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Le développement d'UWW dépasse les frontières en cette année charnière

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (22 décembre) -- Un programme qui offre davantage d'opportunités aux femmes d'accéder à des rôles de leadership, des cours destinés à former des entraîneurs et des arbitres, ouvrant les portes d'installations d'entraînement de classes mondiales pour les lutteurs du monde entier grâce à un partenariat avec l'INSEP en gardant à l'esprit les Jeux Olympiques de Paris, une multitude d'initiatives antidopage et le redémarrage des projets de camp de réfugiés.

Alors que l'année 2022 touche à sa fin, United World Wrestling revient sur une série d'initiatives entreprises tout au long des années avec l'objectif de consolider le présent et de sauter vers un avenir meilleur. Ces programmes ont varié de l'humanitaire au technique, de la gouvernance à l'éducation. 

Un des faits marquants de l'année est le redémarrage du projet de camp de réfugiés en Jordanie. Dans le cadre de la promotion des Athlètes Réfugiés du Comité International Olympique depuis les Jeux Olympiques 2016 à Rio, le Président d'UWW, Nenad Lalovic, a décidé de promouvoir la lutte dans les camps de réfugiés des Nations Unies à travers le monde. Le camp de réfugiés en Jordanie s'inscrit dans la continuité de ce programme.

MedalsLe camp More Than Medals à Rome. (Photo: United World Wrestling)

UWW a étroitement collaboré avec toutes les organisations impliquées dans le développement du sport, spécialement la Solidarité Olympique et le CIO. UWW a dispensé des cours techniques dans 19 pays et soutenu financièrement les compétitions nationales liées à ces cours. Un soutien technique a également été fourni pour l'organisation des championnats continentaux et des championnats du monde seniors de cette année, ainsi que pour les camps d'entraînement pour les lutteurs U17.

Un autre programme réussi du département de développement d'UWW a été la tenue du Tournoi régional de développement éducatif (REDT). Le cours et le tournoi régionaux centrés sur la formation et l'éducation des entraîneurs et des arbitres se sont déroulés à l'île Maurice – marquant la première fois que  que le REDT était organisé dans l'Océan Indien – puis au Vietnam et Cambodge. Ce programme a contribué à améliorer les compétences pédagogiques des entraîneurs et des arbitres.

BudapestLes participants durant le cours d'entraîneur à Budapest. (Photo: United World Wrestling / Martin Gabor)

Avec le soutien de la Solidarité Olympique, le tout prer cours régional pour entrâineurs de haut niveau à également eu lieu à Budapest, Hongrie. La participation de 32 entraîneurs de sept pays à ce cours a constitué une étape importante, d'autant plus qu'il s'est déroulé dans l'une des centres de la lutte mondiale. Un cours technique pour entraîneurs de niveau 1 combiné au cours d'introduction à l'arbitrage se tiendra également en Palestine en décembre.

UWW a également fait don de tapis et de matériel d'entraînement au Costa Rica, à la République dominicaine, à la Colombie, à l'Albanie, à l'Australie, à la Jordanie et à la République populaire démocratique de Corée.

Mettant l'accent sur l'éducation pour prévenir le dopage, UWW a organisé des campagnes d'éducation antidopage pendant les championnats du monde senior ainsi qu'en collaboration avec les fédérations nationales. Les lutteurs ont également été informés des conséquences du dopage, des protocoles de contrôle, des risques associés aux compléments alimentaires et des autorisations d'usage à des fins thérapeutiques.

La sauvegarde des athlètes et la sécurité du sport ont été définies comme l'un des domaines clés dans lesquels UWW investira à partir de ce cycle olympique afin d'offrir un environnement sportif sain aux athlètes.

En gardant les athlètes au cœur de ses préoccupations, UWW a également poursuivi sa collaboration avec le Conseil olympique d'Asie et le Panam Sports, ce qui a contribué à renforcer le professionnalisme de l'organisation et à partager son expérience.

womenCours pour femmes arbitres à Istanbul, Turquie. (Photo: United World Wrestling)

Cette année a également été importante en ce qui concerne les mesures prises pour former les entraîneurs et les arbitres.

Près de 50 formateurs d'entraîneurs et d'arbitres d'UWW ont été certifiés dans le cadre de deux cours organisés au Guatemala et en Turquie. En plus des cours de la Solidarité Olympique, les éducateurs ont organisé neuf cours nationaux pour entraîneurs et des cours d'introduction à l'arbitrage, qui ont été financés par les fédérations nationales ou partiellement par UWW.

Le tout premier cours régional de haute performance à Budapest, en Hongrie, a été un autre moment marquant, en dehors des trois nouveaux cours en ligne qui ont été introduits : Modifications des règles pour 2022, Évaluation de l'immobilisation et du contrôle, Comprendre et développer le lutteur dans son ensemble.

En outre, des programmes de coaching supplémentaires ont également été créés, ce qui a permis à UWW de proposer cinq niveaux différents de modules :

Niveau 1 – Introduction au coaching et à la sécurité
Niveau 2 – Introduction à la planification de la pratique
Niveau 3 – Périodisation et philosophie de l'entraînement
Niveau 4 – Développement des athlètes et des programmes
Niveau 5 – Cours de haute performance

WISHEntraîneurs qui sont sélectionnés pour le programme WISH. (Photo: United World Wrestling)

Pour promouvoir la participation des femmes dans le sport, UWW a soutenu six entraîneuses dans le cadre du programme Women in Sport High-Performance (WISH). Six entraîneurs actuels et/ou futurs ont été sélectionnés pour participer à ce programme de 21 mois, qui a été élaboré en coordination avec une équipe de spécialistes de l'Université de Hertfordshire, basée au Royaume-Uni. Le programme a pour but d'aider les femmes entraîneurs, qui ont le potentiel et l'ambition, à progresser vers des rôles d'entraîneurs de haut niveau aux niveaux national et international. Il s'agit du plus grand nombre de participantes que l'UWW ait soutenu dans ce programme.

Dans le cadre du programme de bourses pour arbitres, l'UWW a parrainé plus d'arbitres que jamais auparavant. Quatorze arbitres ont reçu à la fois le vol et l'hébergement pour un événement de promotion, tandis que sept autres arbitres ont été hébergés sur place. Il s'agit d'un nombre de participation record pour ce programme.

Okuno remporte l'or à 55 kg aux Championnats nationaux du Japon

By Ken Marantz

TOKYO (17 juin) – Le Japon peut se vanter de compter une nouvelle star dans sa galaxie de championnes : Haruna OKUNO, qui avait déjà remporté les championnats nationaux cadet, vient de gagner le titre des championnats nationaux senior à 55 kg.

Okuno a battu l’ancienne championne du monde Chiho HAMADA, 3-2 en finale lors du deuxième jour de compétition du tournoi, la Meiji Cup. Ce tournoi sert également de qualification pour les Championnats du Monde de cet été qui auront lieu à Paris.

La jeune femme de 18 ans a tout d’abord battu la championne d’Asie Sae NANJO, 5-2, lors du premier round – six mois après s’être inclinée tôt dans l’Emperor’s Cup en décembre, à 53 kg.

« Je pensais sans cesse à remporter ce titre, et je suis très heureuse d’avoir réussi » témoigne Okuno. « Je suis souvent plus légère que les autres, et il y avait également d’autres facteurs difficiles cette fois-ci. Mais je ne voulais pas me trouver d’excuse. J’ai trouvé une stratégie gagnante quel que soit mon adversaire. Je ne voulais pas perdre. »

Nanjo, 17 ans, avait remporté son premier titre senior interantional en déembre, et a aussi remporté l’or aux Championnats d’Asie à New Dehli le mois dernier. De son côté, Okuno a remporté l’or à l’Open de Klippan en février et a battu Nanjo à la Junior Queen’s Cup.

« Nanjo a remporté la Coupe de l’Empereur ainsi que les Championnats d’Asie et je l’ai trouvée impressionnante » continue Okuno. « Mais je l’ai battue à la Queen’s Cup. J’ai une année de plus qu’elle, et par fierté je ne pouvais pas me faire battre. »

Quant au fait de passer de cadet à senior, Okuno parle d’une bizarrerie du système japonais. L’année scolaire commence en avril, et étant née en mars, Okuno était presque une année plus jeune que ses camarades.

« Ceux qui étaient de ma génération étaient en train de devenir champions bien avant moi » commente Okuno, qui vient du même club de lutte que la championne olympique Saori YOSHIDA. Le père de Yoshida, Eikatsu, a mis en place et dirigé le club jusqu’à sa mort d’une hémorragie cérébrale en mars 2014.

« Cette fois, j’ai surmonté la difficulté et remporté le titre senior, mais je ne me dis pas que c’est un exploit. Il y a bien d’autres très bons lutteurs plus jeunes que moi, et cela m’encourage » ajoute-t-elle.

Toujours en lutte féminine, Mayu MUKAIDA, championne du monde à 55 kg, continue sa série de victoire et a défendu son titre national à 53 kg en battant Yu MUYAHARA 5-0.

Mukaida, qui faisait partie du trio d’adolescentes qui a remporté l’or en poids légers à New Dehli 2017 avec Nanjo et Yui, n’a eu besoin de remporter que deux matchs, et a gagné une fois par supériorité technique avant de renverser Miyahara. Elle restait toutefois mitigée vis à vis de sa performance.

« Ce tournoi concerne également les championnats du monde, et je voulais vraiment gagner » déclare Mukaida. « Je suis toujours un peu défensive sur la fin. Je voulais éviter ce réflexe. En finale, j’étais toutefois défensive, je répète le même schéma. Je suis très contente d’avoir gagné, mais je dois vraiment travailler sur certaines choses. »

En finale, à 63 kg, Ayaka ITO a battu Yurika ITO (aucun lien de parenté), 6-2 et remporte sa première Meiji Cup. Elle a déjà remporté deux fois la Coupe de l’Empereur.

L’équipe féminine qui se rendra à Paris sera sélectionnée lors d’une réunion des officiels de la Fédération du Japon.

