#Grappling

Qualificatifs pour les World Combat Games : 12 quotas de Grappling Gi confimés

By Vinay Siwach

TASHKENT, Ouzbékistan (1 mai) -- Au deuxième jour des qualificatifs des World Combat Games à Tashkent en  Ouzbékistan, 12 quotas supplémentaires ont été décernés, à l'issue d'une première journée riche en rebondissements.

Seize quotas en Grappling ont été remportés dimanche, tandis que lundi 12 athlètes de Grappling Gi ont résevé leurs billets pour les World Combat Games qui se tiendront à Riyadh en Arabie Saoudite en octobre 2023.

Le processus de qualification pour les World Combat Games a commencé en 2022 à Pontevedra en Espagne, offrant également 40 quotas. Les quatre grappleurs les mieux placés dans chacune des catégories de poids senior se sont qualifiés pour les World Combat Games en Arabie Saoudite, prévus en octobre 2023.

A Tashkent, le processus est le même et les quatre premiers athlètes les mieux placés dans chaque catégorie de poids se qualifieront pour une place de quota pour leur fédération nationale. Cependant, si plusieurs athlètes d'un même pays sont classés dans les quatre premiers d'une catégorie de poids, seulement un quota sera alloué au pays. Le(s) quota(s) restant(s) sera(ont) réattribué(s) dans la même catégorie de poids à la fédération nationale de l'athlète suivant le mieux classé qui ne s'est pas encore qualifié.

L'échéance se rapprochant rapidement, les fédérations nationales doivent confirmer l'usage des quotas remportés par leurs grappleurs à United World Wrestling dans les plus brefs délais.

Grappling Gi homme

71kg
Alessio SACCHETTI (ITA)
Feruzbek UROKOV (UZB)
Sandor LAKATOS (HUN)
Fierre AFAN (PHI)

100kg
Eldar RAFIGAEV (MDA)
Evgenii SLESARENKO (KGZ)
Azizbek SHARIPOV (UZB)
Guglielmo CECCA (ITA)

Grappling Gi femme

53kg
Zhenishgul ABDYRAKHMAN KYZY (KGZ)

64kg
Zilolakhon MUHAMMADOVA (UZB)

71kg
Shynar UZBEKOVA (KAZ)
Bubusaira ABDILMANAP KYZY (KGZ)

Japon : Visite des hautes fonctionnaires de la lutte féminine d'Iran

By Ikuo Higuchi

TOKYO, 27 février – Les hautes fonctionnaires de la lutte féminine en Iran se sont récemment rendues au Japon dans le cadre d'un voyage d'information. Elles ont observé les sessions d'entrainement de lutte et ont rencontré les fonctionnaires japonais.

Farnaz PANAHIZADEH (IRI), directrice du département international de la Fédération de lutte d'Iran et membre de la Commission Sportive d'United World Wrestling, faisait partie de la délégation de cinq personnes qui est arrivée au Japon le 20 février.

Cette délégation était constituée de membres qui se sont investis dans les débuts de la lutte féminine en Iran il y a deux ans. Ils ont visité l'Université Shigakkan près de Nagoya le 21 février et le Centre d'entrainement national d'Ajinomoto  à Nishigaoka, Tokoy, le jour suivant.

Les femmes iraniennes n'ont pas le droit de concourir dans la discipline olympique de la lutte féminine puisque, selon les principes de l'Islam, les femmes ne doivent pas découvrir et montrer leur peau, et le port d'un maillot de lutte n'est pas compatible avec ce principe.

Ainsi, les femmes participent aux compétitions de lutte à la ceinture et de grappling - des disciplines reconnues par United World Wrestling, et leur équipement inclut des vestes et des pantalons similaires à ceux que portent les athlètes de judo.

En septembre dernier, l'Iran a inscrit une équipe entière de femmes aux Championnats du Monde de lutte à la ceinture au Kyrgyzstan, et les iraniennes ont remporté dix des douze médailles disponibles en lutte féminine. Elles ont également participé aux Championnats du Monde de Grappling en Biélorussie plus tard en septembre.

Selon Panahizadeh, une centaine de femmes participent activement à la compétition de lutte en Iran, en 2000 femmes à travers le pays disent apprécier pratiquer ces disciplines.

"L'enthousiasme pour la lutte féminine est en train d'augmenter. Nous sommes venues au Japon pour étudier les méthodes d'entrainement et les lieux de travail du pays qui réunit les meilleures lutteuses du monde" déclare Panahizadeh.

Au sujet des entrainements, la chef de délégation observe que "tout le monde a l'air si enthousiaste. C'est comme si la seule chose qui comptait, c'était d'être la No. 1 mondiale" continue Panahizadeh.

C'est de cette école, anciennement connue sous le nom de Chukyo Women’s University, que viennent les six lutteuses inscrites aux JO 2016 de Rio, dont la quadruple médaillée d'or olympique Kaori ICHO (JPN) et Saori YOSHIDA (JPN), qui a remporté 16 titres mondiaux entre 2002 et 2015.

Panahizadeh et l'une des coachs de grappling ont été impressionnées par l'intensité des entrainements et le sens de l'autonomie qu'elles ont ressenti dans la salle d'entrainement.

"Nous aimerions que la lutte à la ceinture et le grappling deviennent plus populaires au Japon" déclare la directrice.

 

Le coach principal de l'Université de Shigakkan Kazuhito SAKAE, qui est également directeur d'équipe nationale pour la Fédération de lutte du Japon, a ajouté : "Nous aimerions coopérer dans cette entreprise de développement et d'expansion de la lutte féminine."

Le 22 février, la délégation a rencontré le Président de la Fédération de lutte du Japon Tomiaki FUKUDA et a suggéré que les lutteuses portent un uniforme qui couvre l'entier de leur corps, comme c'est le cas pour les courses de patin à glace. L'Iran a déja fait une proposition similaire à United World Wrestling.

"Je pense que si cette mesure est appliquée, la lutte féminine se développera non seulement en Iran, mais également dans d'autres pays islamiques" commente Panahizadeh, témoignant de son espoir pour la popularisation de la lutte féminine dans le monde entier.