Coupe du Monde Féminine

Le Japon, hôte de la Coupe du Monde de Lutte Féminine, maintient la Chine à distance et conquiert son quatrième titre d'affilée

By Ken Marantz

Dépourvu d'une de ses championnes du monde et olympique, le Japon devait s'appuyer sur une lutteuse moins titrée pour faire la différence et remporter une victoire cruciale.

Entre en scène Ayana GEMPEI (JPN), dont la victoire par ceinture arrière en 65kg entraîna la consécration de l'hôte japonais sur la Chine en finale du Championnat du Monde de Lutte Féminine, lui rapportant son quatrième titre consécutif et dixième toutes éditions confondues.

"J'étais si concentrée ; je n'ai pas vraiment pensé à ça," a commenté Gempei sur le fait d'être en position de donner au Japon une avance irrattrapable. "De toute façon, j'y suis allée absolument déterminée à gagner."

Face à TANG Chuying (CHN), Gempei était menée 3-2 quand elle a réalisé une projection au sol et une ceinture de côté dans les douze secondes finales pour remporter la victoire 6-3.

"Je perdais, mais j’étais sûre de pouvoir obtenir quelque chose quelque part. Je croyais dans ce que j’amenais [au tapis]. J’y suis allée en toute confiance."


Uki IRIE (JPN) célèbre sa dixième victoire par supériorité technique sur la médaillée de bronze olympique chinoise SUN Yanan of China (Photo: Max Rose-Fyne). 

Yuki IRIE (JPN) a donné au pays hôte un départ parfait quand elle a submergé la médaillée de bronze des Jeux Olympiques de Rio en 2016 SUN Yanan (CHN), accumulant 10 points à zéro avant de l’emporter par tombé 46 secondes avant la cloche.

Irie, qui avait vaincu la championne du monde Yui SUSAKI au championnat du Japon en décembre, sortait d’une performance décevante aux récents jeux d’Asie de Bishkek, où elle a dû se contenter de la médaille de bronze dans un tournoi dominé par la Chine.

Mais devant les 2000 spectateurs de l’Arène Takasaki chauffée à blanc et en diffusion télévisée nationale, Irie a démontré de quoi elle était faite. 

"Au début, je me posais des questions sur Irie," a déclaré l’instructeur principal japonais Hideo SASAYAMA. "Si nous perdons ici, ce pourrait être un problème. Mais si nous gagnons à l’ouverture, les choses s’enchaînent. Elle a remporté une victoire magnifique et a donné son élan au Japon."
La championne du monde de Paris 2017, Haruna OKUNO (JPN), a suivi en 53kg avec une victoire par tombé sur OUYANG Junling (CHN), contrastant sur sa laborieuse victoire de la veille 7-6 sur Sarah HILDEBRANDT (USA).

"Dans le match d’hier, j’ai laissé mon adversaire suivre sa stratégie," a déclaré Okuno. "Aujourd’hui, j’ai pu faire ce que je voulais."

La médaillée d’argent de Paris 2017 Mayu MUKAIDA (JPN), a assuré la continuité avec une victoire par supériorité technique 10-0 en 1’27 sur XIE Mengyu (CHN) en 55kg.

Mais même si on pouvait s’attendre à ces trois victoires, les prochains combats seraient décisifs pour la Chine, qui comptait préparer la scène pour son trio hautement réputé de poids lourds.

RONG Ningning (CHN) cherche le tombé en finale du Championnat du Monde de Lutte Féminine (Photo: Max Rose-Fyne)

La prochaine lutteuse alignée pour la Chine était la médaillée d’or à Bishkek 2018 RONG Ningning en 57 kg, et ce fut une surprise pour beaucoup quand Katsuki SAKAGAMI pris la tête 4-0. Mais Rong dérouta Sakagami par une tentative de double ramassement de jambes enlevées, l’envoyant sur son dos avant d’enlever cinq ceintures de côté – dont la dernière à la cloche de la première période pour une victoire par supériorité technique 15-4.

En 59kg, Yukako KAWAI (JPN) remporta un succès capital quand elle marqua en seconde période une projection au sol pour une victoire 3-1 sur PEI Xingru (CHN) qui, comme Rong, était une des cinq championnes d’Asie récemment couronnées et montant sur le tapis pour la Chine ce dimanche.

La sœur aînée de Kawai, la championne olympique de Rio 2016 et championne du monde de Paris 2017 Risako KAWAI (JPN), a répondu aux attentes en forgeant une victoire 10-4 sur la médaillée d’argent de Bishkek 2018 LUO Xiaojuan, plaçant le Japon à 5-1.

Ayana GEMPEI (JPN) lutte pour la domination pendant la finale de dimanche soir (Photo: Max Rose-Fyne)

Gempei, championne du monde des moins de 23 ans, a remporté sa victoire décisive sur Tang l’efflanquée qui dépassait d’une tête la Japonaise râblée. 

"Quelle que soit l’adversaire, quelle que soit sa constitution, je pense seulement à devoir lutter en me servant des mouvements que je maîtrise," a déclaré Gempei. "Donc je ne pense pas à ça."

Suite au désistement en finale de la championne olympique de Rio 2016  et championne du monde de Paris 2017 Sara DOSHO (JPN) pour cause de blessure à l’épaule pendant le tour préliminaire, Miwa MORIKAWA (JPN), battue 9-0, n’a pas fait le poids en 68kg face à la championne de Bishkek 2018 ZHOU Feng.

Les victoires remportées par les deux autres championnes chinoises d’Asie, Yue HAN (CHN) en 72kg et ZHOU Qian (CHN) en 76kg, n’auront servi qu’à réduire la marge de victoire du Japon.

Han, médaillée de bronze de Paris 2017, a été poussée aux limites par Masako FURUICHI (JPN) et a eu besoin de deux projections au sol en seconde période pour décrocher une victoire 10-7, alors que Zhou renversait la médaillée de bronze de Paris 2017 Hiroe SUZUKI (JPN) 7-1.
 

La Mongolie remporte le bronze pour la troisième année d’affilée 
Dans une passionnante série éliminatoire pour la troisième place, marquée par plusieurs tardives ceintures arrière, Tumentsetseg SHARKHUU (MGL) a fait sensation en permettant à la Mongolie de décrocher la victoire 6-4 face aux Etats-Unis pour une troisième médaille de bronze consécutive.

Les Etats-Unis avaient interrompu la domination de la Mongolie 4-3 grâce à deux victoires sur deux de ses meilleures lutteuses lorsque la médaillée d’argent de Bishkek 2018 Sharkhuu rencontrait Tamrya MENSAH (USA) dans un combat décisif en 68kg.

Mensah fusait en tête à 5-0 mais, en seconde période, Sharkhuu usa d’un chassé intérieur pour envoyer l’Américaine sur son dos, achevant le combat par un tombé à 1’56 de la fin.

"Dans notre équipe, on s’est toutes encouragées en nous disant, 'Tu peux le faire,'" a déclaré Sharkhuu. "Je pensais seulement à l’équipe en me disant 'Tu dois gagner.'"

Visionnant son action gagnante, Sharkuu a commenté, "Cette technique n’est pas la mienne, mais je m’y entraîne depuis un mois."

Après que Davaachimeg ERKHEMBAYAR (MGL) en 55kg et Shoovdor BAATARJAV (MGL) en 59kg l’ont emporté à la dernière seconde, les Etats-Unis sont revenus dans la compétition grâce à deux grandes victoires. 

Mallory VELTE (USA) résista pour une victoire 11-9 en 62kg sur la championne du monde de Paris 2017 Orkhon PUREVDORJ (MGL), qui n’était pas à son plus haut niveau et avait déclaré forfait pour deux combats de phase de groupe.

Forrest MOLINARI (USA) se démêla d’une bataille serrée en 65kg contre l’ancienne championne du monde Battsetseg SORONZONBOLD (MGL) grâce à un tombé en première période. 

"Orkhon était blessée, mais elle a fait au mieux," a indiqué Sharkhuu. "J’apprécie beaucoup son [effort]. Nous ne formons toutes qu’une seule équipe."

L’entraîneur de la Mongolie Byambajov BATTULGA a témoigné que son équipe s’améliore grâce au fait que de plus jeunes lutteuses commencent à s’affirmer.

"Nous obtenons un meilleur alliage quand les jeunes lutteuses prennent leurs marques," a dit Battulga. "Nous sommes plus confiants. Deux championnes ont perdu, nous étions choqués. Mais Sharkhuu a décroché une grande victoire."
 

Mélodrame pour les dernières places
Pendant ce temps, l’ambiance était dramatique au matin alors que dans les deux séries éliminatoires pour les dernières places, les équipes se trouvaient à égalité 5 partout et que décision serait rendue aux points de classement.

Le Canada résistait pour déborder la Biélorussie 24-21, la différence principale venant du fait que la Biélorussie tenait une victoire de plus par défaut ou forfait sur le Canada.

L’issue ne sera précisée qu’au cours de l’ultime combat en 76kg, quand Vasilisa MARZALIUK (BLR), qui se devait d’obtenir une victoire par tombé, ne put que l’emporter 6-4 face à Justina DI STASIO (CAN).

Sur un score de 2-2 et à moins d’une minute de la fin, Marzaliuk se démenait pour ceinturer les bras de son adversaire en vue d’une projection. La Canadienne résistait mais fut renversée alors que les lutteuses sortaient des limites, pour une action à 4 points.


"Je crois que j’essayais tellement de ne pas sortir des limites que j’ai surcompensé et trop poussé," a témoigné di Stasio. "Je ne sais pas comment j’ai été renversée."

Ajoutant à la tension, di Stasio s’est blessée pendant le combat et dû recevoir des soins médicaux. "J’ai un petit problème à la nuque en ce moment," a-t-elle dit. "J’ignore pourquoi j’ai atterri sur la tête pendant les deux derniers matchs."

Un forfait aurait donné la victoire à la Biélorussie – un détail dont la Canadienne a déclaré ne pas avoir été au courant.


"Non, je n’en avais aucune idée – ce que je préfère," a dit di Stasio, qui a ajouté n’avoir jamais songé à arrêter le combat.

Pour la Suède, se partager les matchs à égalité avec la Roumanie en série éliminatoire pour la septième place mais perdre aux points de classement 24-22 restera, en quelque sorte, une victoire morale, étant donné la morosité des résultats obtenus par la jeune équipe en phase de groupe, où elle n’a remporté que deux victoires en tout.

"Hier restera une sale journée pour toute l’équipe," a fait savoir après sa victoire sur Catalina AXENTE (ROU) par tombé en 72kg, la vétéran Jenny FRANSSON (SWE), médaillée de bronze de Rio 2016. "Proche de la fin, je sentais que tout le monde était triste. C’était dur. Mais c’est une bonne expérience."

Résultats
1re-2me Places
JAPON 6 CHINE 4

50 kg: Yuki IRIE (JPN) df. SUN Yanan (CHN) par tombé, 0:46 (10-0)
53 kg: Haruna OKUNO (JPN) df. OUYANG Junling (CHN) par tombé, 4:33 (4-0)
55 kg: Mayu MUKAIDA (JPN) df. XIE Mengyu (CHN) par ST, 10-0, 1:15
57 kg: RONG Ningning (CHN) df. Katsuki SAKAGAMI (JPN) par ST, 15-4, 3:00
59 kg: Yukako KAWAI (JPN) df. PEI Xingru (CHN), 3-1
62 kg: Risako KAWAI (JPN) df. LUO Xiaojuan (CHN), 10-4
65 kg: Ayana GEMPEI (JPN) df. TANG Chuying (CHN), 6-3
68 kg: ZHOU Feng (CHN) df. Miwa MORIKAWA (JPN), 9-0
72 kg: HAN Yue (CHN) df. Masako FURUICHI (JPN), 10-7
76 kg: ZHOU Qian (CHN) df. Hiroe MINAGAWA (JPN), 7-1

3me-4me Places
MONGOLIE 6 ETATS-UNIS 4

50 kg: Victoria ANTHONY (USA) df. Narangerel ERDENESUKH (MGL) par tombé, 3:49 (8-2)
53 kg:  Sumiya ERDENECHIMEG (MGL) df. Sarah HILDEBRANDT (USA), 10-6
55 kg: Davaachimeg ERKHEMBAYAR (MGL) df. Jacarra WINCHESTER (USA), 9-6
57 kg: Battsetseg ALTANTSETSEG (MGL) df. Allison RAGAN (USA) par ST, 10-0, 1:38
59 kg: Shoovdor BAATARJAV (MGL) df. Kayla MIRACLE (USA), 5-4
62 kg: Mallory VELTE (USA) df. Orkhon PUREVDORJ (MGL), 11-9
65 kg: Forrest MOLINARI (USA) df. Battsetseg SORONZONBOLD (MGL) par tombé, 3:22 (4-4)
68 kg: Tumentsetseg SHARKHUU (MGL) df. Tamyra MENSAH (USA) par tombé, 1:56 (4-5)
72 kg: Nasanburmaa OCHIRBAT (MGL) df. Victoria FRANCIS (USA), 11-3
76 kg: Adeline GRAY (USA) df. Chantsalnyamaa AMGALANBAATAR (MGL) par ST, 10-0, 3:59

5me-6me Places
CANADA 5 BIELORUSSIE 5

(Le Canada gagne 24-21 aux points de classement)
50 kg: Jessica MACDONALD (CAN) df. Kseniya STANKEVICH (BLR) par tombé, 3:12 (6-2)
53 kg: Diana WEICKER (CAN) df. Vanesa KALADZINSKAYA (BLR) par défaut
55 kg: Iryna KURACHKINA (BLR) df. Jade PARSONS (CAN), 10-4
57 kg: Samantha STEWART (CAN) df. Zalina SIDAKOVA (BLR), 7-0
59 kg: Katsiaryna HANCHAR YANUSHKEVICH (BLR) df. Emily SCHAEFER (CAN) par ST, 12-2,2:15
62 kg: Veranika IVANOVA (BLR) df. Jessica BROUILLETTE (CAN) par tombé, 5:34 (4-0)
65 kg: Krystsina FEDARASHKA (BLR) df. Braxton STONE (CAN) par défaut
68 kg: Olivia DI BACCO (CAN) df. Hanna SADCHANKA (BLR), 5-2
72 kg: Erica WIEBE (CAN) par forfait
76 kg: Vasilisa MARZALIUK (BLR) df. Justina DI STASIO (CAN), 6-4 

7me-8me Places
ROUMANIE 5 SUEDE 5

(La Roumanie gagne 24-22 aux points de classement)
50 kg: Alina VUC (ROU) df. Malin  LJUNGSTROEM (SWE) par tombé, 3:56 (8-0)
53 kg: Estera TAMADUIANU DOBRE (ROU) df. Linn LUNDSTROEM (SWE) par ST, 10-0, 1:37
55 kg: Simona PRICOB (ROU) df. Liliana JUAREZ ANDINO (SWE) par ST, 10-0, 2:15
57 kg:  Kateryna ZHYDACHEVSKA (ROU) df. Sara LINDBORG (SWE) par tombé, 2:23 (10-3)
59 kg: Emma JOHANSSON (SWE) par forfait
62 kg: Kriszta INCZE (ROU) df. Therese PERSSON (SWE) par défaut
65 kg: Moa NYGREN (SWE) df. Adina POPESCU (ROU) par tombé, 1:35 (6-2)
68 kg: Alexandra SANDAHL (SWE) df. Alexandra ANGHEL (ROU), 9-2
72 kg: Jenny FRANSSON (SWE) df. Catalina AXENTE (ROU) par ST, 10-0, 1:17
76 kg: Denise MAKOTA STROEM (SWE) par forfait

Aperçu des catégories de poids olympiques : lutte féminine, 53 kg, 63 kg et 75 kg

By William May

Yoshida vise une quatrième médaille d'or, les challengers l'attendent au contour

Lutte féminine, 53kg (19 inscriptions) -- Lieu: Carioca Arena 2, Barra Olympic Park -- Date: Jeudi 18 août: 10:00-13:00 et 16:00-19:00

Favorite: Saori YOSHIDA (JPN) domine les catégories de poids légers de lutte féminine (55 kg, 53 kg depuis 2014). Elle a remporté trois médailles d'or olympique et 13 titres mondiaux (2002-2015), et n'a perdu que deux fois, aux Coupes du monde de 2008 et 2012.

Elle a néanmoins parfois connu des moments difficiles, par exemple aux Jeux d'Asie de 2014 ou elle a été renversée par ZHONG Xuechun (CHN) et était a un millimètre de perdre par tombé. Elle a réussi à se remettre d'aplomb et a remporté la rencontre 12-9.

 Yoshida, 33 ans, lutte moins qu'auparavant et semble avoir perdu un peu de son jeu de jambes. Mais sa défense est solide et la lutteuse fait preuve d'une grâce féline sur le tapis. Elle est toujours capable d'attaquer assez vite pour marquer les points dont elle a besoin.

Challengers: Sofia MATTSSON (SWE) a remporté l'argent derrière Yoshida lors de ce cycle olympique.

La quintuple championne d'Europe est néanmoins en train de resserrer l'étau sur la japonaise. Elle avait pris l'avantage à Las Vegas avant de s'incliner 2-1 face à la championne du monde.

Helen MAROULIS (USA) arrive à Rio en possession de son premier titre mondial dans la catégorie non olympique de 55 kg. Elle a de bonnes chances de gagner après ses victoires face à la médaillée de bronze au niveau mondial à 53 kg Odunayo ADEKUOROYE (NGR), 6-6, et face à Mattsson, 2-1 lors du Grand Prix Final en novembre.

Maroulis, qui a été coachée par la rivale de Yoshida Seiko YAMAMOTO (JPN) en 2013-2014,  a également dominé le tournoi qualificatif olympique d'Oulan Bator en gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique.

Odunayo ADEKUOROYE (NGR) a attiré les regards des fans lors de ses débuts en championnats du monde à Las Vegas en remportant le bronze. Elle a battu Zhong et n'a pas masqué la joie qu'elle avait a combattre ou a chanter entre les matchs.

Dark Horse: ZHONG Xuechen (CHN) a terminé 3e au Golden Grand Prix Final après avoir perdu 4-2 face à Mattsson en demi-finale. Zhong, 22 ans, a remporté le test event UWW en battant les anciennes médaillées de bronze au niveau mondial Alyssa LAMPE (USA) et LI Hui (CHN).

 

Soronzonbold à la recherche de l'or pour la Mongolie, Tkach en piste pour une seconde médaille pour l'Ukraine
Lutte féminine, 63kg (19 inscriptions) -- Lieu: Carioca Arena 2, Barra Olympic Park -- Date: Jeudi 18 août: 10:00-13:00 et 16:00-19:00

Co-Favorites:
La double championne du monde SORONZONBOLD Battsetseg (MGL) est également médaillée d'argent des JO de Londres et médaillée de bronze au niveau mondial en 2013. Elle a les deux fois perdu face à Kaori ICHO (JPN), qui évolue maintenant à 58 kg.

A Las Vegas, Soronzonbold a battu Risako KAWAI (JPN) par tombé en 0:36 en finale du championnat. Depuis lors, elle n'a néanmoins remporté qu'un seul évènement majeur à l'Open de Mongolie - et a été battu par Yulia TKACH (UKR) en demi-finales de l'Open de Pologne.

Soronzonbold, 26 ans, a deja remporté une médaille de bronze à Londres en 2012, et elle cherche maintenant a remporter la première médaille d'or olympique de la Mongolie aux JO de Rio.

Challengers: Maria MAMASHUK (BLR) has been on a roll in 2016, undefeated in five events this year including the European championships, where she defeated Ilana KRATYSH (ISR), 9-0, for the 69kg crown.

