#kaspeuro2018

Un duo de championnes du monde mène la danse au Championnat d'Europe

By Eric Olanowski

KASPIISK, Russie (18 avril) - Le Championnat d'Europe 2018 débute dans moins de deux semaines au Daghestan, en Russie. Bien que non officiels, les alignements préliminaires en Lutte Féminine ont été soumis à UWW, et le duo de championnes du monde formé par Yasemin ADAR (TUR) et Vanesa KALADZINSKAYA (BLR) mène la danse. 

Les cinq premières catégories de poids (50kg, 55kg, 59kg, 68kg, and 76kg) lutteront dès le mercredi 2 mai et les cinq autres (53kg, 57kg, 62kg, 65kg, and 72kg) à partir du jeudi 3. 

50kg 
Oleksandra KOGUT  (AUT)
Mariya STADNIK (AZE)
Kseniya STANKEVICH (BLR)
Miglena Georgieva SELISHKA (BUL)
Ainztane GORRIA GONI (ESP)
Tabatha GRUNEWALD (FRA)
Jaqueline Saskia SCHELLIN (GER)
Jessica Cornelia Francisca BLASZKA (NED)
Anna LUKASIAK (POL)
Emilia Alina VUC  (ROU)
Anzhelika VETOSHKINA (RUS)
Evin DEMIRHAN (TUR)

La Championne du Monde 2017 Vanesa KALADZINSKAYA (BLR). Photo de Martin Gabor. 

53kg
Anzhela DOROGAN (AZE)
Vanesa KALADZINSKAYA (BLR)
Marina RUEDA FLORES (ESP)
Tatiana DEBIEN (FRA)
Nina HEMMER (GER)
Maria PREVOLARAKI (GRE)
Mercedesz DENES (HUN)
Karalina TJAPKO (LAT)
Iulia LEORDA (MDA)
Katarzyna KRAWCZYK (POL)
Estera TAMADUIANU DOBRE (ROU)
Stalvira ORSHUSH (RUS)
Linn Matilda Daniela LUNDSTROEM (SWE)
Aysun ERGE (TUR)

55kg
Solmaz HASHIMZADA (AZE)
Iryna KURACHKINA (BLR)
Evelina Georgieva NIKOLOVA (BUL)
Elena Heike BRUGGER (GER)
Ramona GALAMBOS (HUN)
Roksana Marta ZASINA (POL)
Simona PRICOB (ROU)
Nina MENKENOVA (RUS)
Bediha GUN (TUR)

La Championne d'Europe 2017 Grace Jacob BULLEN (NOR) . 

57kg
Alyona KOLESNIK (AZE)

Zalina SIDAKOVA (BLR)
Bilyana Zhivkova DUDOVA (BUL)
Lenka HOCKOVA MARTINAKOVA (CZE)
Mathilde Hélène RIVIERE (FRA)
Laura MERTENS (GER)
Emese BARKA (HUN)
Grace Jacob BULLEN (NOR)
Jowita Maria WRZESIEN (POL)
Kateryna ZHYDACHEVSKA (ROU)
Irina OLOGONOVA (RUS)
Szilvia PETER (SWE)
Mehlika OZTURK (TUR)

59kg
Tetiana OMELCHENKO (AZE)
Katsiaryna HANCHAR YANUSHKEVICH (BLR)
Mimi Nikolova HRISTOVA (BUL)
Kornelija ZAICEVAITE (LTU)
Svetlana LIPATOVA (RUS)
Emma Margareta Charlotte JOHANSSON (SWE)
Elif Jale YESILIRMAK  (TUR)

62kg
Elmira GAMBAROVA (AZE)
Veranika IVANOVA (BLR)
Taybe Mustafa YUSEIN (BUL)
Luzie MANZKE(GER)
Aurora CAMPAGNA (ITA)
Agnieszka Sylwia KROL (POL)
Kriszta Tunde INCZE (ROU)
Inna  TRAZHUKOVA (RUS)
Malin Johanna MATTSSON (SWE)
Derya BAYHAN (TUR)

L'actuelle no.1 mondiale Petra Maarit OLLI (FIN). Photo de Martin Gabor. 

65kg 
Iryna  Petrovna NETREBA (AZE)
Krystsina FEDARASHKA (BLR)
Gabriela Georgieva PEYCHEVA (BUL)
Adela HANZLICKOVA (CZE)
Petra Maarit OLLI (FIN)
Gabriella SLEISZ (HUN)
Hedda Haug STRAND (NOR)
Adina Elena POPESCU (ROU)
Yulia PRONTSEVITCH  (RUS)
Henna Katarina JOHANSSON (SWE)
Asli TUGCU (TUR)

68kg
Martina KUENZ (AUT)
Elis MANOLOVA (AZE)
Anastasiya ZIMIANKOVA (BLR)
Sofiya Hristova GEORGIEVA (BUL)
Koumba Selene Fanta LARROQUE (FRA)
Ilana KRATYSH (ISR)
Dalma CANEVA (ITA)
Laura SKUJINA (LAT)
Danute DOMIKAITYTE(LTU)
Monika Ewa MICHALIK (POL)
Alexandra Nicoleta ANGHEL (ROU)
Anastasia BRATCHIKOVA (RUS)
Buse TOSUN (TUR)

72kg
Yauheniya ANDREICHYKAVA (BLR)
Cynthia Vanessa VESCAN (FRA)
Agnieszka Jadwiga WIESZCZEK-KORDUS (POL)
Tatiana KOLESNIKOVA MOROZOVA (RUS)
Anna Jenny Eva Maria FRANSSON (SWE)
Burcu UGDULER ORSKAYA (TUR)

La Championne du Monde 2017 Yasemin ADAR (TUR). Photo de Martin Gabor. 

76kg
Sabira ALIYEVA (AZE)
Vasilisa MARZALIUK (BLR)
Epp MAE (EST)
Aline FOCKEN (GER)
Zsanett NEMETH (HUN)
Svetlana SAENKO (MDA)
Ekaterina BUKINA (RUS)
Yasemin ADAR (TUR)

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »