Coupe du Monde Féminine

Le Japon, hôte de la Coupe du Monde de Lutte Féminine, maintient la Chine à distance et conquiert son quatrième titre d'affilée

By Ken Marantz

Dépourvu d'une de ses championnes du monde et olympique, le Japon devait s'appuyer sur une lutteuse moins titrée pour faire la différence et remporter une victoire cruciale.

Entre en scène Ayana GEMPEI (JPN), dont la victoire par ceinture arrière en 65kg entraîna la consécration de l'hôte japonais sur la Chine en finale du Championnat du Monde de Lutte Féminine, lui rapportant son quatrième titre consécutif et dixième toutes éditions confondues.

"J'étais si concentrée ; je n'ai pas vraiment pensé à ça," a commenté Gempei sur le fait d'être en position de donner au Japon une avance irrattrapable. "De toute façon, j'y suis allée absolument déterminée à gagner."

Face à TANG Chuying (CHN), Gempei était menée 3-2 quand elle a réalisé une projection au sol et une ceinture de côté dans les douze secondes finales pour remporter la victoire 6-3.

"Je perdais, mais j’étais sûre de pouvoir obtenir quelque chose quelque part. Je croyais dans ce que j’amenais [au tapis]. J’y suis allée en toute confiance."


Uki IRIE (JPN) célèbre sa dixième victoire par supériorité technique sur la médaillée de bronze olympique chinoise SUN Yanan of China (Photo: Max Rose-Fyne). 

Yuki IRIE (JPN) a donné au pays hôte un départ parfait quand elle a submergé la médaillée de bronze des Jeux Olympiques de Rio en 2016 SUN Yanan (CHN), accumulant 10 points à zéro avant de l’emporter par tombé 46 secondes avant la cloche.

Irie, qui avait vaincu la championne du monde Yui SUSAKI au championnat du Japon en décembre, sortait d’une performance décevante aux récents jeux d’Asie de Bishkek, où elle a dû se contenter de la médaille de bronze dans un tournoi dominé par la Chine.

Mais devant les 2000 spectateurs de l’Arène Takasaki chauffée à blanc et en diffusion télévisée nationale, Irie a démontré de quoi elle était faite. 

"Au début, je me posais des questions sur Irie," a déclaré l’instructeur principal japonais Hideo SASAYAMA. "Si nous perdons ici, ce pourrait être un problème. Mais si nous gagnons à l’ouverture, les choses s’enchaînent. Elle a remporté une victoire magnifique et a donné son élan au Japon."
La championne du monde de Paris 2017, Haruna OKUNO (JPN), a suivi en 53kg avec une victoire par tombé sur OUYANG Junling (CHN), contrastant sur sa laborieuse victoire de la veille 7-6 sur Sarah HILDEBRANDT (USA).

"Dans le match d’hier, j’ai laissé mon adversaire suivre sa stratégie," a déclaré Okuno. "Aujourd’hui, j’ai pu faire ce que je voulais."

La médaillée d’argent de Paris 2017 Mayu MUKAIDA (JPN), a assuré la continuité avec une victoire par supériorité technique 10-0 en 1’27 sur XIE Mengyu (CHN) en 55kg.

Mais même si on pouvait s’attendre à ces trois victoires, les prochains combats seraient décisifs pour la Chine, qui comptait préparer la scène pour son trio hautement réputé de poids lourds.

RONG Ningning (CHN) cherche le tombé en finale du Championnat du Monde de Lutte Féminine (Photo: Max Rose-Fyne)

La prochaine lutteuse alignée pour la Chine était la médaillée d’or à Bishkek 2018 RONG Ningning en 57 kg, et ce fut une surprise pour beaucoup quand Katsuki SAKAGAMI pris la tête 4-0. Mais Rong dérouta Sakagami par une tentative de double ramassement de jambes enlevées, l’envoyant sur son dos avant d’enlever cinq ceintures de côté – dont la dernière à la cloche de la première période pour une victoire par supériorité technique 15-4.

En 59kg, Yukako KAWAI (JPN) remporta un succès capital quand elle marqua en seconde période une projection au sol pour une victoire 3-1 sur PEI Xingru (CHN) qui, comme Rong, était une des cinq championnes d’Asie récemment couronnées et montant sur le tapis pour la Chine ce dimanche.

