L'Hebdo !

L'Hebdo du 21 mai !

By Eric Olanowski

En revue, Beat the Streets, les résultats du Championnat du Monde Militaire, les camps 'More than Medals' et les qualifications pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse après deux championnats continentaux.  

1. Les champions olympiques reviennent de loin au Beat the Streets 
Les champions olympiques Jordan BURROUGHS (USA) et Kyle SNYDER (USA) ont dû se démener pour décrocher des victoires au “Rumble On The River” de Beat the Streets à New York. 

Burroughs, champion olympique à Londres en 2012, s'est défait 6-5 du double champion du monde Frank CHAMIZO (ITA), dans une des rencontres au sommet les plus attendues des dernières années.

Après avoir été projeté au sol deux fois en début de ce combat de lutteurs de 74kg, Burroughs était à la traîne 4-0 derrière le médaillé italien de bronze olympique de Rio Frank Chamizo. 

Le quadruple champion du monde réalise, à 36 secondes de la fin, un ramassement de jambe simple par la gauche, ramenant le score à 4-2. 

Après s'être fait poussé hors du tapis en début de seconde période, l'Américain a réagi par des projections au sol successives, remportant le match 6-5 et sauvant sa couronne des 74kg. 

En 97kg, Kyle Snyder était à la traîne 8-1 derrière le double médaillé d'argent mondial Reineris SALAS PEREZ (CUB), après avoir subi une projection au sol, une ceinture de côté droit et une projection à terre de grande amplitude à quatre points. 

Le double champion du monde a pu ensuite et jusqu'en fin de première période, marquer un doublé d'actions à un points, réduisant la distance à cinq points pour l'entrée en seconde période.

Dès ce moment, la cadence impitoyable de Snyder s'est révélée trop forte pour Perez, tandis que le champion du monde en titre et champion olympique terminait le combat sur une série de 8 points, remportant le combat 9-8.

RÉSULTATS COMPLETS

Le champion olympique Soslan RAMONOV (RUS) décroche son troisième titre au Championnat du Monde Militaire. 

2. La Russie s'offre sept médailles d'or au Championnat du Monde Militaire 2018
Menée par le champion olympique 2016 Soslan RAMONOV (RUS), la Russie a ramassé sept des dix médailles d'or possibles en lutte libre, ainsi qu'une médaille dans chaque catégorie de poids au championnat du monde militaire 2018 tenu à Moscou. L'Iran termine à la seconde place du tournoi avec deux médailles d'or, suivie par la Mongolie.

Pour sa première compétition depuis la Ligue Pro Indienne de janvier, la superstar russe Soslan Ramonov a épinglé son deuxième titre militaire mondial consécutif - et troisième en tout - par une victoire 12-5 sur l'Allemand Alexander SEMISOROW en finale des 70kg.

Pendant ce temps, Khetik TSABOLOV (RUS), tout juste neuvième au championnat d'Europe, a rebondi pour se saisir de sa quatrième médaille d'or militaire mondial par une victoire sur Bahman TEYMOURI (IRI) en finale des 74kg. 

À noter également que Vladislav BAITSAEV (RUS), récent vainqueur du championnat d'Europe il y a deux semaines, a décroché la médaille d'or des 97kg par une victoire sur le représentant de l'équipe d'Iran au championnat du monde 2017 Amir MOHAMMADI (IRI), tandis que le champion du monde des U23 Nachyin KUULAR (RUS) remportait par tombé son premier titre depuis 2016 sur SONG Sik (KOR) en 65kg. 

Autres titrés, Mehrab REZAZADEH et Yadollah MOHEBBI pour l'Iran, ainsi que KHASH-ERDENE Bekhbayar pour la Mongolie. 

RÉSULTATS COMPLETS

Sahak HOVHANNISYAN (ARM) se défait de Giorgi CHKHIKVADZE (GEO) et qualifie l'Arménie pour une place de grappling en 60kg aux Jeux Olympiques de la Jeunesse 2018. (Photo par Gabor Martin) 

3. Qualifications pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse après les championnats d'Asie et d'Europe cadets
Les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2018 auront lieu du 12 au 14 octobre à Buenos Aires en Argentine. L'athlète avec le meilleur résultat au championnat continental cadet qualifiera son pays pour une place aux Jeux 2018 à la fois en lutte libre et en lutte gréco-romaine. 

En lutte féminine, les deux meilleurs athlètes du championnat continental qualifieront leur pays pour une place aux Jeux de Buenos Aires. 

Qualifiés après les championnats d'Asie et d'Europe cadets 
Lutte Libre 
48kg – RUS et UZB
55kg - JPN et UKR 
65kg – AZE et IRI 
80kg - IRI et RUS 
110kg – IRI et RUS 

Lutte Gréco-romaine 
45kg – AZE et IRI 
51kg - JPN et RUS 
60kg – ARM et UZB
71kg – JPN et RUS 
92kg - IRI et TUR 

Lutte Féminine 
43kg – AZE, BLR, JPN, et MGL 
49kg – HUN, JPN, SWE, et UZB 
57kg – HUN, IND, JPN, et MDA
65kg – CHN, HUN, JPN, et UKR
73kg – BLR, JPN, TUR, et UZB 

4. Les camps #MoreThanMedals se terminent en Ouzbékistan et au Guatemala 
Deux des camps United World Wrestling “Plus que des Médailles” se sont terminés ce weekend à Tashkent en Ouzbékistan et à Guatemala City. Les camps "Plus que des Médailles" ont été créés pour offrir aux cadets de différents pays une opportunité de divertissement, d'entraînement et d'apprentissage grâce aux adversaires et entraîneurs, tout en travaillant leur technique. 

Après le deuxième championnat continental cadets des dernières semaines, le championnat d'Europe, plus de 65 athlètes et 20 entraîneurs de 11 pays sont restés à Tashkent, en Ouzbékistan, pour améliorer leurs capacités avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse.

Plus de 60 athlètes de 10 pays ont fait le voyage jusqu'à Guatemala City pour prendre part aux camps "Plus que des Médailles", en préparation pour le troisième championnat continental de l'année, le championnat panaméricain.

Suples Training Systems s'est aussi déplacé au Guatemala pour livrer du matériel d'entraînement et offrir un cours préparatoire sur son utilisation.

5. Le Championnat Panaméricain Cadets 2018 débute vendredi
Avec vingt places à prendre aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, les championnats panaméricains débutent ce vendredi 25 mai à Guatemala City.

La lutte gréco-romaine débute vendredi au troisième championnat continental cadet de l'année, la lutte féminine samedi, et la lutte libre tirera les rideaux de la compétition dimanche. 

PROGRAMME
Vendredi – 25 mai
10h00 - Tours de Qualification et repêchage GR
18h00 - Cérémonie d'ouverture
19h00 - Finales GR – toutes catégories 

Samedi – 26 mai
10h00 - Tours de Qualification et repêchage LF
17h00 - Finales LF – toutes catégories

Dimanche – 27 mai
10h00 - Tours de Qualification et repêchage LL 
17h00 - Finales LL – toutes catégories

L'Hebdo dans les réseaux ! 

1.@frankchamizo92VS @alliseeisgold ?
Trouvez la légende! 
Придумайте название к фото! ?
@beatthestreets

2. Icho et Snyder! 10x championne du monde et 4x championne olympique, Kaori ICHO (JPN) avec l'un de ses lutteurs favoris, le champion olympique 2016 et 2x champion du monde Kyle SNYDER (USA)

3. More than Medals-Amériques est en cours ! Le programme est tourné vers les lutteurs de niveau Cadet des Amériques et travaille sur le développement de leurs capacités sur le tapis ! #growwrestling

4. On dirait un puzzle...:)
Выглядит как головоломка:)
مثل یک پازل به نظر می رسد
#wrestling#coolpic#wrestlers#sport#ilovewrestling#unitedworldwrestling#puzzle#борьба#борцы#головоломка#яборец

5. Enormes félicitations à  ZOPUNIAN (RUS/48KG) / OSTAPENKO (UKR/55 KG) / BAYRAMOV (AZE/65KG) pour leurs médailles d'or hier soir.

Japon

Attendance réduite et sécurité pour la reprise des camps d'entraînement de l'équipe nationale japonaise

By Ken Marantz

TOKYO―Il y avait quelque chose d'inhabituel lors du lancement du camp d'entraînement de l'équipe du Japon - entre autres choses, seuls huit athlètes étaient présents.

Mais nous sommes dans une époque troublée. Le fait que le Japon ait finalement pu, au milieu d'une pandémie mondiale, remonter sur les tapis pour la première fois en 3 mois et demi constitue une avancée majeure pour le pays hôte des prochains Jeux Olympiques repoussés d'un an, qui peut ainsi commencer sa préparation à long terme.

Yukako et Risako KAWAI se désinfectent les mains à l'entrée de la salle de lutte du Centre national d'entraînement (CNE) de Tokyo. (photo : Sachiko Hotaka/JWF)

"Je suis vraiment heureuse de revoir les membres de l'équipe nationale après si longtemps," a déclaré Yukako KAWAI, l'une des quatre lutteuses de l'équipe olympique participant au camp féminin qui a commencé le jeudi 2 juillet. "Nous avions habituellement un camp par mois et même si nous ne sommes pas retournés à la normale, je suis contente de pouvoir à nouveau lutter ici."

Respectant les volumineuses directives soigneusement établies par le comité des sciences sportives de la Fédération japonaise de lutte, les camps du Centre national d'entraînement de Tokyo suivront de strictes protocoles afin de prévenir la diffusion du coronavirus, dont les effets sur le monde du sport sont dévastateurs.

En addition aux directives habituelles de port de masque, de lavage des mains et d'utilisation de désinfectant, ces directives appellent également à limiter le nombre de personnes présentes dans la salle de lutte à un moment donné. Ceci est obtenu par l'organisation différenciée des camps par style de lutte avec un minimum de période de chevauchement, en invitant principalement ceux et celles déjà en possession d'une place olympique ou qui seront parties prenantes des qualificatifs olympiques.

"Les camps d'entraînement - de lutte féminine, gréco-romaine et libre - n'ont pas pour but d'améliorer le niveau," a déclaré le directeur national du développement technique Shigeki NISHIGUCHI. "Ces camps visent spécifiquement les JO de Tokyo. Nous en avons donc limité le nombre, particulièrement pour juillet. Selon les circonstances, nous espérons être capables d'augmenter la fréquence en août et septembre. Mais le principal est de faire barrière au coronavirus."

Les athlètes conservent depuis le 16 juin le relevé quotidien de leur température corporelle, de leur santé générale et de tout contact externe qu'ils ont pu avoir. Tous ont fait un test d'anticorps avant le camp et, à l'exception d'une course rapide à un commerce de proximité, ils n'ont en principe pas le droit de quitter le centre.

Le camp de lutte féminine est le premier, du 2 au 8 juillet, suivi par la lutte gréco-romaine du 6 au 11 et par la lutte libre du 23 au 28. Un camp par mois sera organisé pour chaque style en août et septembre prochains, également presque séparément.

Yui SUSAKI par en ramassement lors d'un exercice d'amené au sol. (photo : Sachiko Hotaka/JWF)

Quatre des cinq membres de l'équipe olympique de lutte féminine - les championnes en titre Risako KAWAI (57kg), Sara DOSHO (68kg), la petite soeur de Risako Yukako (62kg) et Hiroe MINAGAWA (76kg) - ont rejoint les six tapis de la salle de lutte du CNE jeudi dernier, ainsi que la double championne du monde Yui SUSAKI (50kg) qui espère obtenir un billet olympique lors du qualificatif Asie prévu en mars prochain. Trois autres personnes étaient également présentes.

Absente du quintet olympique, la médaillée mondiale d'argent Mayu MUKAIDA (53kg), récemment diplômée de la fameuse université de Shigakkan. Elle a rejoint la firme de haute technologie JTEKT en tant qu'athlète sponsorisée et a des engagements envers cette entreprise. 

Hors les coaches, le personnel et les officiels de la Fédération, les seuls personnes permises dans la salle de lutte sont l'équipe du website de la Fédération japonaise et un correspondant UWW. Les médias japonais ont pu observer l'entraînement en streaming, et tenir une "conférence de presse" avec chaque lutteuse après la session.

Chaque personne pénétrant dans la salle devait se désinfecter les mains et avait sa température prise. Les lutteuses ont également désinfecté les semelles de leurs chaussures de lutte. Tous, coaches compris sauf les lutteuses en exercice, portaient constamment des masques.

À ce stade, la politique de la Fédération est de commencer doucement et d'augmenter la cadence en vue des Jeux Olympiques, faisant ce qui est possible pour éviter des blessures. La session ne comportait ainsi pas de lutte en direct. La première heure était faite d'étirements et de montée en pression des muscles principaux, suivis d'exercices tels que des ramassements de jambe par l'extérieur, des amenés au sol et des ceintures en pont. L'ambiance était relaxée mais concentrée sur les exercices à réaliser.

"Il y a encore un an et un mois avant les JO, alors nous voulons solidement consolider les fondamentaux et éviter les blessures," dit Nishiguchi. "Nous commençons par les choses fondamentales. Les lutteuses ont peut-être l'impression que ce n'est pas assez. Mais il n'y a aucune raison d'aller plus vite que la musique."

Sara DOSHO travaille un exercice de renforcement. (photo : Sachiko Hotaka/JWF)

Les éclopées
Ironiquement, alors qu'éviter les blessures est la priorité, trois des lutteuses olympiques souffrent actuellement de divers handicaps. En fait, Minagawa a profité du repos forcé pour subir une opération du genou tandis que  Dosho, qui délare s'être complètement remise de son opération à l'épaule de début 2019, continue à soigner un genou mal en point ; et Risako Kawai s'est faite un tour de reins.

"C'est une situation chronique depuis à peu près un an," dit Minagawa, médaillée mondiale d'argent en 2019, au sujet de son genou droit dont elle a subi l'ablation du ménisque. "C'était particulièrement dur en mars. Avec les JO [originellement] en août, il était impossible d'avoir une opération. Je pensais continuer et juste ignorer le problème, puis le report a été décidé."

Nishiguchi remarque que pour quelques personnes comme Minagawa, il y a un côté positif au report des JO pour cause de pandémie, puisque cela leur donne une année pour récupérer de leurs blessures.

Lors du pic de la pandémie au Japon, de début avril à début mai, le gouvernement avait déclaré l'état d'urgence, ce qui ne lui avait cependant pas permis d'imposer la fermeture des magasins, l'utilisation des masques ou la distanciation sociale. Mais les gouverneurs des préfectures du pays ont pu demander que de telles mesures soient respectées volontairement, un auto-confinement largement suivi par le public.

Comme les autres, Minagawa était alors obligée de se contenter de s'entraîner à la maison et de courir à l'extérieur car aucune salle de lutte ou de gym n'était restée ouverte.

"Pendant cette période d'auto-confinement, je devais rester à la maison et mentalement, ce fut difficile," dit-elle. "Récemment, l'état d'urgence a été levé, j'ai donc pu sortir plus et les camps nationaux ont rouvert, ce qui m'a aidé à remonter la pente. Je suis plus à même de regarder devant positivement."

Dosho dit qu'elle ressent encore quelques douleurs dans son genou, et que le soutien qu'elle reçoit allège le désagrément. Après avoir échoué à obtenir une médaille au championnat du monde, elle reste déterminée à faire amende honorable en devenant championne olympique encore une fois.

"Mon objectif de remporter une médaille d'or n'a pas changé d'un iota," dit-elle. "Je crois que tout ira bien si je reste patiente et y vais doucement à l'entraînement."

Risako KAWAI soulève la jambe de sa partenaire lors d'un exercice d'amené au sol. (photo : Sachiko Hotaka/JWF)

Et maintenant elle cuisine
Pour Risako Kawai, qui a remporté son quatrième titre mondial en septembre dernier à Noursoultan, rester à la maison lui a donné la possibilité d'apprendre quelque chose du monde réel, extérieur à celui du sport - comme comment cuisiner.