Two-time junior world champion Risako KAWAI (JPN) won the silver medal at 63kg in Las Vegas and cruised to her second Asian title in February.

Elena PIROZHKOVA (USA) won a complete set of world championship medals, 2012-2014, beginning with the gold medal in Strathcona County, Canada. Pirozhkova, 29, has wrestled much of the last two years at 69kg, but dropped to 63kg for a triumph at the Golden Grand Prix Final.

Dark Horse: Anastasija GRIGORJEVA (LAT) won her fourth European title in March with a contested 3-3 criteria victory over Tkach and owns a bronze medal from Tashkent 2014.

XU Rui (CHN), 21, with only limited international experience, defeated three Rio 2016 qualifiers at the Poland Open, before falling, 3-0, to Tkach in the championship final.

Gray Seeks First U.S. Gold Medal in Women’s Wrestling at Rio 2016

Women’s Wrestling, 75kg (18 entries) -- Venue: Carioca Arena 2, Barra Olympic Park -- Time: Thursday, August 18: 10:00-13:00 and 16:00-19:00

Favorite: Adeline GRAY (USA) has won the last two world championship titles and looks ahead to becoming the first – or, at least, one of the first -- gold medalists in women’s wrestling at the Olympic Games for the United States.

Gray, 25, has won three world titles, thus far, and two bronze medals in her five trips to the world championships. Her last loss at the world meet was to ZHANG Fengliu (CHN) in the 2013 world semifinals by technical fall.

At the UWW Test Event in January, Gray defeated world silver medalists Aline DA SILVA FERREIRA (BRA) and ZHOU Qian (CHN) in the quarterfinals and semifinals and stopped Grand Prix of Germany titlist Erica WIEBE (CAN), 7-4.

Challengers: Erica WIEBE (CAN) has taken home hardware from a number of the major events in women’s wrestling, including three titles from the German Grand Prix and two more from the Klippan Open, over the last three years.

Despite her success in these grand prix events, Wiebe has yet to reach the medals podium at the world championships and has only a bronze medal from a 2013 trip to the Pan American championships.

ZHANG Fengliu (CHN) has struggled since winning the world title in 2013. Zhang finished second to Wiebe at the Klippan Open in February 2015 and took a third at the UWW Test Event after losing by fall to Wiebe in the semifinals.

European Games gold medalist Vasilisa MARZALIUK (BLR) finished in fifth place at London 2012 and won a bronze medal in Las Vegas, coming back from an early 6-0 loss to Gray with three wins in repechage. Marzaliuk defeated 2014 runner-up Ferreira, 6-1, in the bronze medal final.

Dark Horse: Yasemin ADAR (TUR) has had a banner year with winning the European crown and becoming one of Turkey’s five entries at Rio 2016. Elif Jale YESILIRMAK (TUR) was Turkey’s first and only entry in women’s wrestling at London 2012.

Rio Comes to Rio: Asian Games gold medalist at 63kg Rio WATARI (JPN) had a dream to go to the Olympics, but had her way to Rio 2016 blocked by two teammates. So, Watari bulked up to 70kg notched a pair of wins in Astana to qualify for Rio 2016, before edging London 2012 bronze medalist Gouzel MANYUROVA (KAZ) in the Asian qualifier final.

Yulia TKACH (UKR), championne du monde de 2014, a perdu son match d'ouverture à Las Vegas, 3-0, face à Kawai, mais gagné trois fois  en repêchage, notamment 9-2 face à Maria MAMASHUK (BLR), et a remporté une des médailles de bronze.

Tkach, 26 ans, tentera de remporter la seconde médaille d'or olympique en lutte féminine pour l'Ukraine. La première médaille a été remportée par Irina MELNIK-MERLENI (UKR) à 48kg à Athènes en 2004  - la toute première médaille d'or olympique décernée en lutte féminine.