La sœur aînée de Kawai, la championne olympique de Rio 2016 et championne du monde de Paris 2017 Risako KAWAI (JPN), a répondu aux attentes en forgeant une victoire 10-4 sur la médaillée d’argent de Bishkek 2018 LUO Xiaojuan, plaçant le Japon à 5-1.

Ayana GEMPEI (JPN) lutte pour la domination pendant la finale de dimanche soir (Photo: Max Rose-Fyne)

Gempei, championne du monde des moins de 23 ans, a remporté sa victoire décisive sur Tang l’efflanquée qui dépassait d’une tête la Japonaise râblée. 

"Quelle que soit l’adversaire, quelle que soit sa constitution, je pense seulement à devoir lutter en me servant des mouvements que je maîtrise," a déclaré Gempei. "Donc je ne pense pas à ça."

Suite au désistement en finale de la championne olympique de Rio 2016  et championne du monde de Paris 2017 Sara DOSHO (JPN) pour cause de blessure à l’épaule pendant le tour préliminaire, Miwa MORIKAWA (JPN), battue 9-0, n’a pas fait le poids en 68kg face à la championne de Bishkek 2018 ZHOU Feng.

Les victoires remportées par les deux autres championnes chinoises d’Asie, Yue HAN (CHN) en 72kg et ZHOU Qian (CHN) en 76kg, n’auront servi qu’à réduire la marge de victoire du Japon.

Han, médaillée de bronze de Paris 2017, a été poussée aux limites par Masako FURUICHI (JPN) et a eu besoin de deux projections au sol en seconde période pour décrocher une victoire 10-7, alors que Zhou renversait la médaillée de bronze de Paris 2017 Hiroe SUZUKI (JPN) 7-1.
 

La Mongolie remporte le bronze pour la troisième année d’affilée 
Dans une passionnante série éliminatoire pour la troisième place, marquée par plusieurs tardives ceintures arrière, Tumentsetseg SHARKHUU (MGL) a fait sensation en permettant à la Mongolie de décrocher la victoire 6-4 face aux Etats-Unis pour une troisième médaille de bronze consécutive.

Les Etats-Unis avaient interrompu la domination de la Mongolie 4-3 grâce à deux victoires sur deux de ses meilleures lutteuses lorsque la médaillée d’argent de Bishkek 2018 Sharkhuu rencontrait Tamrya MENSAH (USA) dans un combat décisif en 68kg.

Mensah fusait en tête à 5-0 mais, en seconde période, Sharkhuu usa d’un chassé intérieur pour envoyer l’Américaine sur son dos, achevant le combat par un tombé à 1’56 de la fin.

"Dans notre équipe, on s’est toutes encouragées en nous disant, 'Tu peux le faire,'" a déclaré Sharkhuu. "Je pensais seulement à l’équipe en me disant 'Tu dois gagner.'"

Visionnant son action gagnante, Sharkuu a commenté, "Cette technique n’est pas la mienne, mais je m’y entraîne depuis un mois."

Après que Davaachimeg ERKHEMBAYAR (MGL) en 55kg et Shoovdor BAATARJAV (MGL) en 59kg l’ont emporté à la dernière seconde, les Etats-Unis sont revenus dans la compétition grâce à deux grandes victoires. 

Mallory VELTE (USA) résista pour une victoire 11-9 en 62kg sur la championne du monde de Paris 2017 Orkhon PUREVDORJ (MGL), qui n’était pas à son plus haut niveau et avait déclaré forfait pour deux combats de phase de groupe.

Forrest MOLINARI (USA) se démêla d’une bataille serrée en 65kg contre l’ancienne championne du monde Battsetseg SORONZONBOLD (MGL) grâce à un tombé en première période. 

"Orkhon était blessée, mais elle a fait au mieux," a indiqué Sharkhuu. "J’apprécie beaucoup son [effort]. Nous ne formons toutes qu’une seule équipe."

L’entraîneur de la Mongolie Byambajov BATTULGA a témoigné que son équipe s’améliore grâce au fait que de plus jeunes lutteuses commencent à s’affirmer.

