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La Croatie franchit une nouvelle étape dans la formation des entraîneurs

By United World Wrestling Press

POREC, Croatie (28 Mai) – La Fédération Croate de Lutte a organisé durant une semaine un cours pour entraîneurs à Porec afin d'aider au développement de leurs tout nouveaux entraîneurs. C'était leur second cours en autant d'années et ils se sont appuyés sur les bases établies un an plus tôt dans le cours de niveau 1. Le cours de niveau 2 (Introduction à la planification de la pratique) a été conduit du 8 au 12 mai dans la belle ville de Porec et était donné en collaboration avec la Solidarité Olympique et United World Wrestling.

Le cours était dirigé par l'Educateur UWW, M. Martin HAUCK (USA). Durant le cours, les 28 participants ont appris les bases de la conception d'un plan de pratique et la manière dont le plan de pratique s'inscrit dans une série de plan. Les entraîneurs ont également obtenu des connaissances sur l'analyse de la performance, la nutrition et la gestion du poids, le développement mental des lutteurs et la protection. “Je suis extrêmement satisfait du séminaire et de l'instructeur ; j'ai acquis de nouvelles connaissances et expériences",  a déclaré Dinko Kremic. “Pendant le séminaire, on sentait que l'éducateur se souciait de nous et voulait que nous réussissions. Les connaissances de M. Hauck et la manière dont il les a transmises étaient incroyables,” a déclaré Petar Gluhak.

La Fédération Croate de Lutte a également accueilli une compétition durant le cours. Ce qui a permis aux entraîneurs de mettre en pratiques les compétences apprises et avoir un feedback direct pour s'améliorer.  Ils ont également eu une petite session sur le "cornering" (coacher durant la pause). “Le cours et la compétition se sont très bien déroulés. les participants étaient très engagés et actifs aussi bien dans la partie théorique que la partie pratique du cours. Leurs questions et idées étaient en rapport avec le sujet abordé et ont permis d'approfondir leur compréhension du contenu.” a déclaré M. Hauck. 

Commentaires des entraîneurs participants:
“Le cours était très encourageant et innovant. La coopération avec tous les entraîneurs et l'échange d'expérience aide à un apprentissage rapide.”  - Filip Verčević

“Ce cours était très utile car il m'a permis d'apprendre beaucoup de nouvelles choses au sujet de l'entraînement et m'a donné des exercices pratiques pour ces sujets, et ça a été une très bonne expérience.”  - Luka Sunara

“Le cours en lui-même était génial. Nous avons dû apprendre de Marty Hauck, le coach et mentor le plus intéressant et le plus enthousiaste qui soit !” Ivica Florjanić

Wrestling 101: Japon, le secret du succès de la lutte féminine

By William May

RIO DE JANEIRO (3 aout) – Les femmes auront d'avantage l'opportunité de lutter aux Jeux Olympiques 2016 de Rio, puisqu'on a ajouté deux catégories de poids supplémentaires au programme olympique.

Pour la première fois depuis l'apparition de la lutte féminine aux JO d'Athènes en 2004, les femmes auront la possibilité de lutter pour 24 médailles dans six catégories de poids.

Si cela veut dire que plus de pays pourront remporter des médailles olympiques, cela signifie-t-il que le Japon pourra remporter encore plus de médailles d'or ?

Depuis 2004, les lutteuses japonaises ont remporté sept des 12 médailles disponibles, et 11 des 44 médailles distribuées.

Evidemment, six des médailles d'or ont été remportées par Saori YOSHIDA (JPN) et Kaori ICHO (JPN), qui renteront de devenir les premières à remporter quatre médailles d'or olympique lors des JO de Rio 2016.

Mais le Japon a encore plus d'avance en championnats du monde, et a remporté 76 médailles d'or - la Chine en seconde place en a remporté 25 - et au total le pays a remporté 140 médailles face aux USA qui en ont remporté 66.

A nouveau, c'est Yoshida et Icho qui font la différence, ayant remporté 23 des médailles d'or du Japon aux Championnats du monde, et la médaillée d'or de 2012 Hitomi OBARA-SAKAMOTO (JPN) a terminé sa carrière en remportant 8 titres mondiaux.

 

Ce qui pourrait surprendre les fans de lutte est que ce trio - avec six médailles d'or olympique et 31 titres mondiaux - et les 6 membres de l'équipe japonaise inscrits à Rio viennent de l'Université de Shigakkan, anciennement connue sous le nom de L'Université Chukyo.

Mais alors, qu'a Shigakkan de si spécial ?

Lorsque la fédération internationale de lutte, la FILA, a commencé a discuter de la promotion et du développement de la lutte féminine dans les années 1980, la Fédération de lutte du Japon a saisi l'occasion immédiatement et a remis sur pied son programme tout entier.

Les premiers championnats du monde pour les femmes ont eu lien en 1987, et ont été dominés par la France qui a remporté  cinq des neuf catégories de poids, et qui a remporté sept médailles en tout. Le Japon a également remporté sept médailles, mais n'a pas couronné de champion.

A peu près au même moment, l'Université de Chukyo près de Nagoya a créé un club de lutte et quelques années plus tard, l'ancien médaillé de bronze au niveau mondial Kazuhito SAKAE (JPN) a été engagée comme coach principal de l'équipe.

Sakae a recruté les meilleurs talents du Japon pour l'Université et ses écoles affiliées. La plupart des jeunes lutteurs possédant déja les bases fondamentales, le coach a commencé a modifier quelques techniques pour les rendre plus efficaces.

Il a établi qu'a cause des différences de physique entre les hommes et les femmes - par exemple le centre de gravité plus ou moins bas et la souplesse du haut du corps - les techniques de lutte libre et les tactiques devaient être ajustées pour les femmes.

De plus, il a également réalisé que les femmes et les hommes réagissent différemment durant les combats, et qu'ainsi le sparring et le drilling devait se faire entre femmes.

 Si Yoshida, Icho et Obara possèdent trois styles de lutte bien différents, nous y retrouvons la méthode fondamentale de Sakae - la position et les angles d'attaques plutôt que la puissance physique, plus de mouvement et moins de contact.

Ainsi, même si la promotion du programme "Wrestle Like a Girl" devient populaire, les lutteuses japonaises donnent au programme une signification toute différente qui n'a pas besoin d'être traduite pour être comprise.

(NOTE: Tableaux crées par Ikuo Higuchi, Fédération de lutte du Japon)


Lutte féminine

Médailles remportées aux Jeux Olympiques (Jusqu'à Londres en 2012)


                           G       S       B    Total

Japon                  7       2       2      11

Chine                 2       2       -        4

Canada               1       2       2       5

Russie                 1       2       1       4

Ukraine               1       -        1       2

Bulgarie              -        2       -        2

Etats-Unis                 -        1       3       4

Azerbaïdjan          -        1       2       3

Colombie             -        -        2       2

France                 -        -        2       2

Kazakhstan         -        -        2       2

Mongolie             -        -        1       1

Pologne                -        -        1       1

Espagne                  -        -        1       1

                           12     12     20     44    

 

Médailles remportées en Championnats du monde (Top 10, 1987-2015)

                             G       S       B     Total

Japon                  76     33     31     140

Chine                  25     17     20       62

France                 22     15     16       53

Etats-Unis                 14     29     23       66

Norvège               11     12     20       43

Canada               10     12     17       39

Ukraine                 9       4     14       27

Russie*                 5     25     33       63

Suède                5       9     14       28

Bulgarie                5       3       3       11

(Au total, 39 pays ont remporté des médailles en lutte féminine)

(*dont les médailles remportées par l'Union Soviétique)