 

Challengers: Maria MAMASHUK (BLR) a connu une belle saison 2016. Elle a été victorieuse lors de cinq évènements cette année dont les Championnats d'Europe, ou elle a battu Ilana KRATYSH (ISR), 9-0, et a gagné à 69 kg.

La double championne du monde junior Risako KAWAI (JPN) a remporté l'argent à 63 kg à Las Vegas et a facilement remporté son deuxième titre d'Asie en février.

Elena PIROZHKOVA (USA) a remporté un set complet de médailles aux championnats du monde, 2012-2014, en commençant avec l'or à Strathcona County, Canada. Pirozhkova, 29 ans, a passé la majeure partie de ces deux dernières années à 69 kg, mais est descendue à 63 kg pour le GGP Final, qu'elle a remporté.

Dark Horse: Anastasija GRIGORJEVA (LAT) a remporté son quatrième titre d'Europe en mars en gagnant sur critères 3-3 face à Tkach, et a remporté le bronze à Tachkent en 2014.

XU Rui (CHN), 21 ans, dont l'expérience au niveau international est limitée, a battu trois lutteuses qualifiées pour Rio 2016 à L'Open de Pologne avant de s'incliner 3-0 face à Tkach en finale.

Gray à la recherche de la première médaille d'or des US en lutte féminine

Lutte féminine, 75kg (18 inscriptions) -- Lieu: Carioca Arena 2, Barra Olympic Park -- Date: Jeudi 18 août: 10:00-13:00 et 16:00-19:00


Favorite: Adeline GRAY (USA) a remporté les deux derniers championnats du monde et tentera de devenir la première - ou l'une des premières - médaillées d'or en lutte féminine aux JO pour les Etats-Unis.

Gray, 25 ans, a remporté trois titres mondiaux jusqu'ici et deux médailles de bronze en cinq participations aux championnats du monde. La dernière fois qu'elle a perdu, c'était face à ZHANG Fengliu (CHN)  en demi-finale des championnats du monde 2013 par supériorité technique.

Au test event UWW en janvier, Gray a battu les médaillées d'argent au niveau mondial Aline DA SILVA FERREIRA (BRA) et ZHOU Qian (CHN) en quarts de finale et demi-finale, et elle a stoppé la tenante du titre du Grand Prix d'AllemagneErica WIEBE (CAN), 7-4.

Challengers: Erica WIEBE (CAN) a remporté des médailles dans les évènements majeurs en lutte féminine ces trois dernières années, sont trois titres aux Grand Prix d'Allemagne et deux à l'Open de Klippan.

Malgré ce succès, Wiebe n'a pas encore réussi a monter sur le podium en championnats du monde et n'a remporté qu'une médaille de bronze aux Pan American de 2013.

ZHANG Fengliu (CHN) a connu des moments difficiles depuis qu'elle a remporté le titre mondial en 2013. Elle a terminé deuxième derrière Wiebe à l'Open de Klippan et a remporté la troisième place au test event UWW après avoir perdu face à Wiebe en demi-finale.

La médaillée d'or des Jeux d'Europe Vasilisa MARZALIUK (BLR) a terminé cinquième aux JO de 2012 et a remporté le bronze à Las Vegas, après avoir perdu 6-6 face à Gray. Marzaliuk a battu la vice championne de 2014 Ferreira, 6-1, en finale pour le bronze.

Dark Horse: Yasemin ADAR (TUR) a connu une année faste. Elle a remporté le titre d'Europe et est une des cinq lutteuses inscrites pour la Turquie aux JO 2016. Elif Jale YESILIRMAK (TUR) était la seule inscrite pour la Turquie en lutte féminine aux JO de 2012.

Rio Comes to Rio: La médaillée d'or des Jeux d'Asie à 63 kg Rio WATARI (JPN) avait pour rêve de participer aux JO, mais s'est fait ravir sa place par deux de ses coéquipières. Ainsi, Watari est montée à 70 kg, et a gagné à Astana, se qualifiant ainsi pour Rio 2016. Elle a battu le médaillée de bronze des JO de Londres Gouzel MANYUROVA (KAZ) en finale du tournoi qualificatif d'Asie.