"Depuis le lycée, j'ai toujours pris mes repas au dortoir, et même après avoir terminé l'université, je pouvais manger là-bas," dit-elle. "Mais pendant la période d'auto-confinement, nous ne pouvions pas bouger. C'est la première fois que je devais préparer mes propres repas pour une si longue durée, même à mon âge."

Déclarant qu'elle a aussi fait du Pilate pour la première fois, Kawai a trouvé des recettes sur internet.

"Je n'avais jamais préparé de repas frits, mais j'ai pu faire un essai," dit-elle. "Plutôt que me concentrer sur une spécialité, j'ai tenté différentes choses."

Sa petite soeur Yukako, comme Risako un produit de Shigakkan, a eu du mal a s'éloigner de la vie couvée de l'université. "J'ai vraiment apprécié ma mère, qui nous préparait nos repas," dit-elle. 

Shigakkan a récemment réouvert ses installations et les Kawai ont pu remonter sur les tapis avant les camps nationaux, mais sans lutte active. 

"Naturellement, ma force a diminué par rapport à d'habitude," dit Risako. "Mais je ne ressens aucun changement dans mon rapport à la lutte."

Quant à remonter sur les tapis, ajoute-t-elle, "C'est la première fois depuis longtemps que les coaches m'observent travailler avec une partenaire. C'est un sentiment rafraîchissant." 

Elle dit qu'elle a récupéré à 80% son problème de dos et prend soin de ne pas rechuter. Lors des exercices de son premier entraînement, elle n'a pas fait de lutte au sol.

Yukako KAWAI takes down her practice partner. (photo by Sachiko Hotaka/JWF)

Les cheveux aujourd'hui et demain, loin
Parmi les principaux sujets de conversation du camp ne concernant pas la lutte, le nouveau look de Yukako Kawai était en première ligne : elle a surpris tout le monde pour avoir fait une coupe au bol de sa longue chevelure.

"C'est la première fois depuis l'école primaire que j'ai cette longueur," dit-elle. "C'est nouveau pour moi."

Kawai déclare qu'elle a coupé ses boucles juste avant le début de la période d'auto-confinement en mars, avant que les salons de coiffure ne ferment.

"J'ai toujours voulu les couper mais je n'en ai jamais eu le courage," ajoutant qu'elle avait pris cette résolution suite à un incident à New Delhi en février. "Au championnat d'Asie, on m'a tiré les cheveux. C'est là que j'ai décidé que j'en avais assez."

"A l'époque, les JO n'avaient pas encore été reportés. J'ai pensé que ce serait radical pour me mettre dans l'esprit du sprint vers les Jeux."

Ses courtes tresses ne sont pas le seul nouvel aspect de la vie de Kawa. Comme Mukaida, elle a obtenue son diplôme de Shigakkan pour rejoindre une compagnie avec un contrat qui lui permet de continuer à se dédier complètement à la lutte. Elle rejoint Risako comme employée de Japan Beverage, qui emploie également la lutteuse maintenant retraitée plusieurs fois championne du monde et médaillée olympique Kyoko HAMAGUCHI. 

"Jusqu'à maintenant, j'étais dans l'équipe de lutte en tant qu'étudiante," commente Kawai.. "Aujourd'hui la lutte est mon métier. C'est mon métier d'obtenir des résultats et de rembourser l'entreprise. Je ressens plus de responsabilité qu'avant. Je dois faire preuve de plus de discernement sur mes performances. Je suis reconnaissante qu'ils m'offrent le même environnement de lutte qu'auparavant, et je veux réussir et que mon entreprise sois contente."

Tandis que le programme international de lutte reste dans les limbes, Kawai déclare qu'elle ne se sent pas concernée par l'absence de tournoi spécidique pour lequel elle se préparerait au camp national. 

"Je n'y ai pas vraiment pensé," dit-elle. "Je pose un objectif pour chaque jour d'entraînement et je pense à comment l'atteindre. Plutôt que sur les tournois, je travaille à dépasser les problèmes que je peux avoir."