"Nous obtenons un meilleur alliage quand les jeunes lutteuses prennent leurs marques," a dit Battulga. "Nous sommes plus confiants. Deux championnes ont perdu, nous étions choqués. Mais Sharkhuu a décroché une grande victoire."
 

Mélodrame pour les dernières places
Pendant ce temps, l’ambiance était dramatique au matin alors que dans les deux séries éliminatoires pour les dernières places, les équipes se trouvaient à égalité 5 partout et que décision serait rendue aux points de classement.

Le Canada résistait pour déborder la Biélorussie 24-21, la différence principale venant du fait que la Biélorussie tenait une victoire de plus par défaut ou forfait sur le Canada.

L’issue ne sera précisée qu’au cours de l’ultime combat en 76kg, quand Vasilisa MARZALIUK (BLR), qui se devait d’obtenir une victoire par tombé, ne put que l’emporter 6-4 face à Justina DI STASIO (CAN).

Sur un score de 2-2 et à moins d’une minute de la fin, Marzaliuk se démenait pour ceinturer les bras de son adversaire en vue d’une projection. La Canadienne résistait mais fut renversée alors que les lutteuses sortaient des limites, pour une action à 4 points.


"Je crois que j’essayais tellement de ne pas sortir des limites que j’ai surcompensé et trop poussé," a témoigné di Stasio. "Je ne sais pas comment j’ai été renversée."

Ajoutant à la tension, di Stasio s’est blessée pendant le combat et dû recevoir des soins médicaux. "J’ai un petit problème à la nuque en ce moment," a-t-elle dit. "J’ignore pourquoi j’ai atterri sur la tête pendant les deux derniers matchs."

Un forfait aurait donné la victoire à la Biélorussie – un détail dont la Canadienne a déclaré ne pas avoir été au courant.


"Non, je n’en avais aucune idée – ce que je préfère," a dit di Stasio, qui a ajouté n’avoir jamais songé à arrêter le combat.

Pour la Suède, se partager les matchs à égalité avec la Roumanie en série éliminatoire pour la septième place mais perdre aux points de classement 24-22 restera, en quelque sorte, une victoire morale, étant donné la morosité des résultats obtenus par la jeune équipe en phase de groupe, où elle n’a remporté que deux victoires en tout.

"Hier restera une sale journée pour toute l’équipe," a fait savoir après sa victoire sur Catalina AXENTE (ROU) par tombé en 72kg, la vétéran Jenny FRANSSON (SWE), médaillée de bronze de Rio 2016. "Proche de la fin, je sentais que tout le monde était triste. C’était dur. Mais c’est une bonne expérience."

Résultats
1re-2me Places
JAPON 6 CHINE 4

50 kg: Yuki IRIE (JPN) df. SUN Yanan (CHN) par tombé, 0:46 (10-0)
53 kg: Haruna OKUNO (JPN) df. OUYANG Junling (CHN) par tombé, 4:33 (4-0)
55 kg: Mayu MUKAIDA (JPN) df. XIE Mengyu (CHN) par ST, 10-0, 1:15
57 kg: RONG Ningning (CHN) df. Katsuki SAKAGAMI (JPN) par ST, 15-4, 3:00
59 kg: Yukako KAWAI (JPN) df. PEI Xingru (CHN), 3-1
62 kg: Risako KAWAI (JPN) df. LUO Xiaojuan (CHN), 10-4
65 kg: Ayana GEMPEI (JPN) df. TANG Chuying (CHN), 6-3
68 kg: ZHOU Feng (CHN) df. Miwa MORIKAWA (JPN), 9-0
72 kg: HAN Yue (CHN) df. Masako FURUICHI (JPN), 10-7
76 kg: ZHOU Qian (CHN) df. Hiroe MINAGAWA (JPN), 7-1

3me-4me Places
MONGOLIE 6 ETATS-UNIS 4

50 kg: Victoria ANTHONY (USA) df. Narangerel ERDENESUKH (MGL) par tombé, 3:49 (8-2)
53 kg:  Sumiya ERDENECHIMEG (MGL) df. Sarah HILDEBRANDT (USA), 10-6
55 kg: Davaachimeg ERKHEMBAYAR (MGL) df. Jacarra WINCHESTER (USA), 9-6
57 kg: Battsetseg ALTANTSETSEG (MGL) df. Allison RAGAN (USA) par ST, 10-0, 1:38
59 kg: Shoovdor BAATARJAV (MGL) df. Kayla MIRACLE (USA), 5-4
62 kg: Mallory VELTE (USA) df. Orkhon PUREVDORJ (MGL), 11-9
65 kg: Forrest MOLINARI (USA) df. Battsetseg SORONZONBOLD (MGL) par tombé, 3:22 (4-4)
68 kg: Tumentsetseg SHARKHUU (MGL) df. Tamyra MENSAH (USA) par tombé, 1:56 (4-5)
72 kg: Nasanburmaa OCHIRBAT (MGL) df. Victoria FRANCIS (USA), 11-3
76 kg: Adeline GRAY (USA) df. Chantsalnyamaa AMGALANBAATAR (MGL) par ST, 10-0, 3:59

5me-6me Places
CANADA 5 BIELORUSSIE 5

(Le Canada gagne 24-21 aux points de classement)
50 kg: Jessica MACDONALD (CAN) df. Kseniya STANKEVICH (BLR) par tombé, 3:12 (6-2)
53 kg: Diana WEICKER (CAN) df. Vanesa KALADZINSKAYA (BLR) par défaut
55 kg: Iryna KURACHKINA (BLR) df. Jade PARSONS (CAN), 10-4
57 kg: Samantha STEWART (CAN) df. Zalina SIDAKOVA (BLR), 7-0
59 kg: Katsiaryna HANCHAR YANUSHKEVICH (BLR) df. Emily SCHAEFER (CAN) par ST, 12-2,2:15
62 kg: Veranika IVANOVA (BLR) df. Jessica BROUILLETTE (CAN) par tombé, 5:34 (4-0)
65 kg: Krystsina FEDARASHKA (BLR) df. Braxton STONE (CAN) par défaut
68 kg: Olivia DI BACCO (CAN) df. Hanna SADCHANKA (BLR), 5-2
72 kg: Erica WIEBE (CAN) par forfait
76 kg: Vasilisa MARZALIUK (BLR) df. Justina DI STASIO (CAN), 6-4 

7me-8me Places
ROUMANIE 5 SUEDE 5

(La Roumanie gagne 24-22 aux points de classement)
50 kg: Alina VUC (ROU) df. Malin  LJUNGSTROEM (SWE) par tombé, 3:56 (8-0)
53 kg: Estera TAMADUIANU DOBRE (ROU) df. Linn LUNDSTROEM (SWE) par ST, 10-0, 1:37
55 kg: Simona PRICOB (ROU) df. Liliana JUAREZ ANDINO (SWE) par ST, 10-0, 2:15
57 kg:  Kateryna ZHYDACHEVSKA (ROU) df. Sara LINDBORG (SWE) par tombé, 2:23 (10-3)
59 kg: Emma JOHANSSON (SWE) par forfait
62 kg: Kriszta INCZE (ROU) df. Therese PERSSON (SWE) par défaut
65 kg: Moa NYGREN (SWE) df. Adina POPESCU (ROU) par tombé, 1:35 (6-2)
68 kg: Alexandra SANDAHL (SWE) df. Alexandra ANGHEL (ROU), 9-2
72 kg: Jenny FRANSSON (SWE) df. Catalina AXENTE (ROU) par ST, 10-0, 1:17
76 kg: Denise MAKOTA STROEM (SWE) par forfait

JO 2016 : Soryan et Lopez en piste pour un record en lutte gréco-romaine

By William May

RIO DE JANEIRO  (2 aout) - Hamid SORYAN (IRI) et Mijain LOPEZ NUNEZ (CUB) ont eu l'opportunité il y a deux ans d'égaliser l'exploit de Valeri REZANTSEV (URS) et de devenir les deuxièmes meilleurs lutteurs de l'histoire de lutte gréco-romaine.

Ils y sont parvenus tous les deux à Tachkent, Soryan remportant son septième titre mondial à 59 kg et Lopez remportant son cinquième titre des championnat du monde à 130 kg, en plus de deux médailles d'or remportées à Pékin en 2008 et à Londres en 2012.