La sélection de l’équipe masculine se fait de manière plus directe. Les champions de la Coupe de l’Empereur peuvent s’assurer une place en remportant également la Meiji Cup. Si les vainqueurs ne sont pas les mêmes pour les deux tournois, ils sont envoyés en playoff immédiatement après le tournoi.

Takatani s’offre l’or

Sosuke TAKATANI s’est assuré une place aux Championnats de Paris en gagnant à 74 kg sur le score de 8-2 face à Yajuro YAMASAKI. Ce titre, qui est le quatrième de la carrière de Takatani et son premier en deux ans, était spécial pour le lutteur : « En janvier, je me suis marié, et c’est le premier tournoi international auquel je participe depuis lors. Si j’avais perdu, on aurait pointé du doigt mon mariage. En gagnant, j’ai prouvé qu’on pouvait gagner en équipe. »

Le jeune homme de 28 ans, qui a remporté ses autres matchs par supériorité technique en une seule période, dit qu’il a profité de ce tournoi pour tester une nouvelle stratégie de plaquages. « A la place d’utiliser uniquement un tacle, l’important est de contrôler la tête en poussant contre le bas ».  Cette technique a toutefois créé un petit moment de malaise, Yamasaki poussant Takatani sur ses fesses avec un plaquage surprise 20 secondes avant la fin du match. Takatani a réalisé son erreur et n’a plus jamais baissé sa garde.

« J’ai levé ma main droite trop haut et il m’a surpassé » commente Takatani. « J’ai pris une grande inspiration et me suis détendu avant de reprendre le combat. Je n’ai pas paniqué. J’ai assez progressé pour pouvoir réfléchir à ce que je dois faire pour gagner. Je suis content de la manière dont j’ai remporté ce tournoi. »

Takatani avait pris par un mois auparavant à Beat the Streets à New York, ou il a affronté le médaillé olympique de 2012 Jordan Burroughs. Même s’il a perdu 9-2, Takatani dit que ce match l’a encouragé.

« Je n’ai pas senti tant de différence que ca » déclare-t-il. « Burroughs m’a donné rendez-vous aux Championnats du Monde. »

Samedi, Naoya AKAGUMA a perdu en demi-finale face au futur champion Koki YAMAMOTI, mais s’en est sorti aux playoffs en gagant 6-0.

En demi-finale, Akaguma a repris l’avantage 6-4 avant de céder un plaquage cinq secondes avant la fin du match. Un challenge rejeté a donné le score final de 7-6. Yamamoto a remporté une place en playoff en démolissant Taira SONODA par tombé en 1 :06 en finale.

La défaite de Sonoda intervient après la victoire de son frère ainé Arata SONODA, qui a remporté son quatrième titre de lutte gréco-romaine consécutif à 130 kg en battant Hirotake TSUDA 2-1.

L’autre finale de lutte libre a été remportée par Masakazu YONEZAWA. Le champion d’Asie Takashi IZUMI a remporté son premier titre de lutte gréco-romaine à 71 kg en battant Tomohiro INOUE, 2-1. Inoue avait terminé 5ème aux JO de Rio à 66 kg. 

Shohei YABIKU, qui s’est retiré des Championnats d’Asie à cause d’une blessure, a remporté la Coupe de l’Empereur à 75 kg face à So SAKABE, 5-1.

Yabiku, qui s’est qualifié pour les finales en battant Wataru SAWADA par supériorité technique en 52 secondes, a remporté son premier titre et a empêché Sakabe d’en remporter un second.

 

Résultats

Lutte libre

65kg (9 inscriptions)

Final - Masakazu KAMOI df. Kei YONEZAWA, 2-2

3ème  Place - Kiryu KINJO and Hirotaka ABE

74kg (10 inscriptions)

Final - Sosuke TAKATANI df. Yajuro YAMASAKI, 8-2

3ème  Place - Mao OKUI and Ken HOSAKA

97kg (11 inscriptions)

Final - Koki YAMAMOTO df. Taira SONODA, by FALL, 1:06 (6-0)

3ème  Place - Naoya AKAGUMA and Takashi ISHIGURO

Lutte gréco-romaine

71kg (11 inscriptions)

Final - Takashi IZUMI df. Tomohiro INOUE, 2-1

3ème  Place - Takahiro YAMAMOTO and Kazuhiro HANAYAMA

75kg (8 inscriptions)

Final - Shohei YABIKU df. So SAKABE, 5-1

3ème  Place - Wataru SAWADA and Hisamichi UNO

130kg (8 inscriptions)

Final - Arata SONODA df. Hirotake TSUDA, 2-1

3ème  Place - Ryuta KONNO and Shota ITO

Lutte féminine

53kg (5 inscriptions)

Final - Mayu MUKAIDA df. Yu MIYAHARA, 5-1 

3ème  Place - Yuri YONAMINE and Yuka YAGO

55kg (8 inscriptions)

Final - Haruna OKUNO df. Chiho HAMADA, 4-2

3ème  Place - Hanako SAWA and Momoka KADOYA

63kg (7 inscriptions)

Final - Ayaka ITO df. Yurika ITO, 6-2

3ème  Place - Yukako KAWAI and Ayana GEMPEI