wrestling nomme Chamizo, Mensah-Stock et Lorincz Lutteurs de l'Année
United World Wrestling a annoncé les gagnants du Prix des Lutteurs de l’Année 2019 : Frank CHAMIZO (ITA) en lutte libre, Viktor LORINCZ (HUN) en lutte gréco-romaine et Tamyra MENSAH (USA) en lutte féminine.

Chacun des trois gagnants a reçu un prix de 30'000 francs suisses. Ceux arrivés en seconde place reçoivent 20'000 CHF et les troisièmes 10'000. United World Wrestling s'est engagé à augmenter les incitations financières d’une manière durable et égale pour tous les athlètes.

Les gagnants de la récompense ont été sélectionnés sur la base de leurs performances aux événements de série de classement, aux championnats continentaux et aux championnats du monde de cette année. Les gagnants ne devaient pas être champions du monde 'seulement' - un changement notable par rapport à l’année dernière.
 

Cliquez ICI pour une analyse complète des Lutteurs de l'Année 2019 (en anglais).

Lutte libre
1. Frank CHAMIZO (ITA, 74kg), 106 points
2. J'den COX (USA, 92kg), 90 points
3. Geno PETRIASHVILI (GEO, 125kg), 88 points

Lutte gréco-romaine
1. Viktor LORINCZ (HUN, 87kg), 92 points
2. Shinobu OTA (JPN, 63kg), 88 points
3. Zhan BELENIUK (UKR, 87kg)/Musa EVLOEV (RUS, 97kg), 82 points (5'000 CHF chacun)

Lutte féminine
1. Tamyra MENSAH (USA, 68kg), 108 points
2. Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ, 62kg), 94 points
3. Aline ROTTER FOCKEN (GER, 76kg), 87 points

L'Hebdo dans les réseaux !

1. Big Move Monday -- Ciobanu V. (MDA) -- Ch/at du Monde Senior 2019 #WrestleNursultan
2. #ScoreThat : Quels points donner pour cet échange entre ? et ??
3. #TBT - Gray raffle trois titres mondiaux sur 5
4. Souriant dimanche !
5. Quel taux de remplissage en 76kg pour le Matteo Pellicone #WrestleRome ?