Soryan et Lopez se sont par contre inclinés aux Championnats du monde de Las Vegas en 2015 - Soryan s'est fait éliminer en quarts de finale et Lopez s'est incliné face aux quintuple champion d'Europe Riza KAYAALP (TUR), 1-0, en finale à 130 kg.

Les deux lutteurs sont de retour à Rio pour battre le record de Rezantsev et pour remporter la place de No. 2 dans la liste des meilleurs lutteurs de tous les temps en lutte gréco-romaine, derrière Alexander KARELIN (RUS) et ses 12 titres mondiaux.

Rezantsev a remporté cinq titres mondiaux  dans les années 1970 ainsi que l'or à Munich en 1972 et à Montreal en 1976 aux Jeux Olympiques.

Si Lopez gagne à Rio, il deviendra le troisième lutteur de lutte gréco-romaine à remporter trois médailles d'or olympique après Carl WESTENGREN (SWE, 1920 - 1932) et Karelin (1988-1996).

Mais pour cela, il devra battre le médaillé d'argent des Jeux de Londres de 2012 Kayaalp, qui a lui-même remporté deux titres mondiaux en battant Lopez en 2011 et 2015 en finale des championnats.

De son côté, Soryan tentera de remporter un second titre olympique aux côtés de ses coéquipiers des JO de 2012 Omid NOROOZI (66 kg) et Ghasem REZAEI (98 kg) - les premiers médaillés d'or des Jeux Olympiques pour l'Iran.

Mais pour Soryan, la grande question sera de savoir qui il affrontera le 14 aout à l'arène Carioca...

Rencontrera-t-il le lutteur qui a facilement traversé les qualificatifs de Rio et Las Vegas en avril et mars ? Ou alors le champion qui a gagné quatre fois par supériorité technique au tournoi "de la dernière chance" en mai ?

Noroozi a gagné à 60 kg à Londres, mais est inscrit à 66 kg à Rio, aux côtés du médaillé d'or des Jeux de Pékin Islam-Beka ALBIEV (RUS) ainsi que de quatre champions du monde des trois dernières années.

Depuis Londres, Noroozi est devenu vice-champion derrière Davor STEFANEK (SRB) en championnats du monde en 2014, et Albiev a remporté l'or l'année d'avant derrière RYU Han-Soo (KOR). Ryu était médaillé d'argent derrière Frank STABLER (GER) l'année passée.

A 98 kg, Ghasemi a remporté le bonze et l'argent lors des deux derniers championnats, mais devra se venger d'une défaite 3-0 face à Artur ALEKSANYAN (ARM) en finale à Las Vegas s'il veut remporter une seconde médaille d'or olympique.

Aleksayan, médaillé de bronze à Londres à seulement 20 ans, tentera de remporter l'or pour la première fois aux JO après avoir remporté deux derniers championnats du monde.

Dans les autres catégories de poids, Les médaillés d'or des JO de 2012 Roman VLASOV (RUS) et KIM Hyeon-Woo (KOR) pourraient bien se rencontrer à nouveau à 75 kg lors du jour d'ouverture de la compétition dans une catégorie ou sont également inscrits 6 champions du monde.

Vlasov et Kim, médaillé d'or à 66 kg à Londres, se sont deja affrontés à Budapest en 2013 pour le titre de champion du monde, Kim avait marqué un plaquage en seconde période et avait gagné 2-1.

A 75 kg, nous retrouverons également le médaillé d'argent des JO de 2012 et champion du monde de 2014 Arsen JUFALAKYAN (ARM), le triple champion du monde Selcuk CEBI (TUR) et le triple médaillé d'argent Mark MADSEN (DEN).

A 85 kg, Zhan BELENYUK (UKR) est le seul champion du monde en titre et champion d'Europe.  Belenyuk est en fait le seul champion du monde en poids moyen des trois dernières années sur la liste d'inscription pour Rio 2016.

Saman TAHMSEBI (AZE), double champion olympique, est le plus décoré des lutteurs inscrits avec deux médailles d'argent et une médaille de bronze remportée cette année aux championnats du monde.

