Développement

La lutte au Soudan dans le programme de Développement du Système Sportif National

By Tim Foley

DARFOUR (14 mai) --  Si quatre cents ans de lutte au Soudan ont construit des liens entre les tribus, ce sport entre aujourd’hui en territoire olympique grâce à la mise en oeuvre par United World Wrestling et Solidarité Olympique du programme de Développement du Système Sportif National (DSSN).

Le lancement du programme a eu lieu ce mois de mai à Khartoum, avec la venue de Vincent Aka, Officier de Développement Afrique, qui, en collaboration avec les organisateurs locaux, a posé les premières pierres du DSSN.

Les lutteurs soudanais ont été récemment encouragés à rejoindre la communauté sportive mondiale, après que l’éducateur UWW Nico Coetzee a dirigé un cours d’entraînement de niveau 1 dans le pays en 2016.  

Suite aux récents développements, le Comité Olympique National du Soudan a offert son concours pour la création et le soutien d’une fédération de lutte olympique, via Solidarité Olympique.

Le DSSN se compose de trois étapes importantes, qui seront mises en place aux dates suivantes :

Phase 1 (22-29 avril) : Evaluation et mise en œuvre du Programme de Réalisation du DSSN. L’évaluation et l’identification des talents au camp d’entraînement ont impliqué 8 entraîneurs et 30 athlètes. De plus et pour la première fois au Soudan, la lutte féminine a reçu un soutien appuyé.

Phase 2 (18-24 juin) : Suivi intermédiaire des évaluations et recommandations. Evaluation des lutteurs seniors et début du camp d’entraînement et d’identification des talents pour juniors et cadets.

Phase 3 (23-29 juin) : Evaluation finale et recommandations aux meilleurs cadets et juniors, suivis par un camp commun pour tous les groupes d’âges.

 

Japon : Visite des hautes fonctionnaires de la lutte féminine d'Iran

By Ikuo Higuchi

TOKYO, 27 février – Les hautes fonctionnaires de la lutte féminine en Iran se sont récemment rendues au Japon dans le cadre d'un voyage d'information. Elles ont observé les sessions d'entrainement de lutte et ont rencontré les fonctionnaires japonais.

Farnaz PANAHIZADEH (IRI), directrice du département international de la Fédération de lutte d'Iran et membre de la Commission Sportive d'United World Wrestling, faisait partie de la délégation de cinq personnes qui est arrivée au Japon le 20 février.

Cette délégation était constituée de membres qui se sont investis dans les débuts de la lutte féminine en Iran il y a deux ans. Ils ont visité l'Université Shigakkan près de Nagoya le 21 février et le Centre d'entrainement national d'Ajinomoto  à Nishigaoka, Tokoy, le jour suivant.

Les femmes iraniennes n'ont pas le droit de concourir dans la discipline olympique de la lutte féminine puisque, selon les principes de l'Islam, les femmes ne doivent pas découvrir et montrer leur peau, et le port d'un maillot de lutte n'est pas compatible avec ce principe.

Ainsi, les femmes participent aux compétitions de lutte à la ceinture et de grappling - des disciplines reconnues par United World Wrestling, et leur équipement inclut des vestes et des pantalons similaires à ceux que portent les athlètes de judo.

En septembre dernier, l'Iran a inscrit une équipe entière de femmes aux Championnats du Monde de lutte à la ceinture au Kyrgyzstan, et les iraniennes ont remporté dix des douze médailles disponibles en lutte féminine. Elles ont également participé aux Championnats du Monde de Grappling en Biélorussie plus tard en septembre.

Selon Panahizadeh, une centaine de femmes participent activement à la compétition de lutte en Iran, en 2000 femmes à travers le pays disent apprécier pratiquer ces disciplines.

"L'enthousiasme pour la lutte féminine est en train d'augmenter. Nous sommes venues au Japon pour étudier les méthodes d'entrainement et les lieux de travail du pays qui réunit les meilleures lutteuses du monde" déclare Panahizadeh.

Au sujet des entrainements, la chef de délégation observe que "tout le monde a l'air si enthousiaste. C'est comme si la seule chose qui comptait, c'était d'être la No. 1 mondiale" continue Panahizadeh.

C'est de cette école, anciennement connue sous le nom de Chukyo Women’s University, que viennent les six lutteuses inscrites aux JO 2016 de Rio, dont la quadruple médaillée d'or olympique Kaori ICHO (JPN) et Saori YOSHIDA (JPN), qui a remporté 16 titres mondiaux entre 2002 et 2015.

Panahizadeh et l'une des coachs de grappling ont été impressionnées par l'intensité des entrainements et le sens de l'autonomie qu'elles ont ressenti dans la salle d'entrainement.

"Nous aimerions que la lutte à la ceinture et le grappling deviennent plus populaires au Japon" déclare la directrice.

 

Le coach principal de l'Université de Shigakkan Kazuhito SAKAE, qui est également directeur d'équipe nationale pour la Fédération de lutte du Japon, a ajouté : "Nous aimerions coopérer dans cette entreprise de développement et d'expansion de la lutte féminine."

Le 22 février, la délégation a rencontré le Président de la Fédération de lutte du Japon Tomiaki FUKUDA et a suggéré que les lutteuses portent un uniforme qui couvre l'entier de leur corps, comme c'est le cas pour les courses de patin à glace. L'Iran a déja fait une proposition similaire à United World Wrestling.

"Je pense que si cette mesure est appliquée, la lutte féminine se développera non seulement en Iran, mais également dans d'autres pays islamiques" commente Panahizadeh, témoignant de son espoir pour la popularisation de la lutte féminine dans le monde entier.