Le médaillé d'or des JO d'Athènes en 2004 Alexej MISHIN (RUS), à 37 ans, a qualifié la Russie pour cette catégorie de poids mais les officiels ont décidé que le jeune champion des Jeux d'Europe David CHAKVETADZE participerait aux JO en 2016.

 

Horaire

Samedi, 13 aout

12:00-13:00 - Examen médical, lutte gréco-romaine 59 kg & 75 kg

13:15-13:45 - Pesée, lutte gréco-romaine 59 kg & 75 kg

Dimanche 14 aout

10:00-13:00 - Rounds de qualification, lutte gréco-romaine 59 kg & 75 kg

12:00-13:00 - Examen médical, lutte gréco-romaine 86 kg & 130 kg

13:15-13:45 - Pesée, lutte gréco-romaine 85 kg et 130 kg

16:00-19:00 - Repêchage, Finales & remises des prix, lutte gréco-romaine 59 kg et 75 kg

Lundi 15 aout

10:00-13:00 - Rounds de qualification, lutte gréco-romaine 85 kg & 130 kg

12:00-13:00 - Examen médical, lutte gréco-romaine 66 kg & 98 kg

13:15-13:45 - Pesée, lutte gréco-romaine 66 kg et 98 kg

16:00-19:00 - Repêchage, Finales & remises des prix, lutte gréco-romaine 85 kg et 130 kg

Mardi, 16 aout

10:00-13:00 - Rounds de qualification, lutte gréco-romaine 66 kg & 98 kg

امید نوروزی در با‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌ز‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌ی‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌های  المپیک لندن در وزن 60 کیلوگرم به قهرمانی رسید، اما او در  المپیک ریو در وزن 66 کیلوگرم کشتی می‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌گیرد و حریفی همچون اسلام بک آلبیف روس را دارد که مدال طلای  المپیک پکن را کسب کرده است.

نوروزی در مسابقات جهانی 2014 بعد از داوور استفانک صرب قرار گرفت و به نایب قهرمانی رسید.

آلبیف سال قبل از آن بعد از ریو هان سو کره‌ای قرار گرفت و مدال نقره گرفت. سال گذشته ریو هان سو با باخت مقابل فرانک استابلر آلمانی مدال نقره جهان را کسب کرد.

در وزن 98 کیلوگرم قاسم رضایی قهرمان المپیک لندن از ایران کشتی می‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌گیرد که در دو دوره قبل مسابقات جهانی مدال برنز و نقره کسب کرده است. او در فینال مسابقات لاس وگاس سه بر صفر به آرتور الکسانیان از ارمنستان باخت. او برای گرفتن مدال طلای  المپیک نیاز دارد که طور دیگری نتیجه‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌ را رقم بزند.

الکسانیان در با‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌ز‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌ی‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌های  المپیک لندن تنها 20 سال داشت و توانست مدال برنز کسب کند. او نیز به دنبال کسب اولین مدال طلای خود در  المپیک است.

رومن ولاسوف (روسیه) مدال آور طلای لندن و کیم هیون وو (کره‌ای) در وزن 75 کیلوگرم در روز افتتاحیه مسابقات کشتی با هم روبرو می‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌شوند. ولاسوف و  کیم که مدال طلای 66 کیلوگرم  المپیک لندن را دارد، در مسابقات جهانی بوداپست 2013 با هم روبرو شدند که در آن مسابقه کیم توانست دو بر یک پیروز شود.

آرسن جلفالاکیان ، مدال آور نقره  المپیک لندن و مسابقات قهرمانی جهانی 2014 نیز در وزن 75 کیلوگرم مدعی به حساب می‌آید. دیگر کشتی‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌گیر‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌ان این وزن سلجوق جبی ترک، قهرمان جهان در سه دوره و مارک مادسن، مدال آور نقره مسابقات جهانی در سه دوره هستند.

سخت‌ترین وزن احتمالا وزن 85 کیلوگرم است. در این وزن ژان بلنیوک، قهرمان جهان و اروپا حضور دارد. او در وزن میانی تنها کسی است که در سه سال اخیر  در این وزن قهرمان جهان شده و برای ریو سهمیه کسب کرده است.